<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568</id><updated>2012-02-11T23:26:14.769+01:00</updated><category term='publiée par Le Parisien / Aujourd’hui en France.'/><category term='The Associated Press'/><category term='avec Courrier international et Libération'/><category term='LE MONDE'/><category term='Courrier international'/><category term='avec AFP et  Libération'/><category term='avec AllAfrica.'/><category term='avec Reuters et Libération'/><category term='avec Faycal Metaoui et le dessin de Dilem dans Liberté (Alger)'/><category term='Libération (rubrique Rebonds)'/><category term='Le Monde du 14-15 septembre'/><category term='Le café pédagogique'/><category term='les Inrocks'/><category term='avec Charlie Hebdo et  Reporters sans frontières http://www.rsf.org'/><category term='avec AFP'/><category term='avec Libération'/><category term='avce AP'/><category term='swissinfo'/><category term='journaliste à Libération.'/><category term='FAÏZA GHOZALI'/><category term='14 juin 2007 : 13 ans déjà'/><category term='nouvel observateur'/><category term='avec AP'/><category term='avec Reuters'/><category term='Avec le monde et Antoine Guiral'/><category term='avce Levif.be et  Belga'/><category term='avec AP et  Libération'/><category term='Par Abel Segretin (Libération)'/><category term='avec AFP et Le Monde'/><category term='(avec AP et AFP)'/><category term='Par Luc Le Vaillant'/><category term='Damien Ranger'/><category term='avec Courrier international'/><category term='Par CHRISTOPHE AYAD (Libération)'/><category term='Communiqué du Parti socialiste'/><category term='avec Courrier interntional'/><category term='avec Le Monde'/><category term='Avec Libération du 20 juillet (rubrique Rebonds)'/><category term='Elections législatives - Printemps 2007'/><category term='20 minutes'/><category term='envoyé par Gilles Gony'/><category term='Pierre-François Besson'/><category term='Article paru dans l&apos;édition du Monde du 19.04.09'/><title type='text'>Chroniques d'orages désirés</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>304</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-4791777843054854283</id><published>2011-04-26T08:03:00.000+02:00</published><updated>2011-04-26T08:05:29.961+02:00</updated><title type='text'>Érythrée, la dictature oubliée</title><content type='html'>&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; 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Accrochées au flan des montagnes, des forêts clairsemées de maigres eucalyptus n’accordent aucun répit ombragé aux marcheurs résignés qui arpentent les routes brulantes. Vagues de sécheresse, manque de terres fertiles, en Erythrée la vie est dure. La vie va comme elle peut, avec les moyens du bord et l’espérance en des jours meilleurs.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;L’Erythrée est un petit pays d’environ 4 millions d’habitants, tout en longueur, étiré sur le bord de la mer Rouge. Ce nouveau né sur la scène internationale a vu le jour il y a seulement 15 ans, gagnant son indépendance au prix d’une guerre longue et terrible avec son voisin éthiopien. De l’espoir suscité en 1993 par cette liberté durement acquise, il ne reste plus aujourd’hui que des messages de propagande, des cimetières de martyrs et des slogans guerriers sur les tee-shirts usés des enfants. La liberté et la démocratie ont vite fait place au contrôle et à la dictature. L’ennemi éthiopien est devenu la cause officielle de tous les maux.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un service à vie&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;La population subit de plein fouet et dès le plus jeune âge les conséquences désastreuses de cette situation. Cette année encore, comme tous les ans, les adolescents du pays terminent leur formation avant de partir pour le service obligatoire. Réunis dans un vaste centre d’éducation, au nord du pays, ils reçoivent un ultime enseignement à vocation militaire : maniement des armes, camouflage, technique de combat y sont enseignés au même titre que les maths, l’histoire ou la chimie. Au terme de cette formation, chaque élève sera affecté dans un corps de métier. Plusieurs secteurs d’activités existent mais une seule voie est possible : le service national. Tous les hommes érythréens (et les femmes non mariées) y sont soumis.&lt;br /&gt;Le service national commence dès l’âge de 18 ans et se poursuit presque indéfiniment. Il n’offre aucune alternative, aucune promotion et aucun salaire digne de ce nom. Il permet aux plus doués ou aux plus chanceux de travailler dans un bureau ou une salle de classe et réserve aux moins bons un avenir de soldat ou d’ouvrier. Nombreux sont les jeunes érythréens qui tentent de s’y soustraire, risquant de sévères sanctions allant de la torture à l’emprisonnement à vie. Pour autant, ceux qui choisissent la légalité ne sont pas exempts de mesures arbitraires. Tous sont confinés sur ce territoire très contrôlé qu’ils n’ont évidemment aucun droit de quitter.&lt;br /&gt;Cette mobilisation à outrance contribue à vider les villes et les villages. Vides d’hommes jeunes et vides du reste car les pénuries sont monnaie courante. Les habitants jonglent avec des arrivages aléatoires, des tickets de rationnement et le manque d’argent. Le système économique du pays est aussi exsangue qu’il est autarcique. Les importations sont rares. Les produits arrivent au compte goutte quand l’Etat dispose de devises pour acheter quelques denrées sur le marché international. Aucun business privé n’est autorisé à se développer. L’Etat est pourvoyeur de tout et tout manque. Le peuple a faim et ne connaît pratiquement que l’&lt;i&gt;injera&lt;/i&gt;, la galette de céréales qu’il consomme au quotidien. Dans les zones rurales les plus éloignées, les femmes souffrent de graves anémies qui perturbent fortement la natalité et engendrent d’importants problèmes de fertilité liés à la malnutrition et au stress.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Se résigner ou fuir&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Dans ce contexte, la résignation ou la fuite sont les deux seules voies qui s’offrent aux Erythréens. Il fut un temps où les candidats à l’évasion partaient en bateau. Depuis le port de Massawa, il était relativement aisé de rejoindre la côte yéménite, sur l’autre rive de la mer Rouge. Mais de façon à enrayer ce phénomène, la pêche a été interdite. Dorénavant, les bateaux restent à quai, les marins au port et les estomacs vides. Le Soudan est devenu la porte d’évasion la plus souvent choisie par les candidats à l’émigration. Entassés dans des camions, de jeunes érythréens tentent tous les jours de traverser, coûte que coûte, la frontière. Le rêve est juste un peu plus loin. Il s’appelle Amérique, Canada, Angleterre ou France. Il s’appelle liberté, démocratie, argent et consommation. Les jeunes érythréens sont nombreux à payer de leur vie pour échapper à leur « non destin ». A 20 ans leur détermination est grande et leur objectif est d’aller jusqu’au bout pour atteindre n’importe quel ailleurs.&lt;br /&gt;Un ailleurs qu’ils perçoivent par une toute petite lucarne sur le monde : internet. La connexion, bien que très lente, constitue en effet la seule source d’information alternative à une presse totalement muselée. Une radio, une télé et un journal constituent le triptyque d’une propagande imparable. Reporters sans frontières classe d’ailleurs l’Erythrée comme le pire pays au monde dans le domaine du respect des droits les plus élémentaires des journalistes. Ceux-là sont les premiers à subir une répression sociale globale qui se manifeste par des contrôles de papiers incessants, des descentes de police et des arrestations arbitraires. Les ONG et les organisations internationales présentes dans le pays ne sont pas épargnées par cette pression. Il ne subsiste aujourd’hui qu’une poignée de résistants, une dizaine de structures tout au plus, qui n’ont pas encore été remerciées par le gouvernement.&lt;br /&gt;La dictature érythréenne est l’un des régimes les plus durs au monde et son peuple est à l’agonie. Il se meurt dans un contexte de « ni guerre, ni paix » cher au gouvernement qui y trouve une raison de maintenir indéfiniment un état de crise dans le pays. Sous une apparente normalité, l’atmosphère est grave et pesante dans les rues d’Asmara, la capitale. Le regard est souvent fuyant et la parole timide. Le fardeau pèse lourd sur les épaules de ceux qui sont nés en ce début de troisième millénaire dans ce qui fut autrefois le berceau de l’humanité.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="text-transform: uppercase;"&gt;Anne-Laurence Mazenq - Journaliste&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-4791777843054854283?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/4791777843054854283/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=4791777843054854283' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/4791777843054854283'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/4791777843054854283'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2011/04/erythree-la-dictature-oubliee.html' title='Érythrée, la dictature oubliée'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-472327650360047171</id><published>2010-10-21T10:17:00.000+02:00</published><updated>2010-10-21T10:21:38.193+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;h3&gt;lundi 18 octobre 2010&lt;/h3&gt;   &lt;h1 class="interColor1"&gt;Nègre je suis, nègre je resterai*&lt;/h1&gt; &lt;div&gt;&lt;p&gt;L’arabe menteur, l’arabe voleur, le chinois travailleur mais  sale, le juif cupide, la française sexuellement libre, le latino chaud  lapin, la négresse panthère, la négresse lascive, le nègre danseur, le  nègre rieur, le nègre footballeur, le nègre paresseux… strike ! En  cherchant un peu, on pourrait en trouver d’autres, des idées à fournir à  monsieur Jean-Paul Guerlain pour son petit précis de clichés racistes.  C’est donc celui du nègre fainéant, bon à rien, qu’il aura choisi de  nous servir, dans un silence sidérant, sur le plateau du 13 heures de  France 2 vendredi dernier. &lt;/p&gt;&lt;p class="moremarge"&gt;« J’ai travaillé  comme un nègre, je ne sais pas si les nègres ont toujours tellement  travaillé, mais enfin… ». C’est la deuxième partie de la phrase, 13  mots, qui lui valent... quoi au juste ? On a bien cherché, on a bien  attendu pendant tout le week-end, dans la bouche de tous ces  responsables politiques, un début de condamnation, d’émoi,  d’indignation. Seule Christine Lagarde a réagi. Pour les autres, on  attend encore. En France, on peut donc prononcer des paroles racistes à  une heure de grande écoute, sur un média national sans qu’aucune grande  voix, politique, intellectuelle ou artistique ne s’en émeuve. Oh, les  associations font leur job, qui menacent de porter plainte. Mais qui  parle de racaille ? De scandale ? De honte ? D’obscénité ? De crachat ?  Le crachat, que ce très distingué Monsieur Guerlain a jeté non seulement  à la figure de tous les Noirs d’aujourd’hui, mais surtout, cher  Monsieur Guerlain, sur la dépouille des millions de morts, à fond de  cale, à fonds d’océan, déportés de leur terre natale vers le nouveau  monde. Ces millions de personnes asservies, avilies,  déshumanisées,  pendant quatre siècles, réduites au rang de bras et de mains destinées  aux champs de coton, aux champs de canne, à la morsure du fouet ou celle  du molosse, tous ces esclaves, vendus comme une force de... travail !  Pas des hommes, non, ni des pères, ni des mères à qui l’on arrachait  leurs enfants pour en faire d’autres bêtes de sommes, pas des humains,  mais des outils, du matériel. Des marchandises. &lt;/p&gt;&lt;p class="moremarge"&gt;Cher  monsieur Guerlain, vous dont l’un des parfums suffisait, à lui seul, à  rassurer l’enfant que j’étais quand sa mère s’absentait, vous dont le  nom m’a accompagnée, de mère en fille, de sœur en sœur, aussi loin que  remontent mes souvenirs et dont je ne pourrai plus, jamais, porter la  moindre fragrance, moi négresse, je vous relis, je vous dédie ces  quelques lignes, signées Aimé Césaire : &lt;em&gt;« Vibre… vibre essence même  de l’ombre, en aile en gosier, c’est à forces de périr, le mot nègre,  sorti tout armé du hurlement d’une fleur vénéneuse, le mot nègre, tout  pouacre de parasites… le mot nègre, tout plein de brigands qui rôdent,  de mères qui crient, d’enfants qui pleurent, le mot nègre, un  grésillement de chairs qui brûlent, âcre et de corne, le mot nègre,  comme le soleil qui saigne de la griffe, sur le trottoir des nuages, le  mot nègre, comme le dernier rire vêlé de l’innocence, entre les crocs du  tigre, et comme le mot soleil est un claquement de balle, et comme le  mot nuit, un taffetas qu’on déchire… le mot nègre, dru savez-vous, du  tonnerre d’un été que s’arrogent des libertés incrédules »&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p class="moremarge"&gt;Aimé Césaire qui, à l’insulte, répondit aussi un jour : &lt;em&gt;« Eh bien le nègre, il t’emmerde ! »&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-472327650360047171?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/472327650360047171/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=472327650360047171' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/472327650360047171'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/472327650360047171'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2010/10/lundi-18-octobre-2010-negre-je-suis.html' title=''/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-4469891410752100967</id><published>2010-03-03T11:08:00.001+01:00</published><updated>2010-03-03T11:18:13.211+01:00</updated><title type='text'>Dérapages et petites phrases en Ile-de-France</title><content type='html'>&lt;em&gt;Nicolas Sarkozy a remis de l'ordre dans la campagne de l'UMP, hier, en appelant les candidatsà faire bloc derrière Valérie Pécresse. Pas de quoi inquiéter Jean-Paul Huchon, le président sortant.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Reportage&lt;br /&gt;Cet après-midi-là, elle a sauté dans le « Petit gris », direction Melun et son école de la deuxième chance. Envie, consciente ou inconsciente, de fuir la ville, ses caniveaux, ses ragots, ses coups bas, une campagne électorale qui va de travers. Dans l'antique train de banlieue bondé et bringuebalant, Valérie Pécresse, la tête de liste UMP, s'égosille : &lt;em&gt;« Les Franciliens méritent mieux que d'être transportés dans ce genre de bétaillères. »&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;La ministre à l'Enseignement supérieur s'est déjà rendue à l'évidence. Dans le wagon, tandis que les banlieusards s'abandonnent à une indifférence polie, les médias ont autre chose en tête : l'affaire Soumaré. Un vilain chewing-gum qui est en train de coller aux doigts de la droite francilienne. Quelques jours plus tôt, Francis Delattre, maire UMP de Franconville, a imprudemment qualifié Ali Soumaré, tête de liste du PS dans le Val d'Oise, de &lt;em&gt;« délinquant multirécidiviste chevronné ».&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;« Incapable, endormi ! »&lt;br /&gt;À quinze jours du scrutin, Valérie Pécresse se serait bien passée de ce dérapage. Les sondages ne sont pas bons. Pas bons du tout. À la gare de Melun, Yves Jégo, tête de liste en Seine-et-Marne, vient à la rescousse :&lt;em&gt; « Les socialistes fuient le débat de fond, n'assument pas leur bilan. »&lt;/em&gt; Hier, l'équipe de Pécresse était convoquée par Nicolas Sarkozy, excédé par les couacs à répétition. Décidément, un combat difficile. &lt;em&gt;« Mais ce sont les plus beaux ! »,&lt;/em&gt; rétorque machinalement la ministre.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Ils perdent les pédales, balancent n'importe quoi et cherchent le choc pour mobiliser la droite dure »,&lt;/em&gt; analyse Philippe Kaltenbach, le maire PS de Clamart qui ne désespère plus de faire trébucher la droite dans les Hauts-de-Seine. « Vous vous rendez compte, le berceau du sarkosysme ! » Jean-Paul Huchon, le président socialiste sortant, joue sur du velours. « J'entends dire que je suis un incapable, un endormi, ironise-t-il. Mais quand je vois la manière dont les gens nous sourient... »&lt;br /&gt;Ce midi-là, tout en rondeurs, écharpe fushia autour du cou, il arpente le parvis de la Défense. Plus de 150 000 Franciliens viennent y travailler chaque jour, souvent au prix d'un trajet qui relève du parcours du combattant. &lt;em&gt;« Il faut rapprocher l'habitat de l'emploi »,&lt;/em&gt; martèle Huchon. Pas loin de s'enflammer : «&lt;em&gt; Si on gagne les Régions de manière nette, on peut inventer énormément de choses dont le PS, la gauche, feront des propositions crédibles pour 2012. »&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Tout semble sourire au sortant. Même le frottement urticant annoncé avec les écologistes, enivrés par de bons résultats aux élections européennes, particulièrement en Île-de-France, est renvoyé en arrière-plan. À la station de métro Mairie de Saint-Ouen, ligne 13, « la plus saturée du réseau », Cécile Duflot, tête de liste d'Europe Écologie, s'irrite qu'on lui parle encore du ton de la campagne. Liasse de tracts à la main, la répartie tranchante, elle fonce sur les transports, &lt;em&gt;« l'un des dossiers prioritaires pour les Franciliens »&lt;/em&gt; : &lt;em&gt;« On veut aller plus vite et mieux et maintenant ! »&lt;/em&gt; Avec Huchon, s'entend !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-4469891410752100967?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/4469891410752100967/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=4469891410752100967' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/4469891410752100967'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/4469891410752100967'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2010/03/derapages-et-petites-phrases-en-ile-de.html' title='Dérapages et petites phrases en Ile-de-France'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-5055644707306427276</id><published>2009-08-12T11:16:00.001+02:00</published><updated>2009-08-12T11:16:44.288+02:00</updated><title type='text'>Juliette Gréco: «J'éprouve une admiration sans limite pour les jazzmen»</title><content type='html'>&lt;h3 class="entry-header"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;       &lt;div class="entry-body"&gt;    &lt;p&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;a href="http://jazz.blogs.liberation.fr/.a/6a010536670fb1970c0120a51fcce0970c-popup" onclick="window.open( this.href, '_blank', 'width=640,height=480,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0' ); return false" style="float: left;"&gt;&lt;img alt="Greco3" class="at-xid-6a010536670fb1970c0120a51fcce0970c" src="http://jazz.blogs.liberation.fr/.a/6a010536670fb1970c0120a51fcce0970c-320wi" style="margin: 0px 5px 5px 0px; width: 310px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; Juliette Gréco s'est fendue le 2 août d'un concert triomphal pour son cinquième passage aux Francofolies de Montréal. Emportée par le piano de Gérard Jouannest (son mari), et par l'accordéoniste Jean-Loup Matinier, la chanteuse, face à une salle magnétisée, a rendu hommage à Brel (5 chefs d'œuvre), à Ferré (2), à Gainsbourg (2), enfin à une flopée de compositeurs actuels. Le charme de l'ancienne compagne de Miles Davis n'a pas perdu un atome. Le traitement très personnel de chansons éternelles ("&lt;em&gt;Ne me quitte pas&lt;/em&gt;", "&lt;em&gt;J'arrive&lt;/em&gt;", de Jacques Brel et Gérard Jouannest; "Av&lt;em&gt;ec le Temps&lt;/em&gt;" de Léo Ferré), ses libertés avec les partitions originales, la rapprochent à la fois des slameurs d'aujourd'hui et des jazzmen éternels. J'ai voulu savoir ce que la vedette gardait comme héritage des figures du Jazz. Retour vers le temps où Saint-Germain-des-Prés tenait pour égérie la fille habillée de noir, qui voulait "&lt;em&gt;transformer la souffrance en beauté&lt;/em&gt;" .&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;INTERVIEW JULIETTE GRÉCO&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;    &lt;/div&gt;                &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bruno Pfeiffer&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;: Plusieurs standing ovations... Quel est le secret de la pêche à 82 ans?&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Juliette Gréco:&lt;/strong&gt; Rien de compliqué. Je pratique depuis soixante ans exactement le même métier: interprète. Le spectacle, ce sont des mots, des chansons. J'essaie d'être lumineuse en servant les compositions des autres. Je me bats pour que la poésie règne dans la rue. Le public m'a renvoyé quelque chose d'extrêmement bon hier soir. Quand j'arrive à Montréal, j'ai l'impression de débarquer dans une France jeune. J'aurais voulu serrer les mains des gens qui ont afflué vers la scène pendant les rappels. Impossible: je me déplace difficilement, à cause d'un problème aux doigts de pieds.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Certaines interprétations, certaines accentuations, diffèrent nettement de l'original.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Encore heureux! Quand Brel chantait "&lt;em&gt;Ne me quitte pas&lt;/em&gt;", il se montrait démissionnaire, pleurnichard. Je rageais! Je désapprouve son acceptation de la défaite. Ce recul me rend hors de moi. Je marque ma colère. La tonalité que j'imprime à la chanson ressort ainsi: "&lt;em&gt;Tu as tort de me quitter. Tu vas voir: tu vas en baver&lt;/em&gt;". Cela sur la musique somptueuse de Jouannest, car je me sens davantage à l'aise sur des arpèges riches.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous vous inspirez du côté "&lt;em&gt;improvisateur&lt;/em&gt;" du Jazz?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je n'aurais jamais osé. J'aime le Jazz. Cependant, je ne cherche pas l'inspiration dans les profondeurs de cette formidable culture afro-américaine. J'insuffle une marque personnelle aux morceaux. Ce que je suis. Tout ce que je peux. Le mieux possible. En revanche, tous ceux que j'aime baignent dans cette musique. J'éprouve une admiration sans limite pour les jazzmen.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;a href="http://jazz.blogs.liberation.fr/.a/6a010536670fb1970c0120a4c89404970b-popup" onclick="window.open( this.href, '_blank', 'width=640,height=480,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0' ); return false" style="float: left;"&gt;&lt;img alt="Greco1" class="at-xid-6a010536670fb1970c0120a4c89404970b" src="http://jazz.blogs.liberation.fr/.a/6a010536670fb1970c0120a4c89404970b-300wi" style="margin: 0px 5px 5px 0px; width: 252px; height: 147px;" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;a href="http://jazz.blogs.liberation.fr/.a/6a010536670fb1970c0120a4c893a7970b-popup" onclick="window.open( this.href, '_blank', 'width=640,height=480,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0' ); return false" style="display: inline;"&gt;&lt;img alt="Greco2" class="at-xid-6a010536670fb1970c0120a4c893a7970b" src="http://jazz.blogs.liberation.fr/.a/6a010536670fb1970c0120a4c893a7970b-300wi" style="width: 219px; height: 148px;" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Boris Vian ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quel être merveilleux! Qu'il était beau. D'une beauté physique, au premier abord, avec sa peau vert céladon. L'être le plus tendre, le plus doux, le plus attentif que j'ai rencontré. Il avait un cœur énorme. Il dégageait une finesse, une intelligence... et une férocité d'enfant. Je le considérais comme mon grand frère. Il a fait office de psychiatre. Il m'a beaucoup aidé. Efficacement. Je n'avais plus envie de parler depuis l'Occupation. Il m'a rendu la vie après la Libération. Il m'a sorti d'une prison intérieure. La pilule qu'il aurait volontairement omis de prendre le jour de sa mort? Je n'y crois pas. Il est plutôt mort de rage. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Déserteur?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Immense chanson. Je n'ai jamais raté une occasion de la chanter. Pourtant, on courait des risques à l'époque. Je la reprends sur la compilation produite par Olivier Nuc ("&lt;em&gt;On est pas là pour se faire engueuler&lt;/em&gt;"), sortie en juin dernier (chez Universal). J'ai tenu quasiment à la réciter, à cause de la paix qui s'en dégage. Les analystes la font passer pour un hymne anti-militariste. Mon avis diffère. Je crois que Boris donne la parole à un humble paysan, qui ne veut pas froisser le président de la République, mais qui refuse de se faire tuer et d'assassiner les autres. On le perçoit à son langage. Le gars dit simplement "&lt;em&gt;Non à la guerre. J'ai trop souffert; la guerre c'est de la merde."&lt;/em&gt; Le texte est d'une pureté admirable.&lt;em&gt; &lt;/em&gt;Nuc m'avait proposé d'autres chansons inédites. Je me demande si certaines, qui lui ont été attribuées par la suite, sont de sa main de Vian. La griffe de mon Boris, je la reconnaîtrais entre mille.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est Vian qui vous a initié au Jazz?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Non, j'écoutais déjà à la radio des classiques comme le &lt;em&gt;Lambeth Walk&lt;/em&gt;, avant la guerre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi ne pas être venue à Pleyel le 23 juin pour la célébration de l'anniversaire de sa mort? Vous auriez été la Reine de la soirée.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tous les jeunes chanteurs présents méritaient de régner sur la soirée. Moi, tout bêtement, je n'étais pas là.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Duke Ellington?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Magnifique. Pas mon idole, toutefois. Ne me faites pas dresser un hit-parade, je mets tous les jazzmen à égalité. Sauf Miles Davis. Lui, c'est le meilleur. Je le situe tout en haut. C'est ma vie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href="http://jazz.blogs.liberation.fr/.a/6a010536670fb1970c0120a51fcd6f970c-popup" onclick="window.open( this.href, '_blank', 'width=640,height=480,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0' ); return false" style="float: left;"&gt;&lt;img alt="Greco5" class="at-xid-6a010536670fb1970c0120a51fcd6f970c" src="http://jazz.blogs.liberation.fr/.a/6a010536670fb1970c0120a51fcd6f970c-300wi" style="margin: 0px 5px 5px 0px; width: 227px; height: 154px;" /&gt;&lt;/a&gt;  &lt;a href="http://jazz.blogs.liberation.fr/.a/6a010536670fb1970c0120a51fcd3f970c-popup" onclick="window.open( this.href, '_blank', 'width=640,height=480,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0' ); return false" style="display: inline;"&gt;&lt;img alt="Greco4" class="at-xid-6a010536670fb1970c0120a51fcd3f970c" src="http://jazz.blogs.liberation.fr/.a/6a010536670fb1970c0120a51fcd3f970c-300wi" style="width: 232px; height: 154px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Racontez-nous la rencontre avec Miles Davis.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On était très jeunes tous les deux. Il jouait à Pleyel. J'étais fauchée. La femme de Boris, Michelle Vian, m'avait fait entrer par les coulisses. J'ai aperçu ce mec de profil. Très beau visage. Il jouait soit de manière concave, soit de manière convexe. En arrière, puis en avant. Très penché. Bizarre. Je ressentais une harmonie entre le personnage, la gestuelle, et le son de la trompette. Pas besoin d'être diplômée pour ressentir qu'il jouait dans la cour des grands. On est sortis dîner en bande. Je ne parlais pas sa langue, ni lui la mienne. Et voilà... le miracle de l'amour! J'aurais pu essayer de chanter avec lui. Mais j'avais pas le goût des standards. Pourquoi, du reste, alors que de grandes vocalistes, comme Ella Fitzgerald, l'auraient fait mille fois mieux que moi?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Miles est-il venu à l'un de vos récitals?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Oui, bien plus tard, à New York. La production m'avait retenu une suite au Waldorf-Astoria. Il est venu dîner avec moi au resto en haut du building. Pour que je n'aie pas l'air d'une pute avec un Noir, il a emmené le pianiste John Lewis avec ses deux enfants. Ils ont dû traverser un calvaire dans l'ascenseur. Je ne vous raconte pas la mine défaite du maître d'hôtel quand le groupe est entré. Le garçon a mis deux heures avant de nous servir les plats, et encore, servir n'est pas le mot; ils nous les a quasiment balancés à la gueule, comme si l'on était des chiens qui allaient mordre. Miles ne supportait pas que j'assiste à ces scènes de racisme. Son pays lui faisait honte. Je conserve un souvenir douloureux de cet épisode. Je crois que c'est pour cela qu'il n'a pas voulu que je le rejoigne aux USA.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comme vous, Miles a fréquemment donné leur chance aux jeunes à la fin de sa carrière...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Certes. Mais dans la chanson la concurrence est terrible. Allez défendre celle d'un jeunot derrière "&lt;em&gt;Jolie môme&lt;/em&gt;" ou "&lt;em&gt;Mathilde&lt;/em&gt;".&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;J'&lt;span id="fck_dom_range_temp_1249423171909_468"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span id="fck_dom_range_temp_1249423171909_30"&gt;&lt;/span&gt;ai pourtant l'impression que vous vous sentiez plus à l'aise hier soir avec les vers slamés.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(Sur un ton confidentiel, empruntant un air complice).&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Ne le répétez pas: c'est plus facile...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bruno Pfeiffer&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-5055644707306427276?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/5055644707306427276/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=5055644707306427276' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/5055644707306427276'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/5055644707306427276'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2009/08/juliette-greco-jeprouve-une-admiration.html' title='Juliette Gréco: «J&apos;éprouve une admiration sans limite pour les jazzmen»'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-7838255306035017481</id><published>2009-08-10T12:51:00.002+02:00</published><updated>2009-08-10T12:54:32.944+02:00</updated><title type='text'>Sacrée Juliette</title><content type='html'>&lt;h1&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:78%;" &gt;Jeudi soir, Abd Al Malik a enflammé le Festival de Ramatuelle. Pour ses 25 ans, cet évènement culturel créé par Jean-Claude Brialy et dont la direction artistique a été confiée à Michel Boujenah, a frappé fort. Le chanteur, que Le Parisien qualifie ce matin de "magicien des mots et de la musique", a accordé une interview à Var-Matin, interview croisée avec sa grande complice Juliette Gréco. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h1&gt;&lt;div class="ynw-article-body mod"&gt;&lt;div id="ynw-image-video-inset" class="mod"&gt;&lt;div class="mod"&gt;&lt;div class="bd ynw-image-video-inset-preview clr"&gt;   &lt;div id="ynw-image-video-inset-preview"&gt;  &lt;a href="http://fr.news.yahoo.com/photos/diaporama/michael-jackson-photos.html?imageUrl=/purepeople/20090808/r_p_ppeop_en_people/pen-quand-juliette-grco-par-0f872f1c1a2b"&gt;  &lt;img src="http://d.yimg.com/i/ng/ne/purepeople/20090808/12/2997610603-quand-juliette-greco-parle-du-pere-de-michael-jackson-et.jpg#310,232" alt="" width="310" height="232" /&gt; &lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;  &lt;p id="ynw-article-part2"&gt;Abd Al Malik, qui a signé deux textes sur le dernier album de la grande Juliette et qui a même eu le privilège de chanter en duo avec elle Roméo et Juliette sur son propre opus - chanson qu'ils ont interprétée ensemble jeudi soir -, a une véritable passion pour elle.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Artistiquement, ils se ressemblent et ont pour point commun de ne pas pratiquer la langue de bois, bien que cette fois-ci la chanteuse ait pris nettement l'avantage.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Interrogés sur la disparition de &lt;a href="http://fr.news.yahoo.com/fc/michael-jackson.html"&gt;Michael Jackson&lt;/a&gt;, Juliette répond : "Il était cassé, brisé. Mais ce n'est pas lui qu'il faut charger, c'est son père. Un monstre absolu qui l'a mis au monde et en même temps l'a tué... Il a finalement regagné son enfance perdue, mais on n'est pas Peter Pan sans le payer très cher." Abd Al Malik, quant à lui, la joue plus soft : "Il a amené beaucoup à la musique et à l'ouverture. En ce sens, c'est une perte."&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Juliette Gréco revient ensuite sur la programmation du Festival de Ramatuelle, avoue que de son vivant Brialy n'aurait sans doute jamais choisi un artiste comme Abd Al Malik et quand le journaliste lui dit que l'acteur avait "osé l'ouverture" en y faisant participer Faudel il y a quelques années, la chanteuse répond tout de go avant de déclencher un fou rire général : "Oui mais Faudel, c'est nul quand même !"&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Voilà, ça c'est fait... Pauvre Faudel, mais sacrée Juliette !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-7838255306035017481?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/7838255306035017481/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=7838255306035017481' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/7838255306035017481'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/7838255306035017481'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2009/08/sacree-juliette.html' title='Sacrée Juliette'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-755203412854181927</id><published>2009-08-03T10:54:00.001+02:00</published><updated>2009-08-03T10:58:20.728+02:00</updated><title type='text'>Jean-Paul Roussillon,  de Molière à Tchékhov</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_ySZ8Kg8Sm90/Snamnmkga8I/AAAAAAAACJU/_UpBCpWgxY4/s1600-h/h_9_ill_1224772_51dd_roussillon.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 300px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ySZ8Kg8Sm90/Snamnmkga8I/AAAAAAAACJU/_UpBCpWgxY4/s400/h_9_ill_1224772_51dd_roussillon.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5365659205357300674" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:78%;" &gt;&lt;a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/culture/20090731.FAP6825/culture/" style="border: medium none ; color: rgb(71, 71, 119); font-family: arial;"&gt;&lt;h1&gt;&lt;span class="cap"&gt;L&lt;/span&gt;e comédien Jean-Paul Roussillon s'est éteint dans la nuit de jeudi à vendredi à l'âge de 79 ans, a-t-on appris auprès de la Comédie française dont il était sociétaire honoraire. Le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand a rendu hommage à un "très grand comédien", récompensé par trois Molière et qui avait reçu cette année un César pour son rôle dans "Un conte de Noël".&lt;/h1&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;                  &lt;div class="txt-article"&gt;&lt;p&gt;Jean-Paul Roussillon, également metteur en scène, avait interprété une centaine de pièces depuis le début de sa carrière.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Né en 1931, Jean-Paul Roussillon, dont le père travaillait en qualité de directeur de la scène à la Comédie française, avait joué sa première pièce, "Le Cantique des Cantiques", à l'âge de 14 ans.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Après des études au Conservatoire national d'art dramatique, il entre comme pensionnaire à la Comédie française en 1950 après avoir obtenu le prix d'interprétation pour son rôle dans "Ardèle ou la Marguerite" de Jean Anouilh.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En janvier 1960, Jean-Paul Roussillon devient sociétaire de la troupe et interprète l'emblématique Scapin, ou encore Puck dans "Le Songe d'une nuit d'été" de Shakespeare. Dès 1962, il signe sa première mise en scène avec "Le Retour imprévu" de Jean François Regnard, puis "Le Médecin malgré lui" de Molière en 1968 et surtout "L'Avare" de Molière, en 1973 dont "sa vision de l'oeuvre sur scène suscitera beaucoup de remous et d'enthousiasmes", note la Comédie française.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;A 51 ans, il devient sociétaire honoraire, tout en continuant de mettre en scène pour la Comédie Française. Il interprète Koch, dans "Quai Ouest" de Bernard-Marie Koltès, créé dans une mise en scène de Patrice Chéreau, en coproduction avec le Théâtre des Amandiers de Nanterre en 1986.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Jean-Paul Roussillon avait été récompensé par trois Molière, les récompenses du théâtre, en 1991, 1996 et 2002. Egalement sollicité au cinéma, il avait reçu cette année le César du meilleur acteur dans un second rôle pour "Un Conte de Noël" d'Arnaud Depleschin dans lequel il était marié à Catherine Deneuve.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il avait joué son dernier rôle au théâtre dans "La Cerisaie" d'Anton Tchekhov, au théâtre national de la Colline au printemps dernier. "Il y jouait de façon bouleversante le rôle d'un homme qui voit sa vie s'en aller", a rappelé le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand. "Il était de ceux qui peuvent s'imposer dans tous les registres par la seule force de leur présence, par un métier totalement possédé, et très souvent transcendé par la grâce", a-t-il salué dans un communiqué.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L'administratrice de la Comédie française, Muriel Mayette, a estimé pour sa part que Jean-Paul Roussillon avait "révolutionné la mise en scène" à la fin des années 1960. "Il mettait une gravité dans les comédies de Molière, le jeu devenait plus vrai, plus profond, plus psychologique", a-t-elle confié à l'Associated Press.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;"C'était un grand directeur d'acteur et un grand comédien de sa génération. C'était un acteur de textes. Il ne faisait jamais un numéro personnel", a-t-elle également souligné, en rendant hommage à l'époux de Catherine Ferran, également sociétaire honoraire de la Comédie française, et au "compagnon de route" de Michel Aumont.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-755203412854181927?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/755203412854181927/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=755203412854181927' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/755203412854181927'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/755203412854181927'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2009/08/jean-paul-roussillon-de-moliere.html' title='Jean-Paul Roussillon,  de Molière à Tchékhov'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_ySZ8Kg8Sm90/Snamnmkga8I/AAAAAAAACJU/_UpBCpWgxY4/s72-c/h_9_ill_1224772_51dd_roussillon.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-1672375012106219422</id><published>2009-06-19T08:06:00.003+02:00</published><updated>2009-06-19T08:15:31.388+02:00</updated><title type='text'>Le grand art de Juliette Gréco met K-O le public du Théâtre des Champs-Elysées</title><content type='html'>&lt;style&gt;&lt;/style&gt;&lt;div&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class="desc"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);font-size:130%;" &gt;&lt;b style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Un piano, un accordéon et l'intensité lumineuse de la  chanteuse&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;      &lt;div style="font-weight: bold;" class="desc"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class="ar-txt"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Gérard Jouannest est au piano, Jean-Louis Matinier à  l'accordéon. La formule est simple et convient à Juliette Gréco, qui l'avait  utilisée au Théâtre du Châtelet, à Paris, en 2007, alors qu'elle enterrait sa  vie de jeune femme en y soufflant ses quatre-vingts bougies.  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;p style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Trois ans après, à 83 ans donc, madame Gréco chante &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Déshabillez-moi &lt;/span&gt;(de  Robert Nyel et Gaby Verlor) avec le culot d'une émancipée. Elle tente de s'en  excuser, mais on rit de cette coquetterie, elle aussi. Robe noire, teint pâle,  lumières géométriques, mains savantes, graves profonds : c'est tout Gréco.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;On y sent d'abord un long parcours de music-hall, soixante ans d'Olympia, de  Bobino, de TNP, de Casino de Paris ou d'Odéon, de tournées en province, de galas  à l'étranger. Chaque année qui passe chez Gréco, c'est un peu plus de savoir  accumulé, plus de technique, plus de don à jouer la comédie, à décrire la  réalité sans perdre cette aptitude à rire et à folâtrer intelligemment.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le 8 juin, au Théâtre des Champs-Elysées, à Paris, l'interprète donne une  version renversante de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;J'arrive&lt;/span&gt;, noire conversation avec la mort écrite par  Jacques Brel sur une musique de Gérard Jouannest, pianiste, compositeur et, ici,  mari. Du grand art, une voix de diseuse jetée sur un filet d'accordéon  accompagné de piano. La salle termine debout, K-O.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;De Brel-Jouannest, Juliette Gréco en emplit son récital - &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bruxelles,&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mathilde&lt;/span&gt;  -, mais aussi de Gainsbourg - &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Javanaise&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Accordéon&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Chanson de Prévert&lt;/span&gt; -  ou de Ferré - &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Avec le temps&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Jolie Môme&lt;/span&gt;. Dans cette allée monumentale de la  chanson française, l'interprète fait une place à Maxime Le Forestier pour &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Né  quelque part&lt;/span&gt;, un thème militant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;LES MAINS EN PAPILLON&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;De même qu'on ne trouvera pas trace des chansons que lui a écrites Etienne  Roda-Gil en 1993 ou que lui a offertes une jeune génération de chanteurs  (Miossec, Biolay...) dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Aimez-vous les uns les autres ou bien disparaissez&lt;/span&gt; dix  ans plus tard, elle a délaissé l'un de ses classiques révolutionnaires, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Temps des cerises&lt;/span&gt;, longtemps sa chanson fétiche. Elle a gardé cependant comme un «  devoir de mémoire » &lt;span style="font-style: italic;"&gt;C'était un train de nuit&lt;/span&gt; (Jean-Claude Carrière-Gérard  Jouannest, 1998), réminiscence de la Shoah, et rappel que « la haine, la peur,  la torture, le sang et la mort » n'ont pas été éradiqués.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;De son dernier album, Je me souviens de tout, paru ce printemps, Juliette  Gréco sauve quatre chansons, toutes composées par Jouannest et écrites par de  jeunes artistes, Orly Chapp, Olivia Ruiz, Abd Al Malik ou Marie Nimier. Les  arrangements de scène sont identiques à ceux de l'album, et ressemblent au  mariage de la carpe et du lapin : profus mais joués en duo, conçus pour habiller  une grande voix, mais la noyant souvent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le lapin court, mais la carpe n'est pas muette, elle est imparable. Car Géco  est intense, jamais dans la routine, les bras écartés, les mains en papillon,  mimant dans un souffle la soumission de la serveuse des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Amants d'un jour &lt;/span&gt;(Claude  Delécluse, Michèle Senlis/Marguerite Monnot), vouvoyant son amour comme un dandy  dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Javanaise, &lt;/span&gt;s'emparant de Jolie Môme avec une autorité de mère  supérieure.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;b style="font-weight: bold;"&gt;Véronique Mortaigne&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;strong style="font-weight: bold;"&gt;Article paru dans l'édition du &lt;em&gt;Monde&lt;/em&gt; du  11.06.09&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-1672375012106219422?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/1672375012106219422/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=1672375012106219422' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/1672375012106219422'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/1672375012106219422'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2009/06/le-grand-art-de-juliette-greco-met-k-o.html' title='Le grand art de Juliette Gréco met K-O le public du Théâtre des Champs-Elysées'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-363591571310156500</id><published>2009-05-11T10:57:00.001+02:00</published><updated>2009-05-12T10:36:34.266+02:00</updated><title type='text'>LA FIÈVRE MONTE À... HADOPI</title><content type='html'>&lt;h1&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:18px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:10.0pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;span class="Apple-style-span"  style=" ;font-size:16px;"&gt;&lt;table class="MsoNormalTable" border="0" cellspacing="1" cellpadding="0" width="98%" style="width:98.0%;mso-cellspacing:.7pt;mso-padding-alt:0cm 0cm 0cm 0cm"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr style="mso-yfti-irow:0;mso-yfti-firstrow:yes;mso-yfti-lastrow:yes"&gt;&lt;td width="25" valign="top" style="width:18.75pt;padding:0cm 0cm 0cm 0cm"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;td valign="top" style="padding:0cm 0cm 0cm 0cm"&gt;&lt;p class="dropcap"&gt;Génération mange-disque contre génération Internet ?   Artistes " de gauche " contre chanteurs " de droite " ?   Pas si simple. Dans le débat qui agite actuellement le monde culturel autour   du projet de loi Hadopi, en discussion au Parlement et dont le but est de   lutter contre le téléchargement illégal, caricaturer les positions des uns et   des autres est tentant. Surtout après la lettre ouverte au Parti socialiste   signée par quatre artistes - Juliette Gréco, Maxime Le Forestier, Pierre   Arditi et Michel Piccoli, tous nés avant le milieu du siècle passé -, publiée   dans &lt;i&gt;Le Monde &lt;/i&gt;du 5 mai et demandant au PS, qui combat la loi, de &lt;i&gt;"   redevenir de gauche "&lt;/i&gt; en soutenant ce texte. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le même jour, " Le Grand Journal " de Canal+ a fait entendre   d'autres voix. A la question d'un téléspectateur : &lt;i&gt;" A choisir, tu   préfères que je télécharge ta musique illégalement ou que je ne l'écoute pas   ? "&lt;/i&gt;, Véronique Samson, Faudel, Eddy Mitchel ont répondu sans détour   : &lt;i&gt;" Que tu ne l'écoutes pas. "&lt;/i&gt; L'interprète de &lt;i&gt;Lèche-bottes   blues &lt;/i&gt;a même apporté cette précision, à destination des mélomanes : &lt;i&gt;"   Si tu télécharges illégalement, c'est que tu as du caca dans les oreilles vu   que ça donne une écoute absolument mauvaise. " &lt;/i&gt;France Gall a, pour   sa part, avancé une solution radicale : celui qui télécharge illégalement son   album avant sa sortie, elle le &lt;i&gt;" tue "&lt;/i&gt;, vu que &lt;i&gt;" lui   ne se gêne pas pour tuer toute une profession "&lt;/i&gt;. A l'inverse,   Camille, Lio, Bernard Lavilliers, Mikael Youn et Grand Corps Malade préfèrent   qu'on les écoute... Le slammeur nuance cependant sa position : " Si t'as   les moyens, vas acheter le disque, fais pas le crevard ! " &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cette diversité de points de vue a eu le mérite de rétablir un certain   équilibre, de nombreux médias ayant tendance à affirmer que les artistes,   dans leur globalité, sont pour la loi Hadopi. D'autres, de sensibilité de   droite comme de gauche, de l'époque du microsillon ou de celle du   téléchargement, jugent ce texte inadapté, anachronique et liberticide, et   Canal+ a bien fait de le rappeler.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;SYLVIE KERVIEL&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;em&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:10.0pt;"&gt;Le Monde radio-télévision&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:10.0pt;"&gt;, 10-11 mai 2009&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-363591571310156500?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/363591571310156500/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=363591571310156500' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/363591571310156500'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/363591571310156500'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2009/05/la-fievre-monte-hadopi.html' title='LA FIÈVRE MONTE À... HADOPI'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-8590528354738035877</id><published>2009-04-24T08:08:00.000+02:00</published><updated>2009-04-24T08:09:27.168+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Article paru dans l&apos;édition du Monde du 19.04.09'/><title type='text'>Les quatre saisons du capitalisme</title><content type='html'>&lt;div class="type-gr"&gt;Les économistes passent donc l'essentiel de leurs journées à  scruter le ciel pour y chercher des hirondelles qui signaleraient la fin de ce  terrible hiver conjoncturel et le retour de la croissance. Quelques vols  auraient été observés en Chine et aux Etats-Unis, mais pas en assez grand nombre  pour pouvoir assurer que les beaux jours sont revenus.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="ar-txt"&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La crise des subprimes a en tout cas mis fin à une grande illusion, celle qui  voulait que l'économie mondiale ne connaisse plus de saisons, qu'elle ne soit  plus soumise à des cycles. Cette théorie merveilleuse, née à la fin du XXe  siècle, expliquait que grâce aux gains de productivité procurés par les  nouvelles technologies, à l'éradication de l'inflation, à l'entrée en scène des  grands pays émergents avec leurs milliards de nouveaux consommateurs, l'économie  mondiale était promise à une expansion continue et infinie, sans soubresauts  majeurs. La crise financière asiatique de 1998 et le krach des valeurs Internet  de 2000 avaient à peine ébranlé la conviction, qu'une nouvelle ère s'était  ouverte, faite de croissance perpétuelle, et que nous vivions en direct, sans  vraiment nous en rendre compte, la fin - heureuse - de l'histoire  économique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec la faillite de Lehman Brothers, avec les PIB des pays industrialisés  reculant dans des proportions jamais vues depuis les années 1930, cette thèse  aussi séduisante qu'enthousiasmante a vécu. Les cycles sont de retour, et avec  eux, les grands économistes qui les ont étudiés et modélisés. Dans les  bibliothèques, on consulte à nouveau leurs ouvrages que la poussière avait  recouverts.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parmi ceux-ci, Des crises commerciales et leur retour périodique en France,  en Angleterre, et aux Etats-Unis, du Français Clément Juglar, édité en 1862. Il  fut l'un des premiers à établir qu'au-delà des causes apparentes et immédiates  spécifiques à chaque crise, existent des éléments communs expliquant à la fois  leur caractère récurrent et inévitable. A commencer - tiens donc ! - par... le  dérèglement périodique du crédit et le rôle de la spéculation. « Les symptômes  qui précèdent les crises sont les signes d'une grande prospérité, écrivait  Juglar, médecin de formation. Nous signalerons les entreprises et les  spéculations de tout genre (...), la hausse des prix de tous les produits, des  terres, des maisons (...), la baisse de l'intérêt (...). Un luxe croissant  entraîne des dépenses excessives, basées non sur les revenus, mais sur  l'estimation du capital d'après les cours cotés. » Ne manque que le mot  subprime. Utilisant le vocabulaire médical, le bon docteur Juglar poursuivait :  « Les crises, comme les maladies, paraissent une des conditions de l'existence  des sociétés où le commerce et l'industrie dominent. On peut les prévoir, les  adoucir, s'en préserver jusqu'à un certain point, faciliter la reprise des  affaires ; mais les supprimer, c'est ce qui jusqu'ici, malgré les combinaisons  les plus diverses, n'a été donné à personne. »&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si Juglar avait mis en évidence des cycles de courte durée (huit-dix ans), ce  sont des cycles beaucoup plus longs (d'environ cinquante ans) que l'économiste  russe Nicolaï Kondratiev identifia dans Les Vagues longues de la conjoncture,  paru en 1926. Ses travaux, qui arrivaient à la conclusion que l'économie  capitaliste est soumise, à intervalles réguliers, à des phases d'embellies et de  dépressions, qu'elle redémarre après chaque crise, furent qualifiés par le  Kremlin de théorie « erronée et réactionnaire », incompatible avec la mort  annoncée du capitalisme. En 1930, Kondratiev fut condamné lors d'un procès  truqué au travail forcé dans un camp du goulag, avant d'être fusillé sept ans  plus tard sur ordre de Staline.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Joseph Schumpeter, lui, eut la chance de pouvoir fuir l'Autriche et le  nazisme pour rejoindre les Etats-Unis et Harvard. Reprenant en les combinant les  découvertes de Juglar et Kondratiev, il élabora sa propre théorie des cycles  dans Business Cycles (1939). Pour Schumpeter, le capitalisme est soumis à « des  oscillations périodiques de conjoncture », à quatre temps, quatre saisons  (prospérité et récession, dépression et reprise). Il est une sorte « d'ouragan  perpétuel », les périodes de contraction étant la conséquence logique et  inéluctable de celles d'expansion qui les ont précédées. « Non seulement, il  n'est jamais stationnaire, mais il ne pourra jamais le devenir », soumis à « une  destruction créatrice » permanente liée aux innovations. Ce qui conduit  Schumpeter à relativiser l'importance des crises. Dans le livre qu'il a consacré  à l'économiste, Alexis Karklins-Marchay relate les propos que celui-ci tenait à  ses étudiants de Harvard au beau milieu des années 1930. « Messieurs, vous vous  faites du souci à cause de la dépression, vous ne devriez pas car pour le  capitalisme, la dépression est une bonne douche froide. »&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Schumpeter était convaincu de l'efficacité supérieure du capitalisme pour  créer à long terme des richesses et augmenter le bien-être de l'humanité. Et ils  qualifiaient ceux qui niaient ces succès de « stupides, ignorants ou  irresponsables ». Mais il était aussi persuadé que le capitalisme ne pourrait  survivre, notamment parce que les citoyens, au fur et à mesure que leur niveau  de vie progresse, supportent de moins en moins cette instabilité et ce sentiment  d'insécurité qui lui sont inhérents. Qu'ils réclameraient de plus en plus un  système en apparence plus protecteur et plus stable, de plus en plus d'Etat,  c'est-à-dire de socialisme. On a beaucoup dit que la crise des subprimes  marquait le triomphe des idées de Keynes. Il se pourrait qu'elle soit, bien plus  encore, celui des analyses de Schumpeter.&lt;/p&gt;&lt;b&gt;Pierre-Antoine Delhommais&lt;/b&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-8590528354738035877?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/8590528354738035877/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=8590528354738035877' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/8590528354738035877'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/8590528354738035877'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2009/04/les-quatre-saisons-du-capitalisme.html' title='Les quatre saisons du capitalisme'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-1733600359838281858</id><published>2009-04-21T09:02:00.001+02:00</published><updated>2009-04-21T09:02:37.077+02:00</updated><title type='text'>Dans les bottes de Mitterrand</title><content type='html'>&lt;p class="dropcap"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: 21px; font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="dropcap"&gt;La petite entreprise de François Bayrou ne connaît pas la crise. Œil frisant, joue rose, torse bombé, son fondateur observe, la mine gourmande, une scène politique dont il est devenu, envers et contre tout, l'un des ténors. Il est vrai qu'il suscite, à nouveau, autant d'intérêt que d'irritation. Sorti d'outre-tombe, Dominique de Villepin se reconnaît avec lui des &lt;i&gt;" valeurs communes "&lt;/i&gt;. Sorti de sa réserve, François Hollande vient de poser la question qui fâche, rue de Solférino : &lt;i&gt;" Il est un concurrent. Peut-il devenir un partenaire ? " &lt;/i&gt;Sous couvert de clarification, c'est admettre qu'il a gagné ses galons d'antisarkozyste de choc.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Mieux, il agace, donc il inquiète. Hier complice, Daniel Cohn-Bendit moque, chez le président du MoDem, une obsession présidentielle qui frise la révélation mariale. Hier bien décidé à l'ignorer, l'Elysée commence à s'énerver, le traitant de &lt;i&gt;" populiste "&lt;/i&gt; (Xavier Bertrand), de &lt;i&gt;" Le Pen light "&lt;/i&gt; (Nicolas Sarkozy par la voix d'Alain Minc), enfin de &lt;i&gt;" menteur "&lt;/i&gt; (Claude Guéant).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Il est vrai que la pose est avantageuse : pour le bon peuple, David aura toujours raison contre Goliath et le rebelle contre le pouvoir. Succès d'estime ? Peut-être. Mais qui a un précédent, dont François Bayrou n'ignore, à l'évidence, aucun détail : celui de François Mitterrand. En 1964, celui-ci avait lancé son &lt;i&gt;Coup d'Etat permanent, &lt;/i&gt;virulent pamphlet antigaulliste. Bayrou s'apprête à faire de même, cette semaine, avec son &lt;i&gt;Abus de pouvoir, &lt;/i&gt;brûlot contre un président qui &lt;i&gt;" conduit &lt;st1:personname productid="la France" st="on"&gt;la France&lt;/st1:personname&gt; vers un modèle dont elle ne veut pas "&lt;/i&gt;. En 1965, à la faveur des impuissances et des divisions de la gauche - déjà -, Mitterrand s'était imposé, seul contre tous, comme le candidat capable de faire vaciller " le Général " à l'élection présidentielle. Bayrou a manqué réussir la même prouesse en 2007, mais il rêve de pouvoir dire, demain : &lt;i&gt;" L'opposition, c'est moi ! "&lt;/i&gt;, face à &lt;i&gt;" L'Etat c'est moi "&lt;/i&gt; sarkozyen. Plus réjouissant encore, et le député des Pyrénées-Atlantiques l'avait rappelé, en 2007 : après l'échec de la gauche en 1969, Mitterrand avait réussi une spectaculaire OPA sur le Parti socialiste à Epinay, au nom de la rupture avec le capitalisme. Pourquoi Bayrou, lui aussi venu de la droite et passé par le centre, ne fantasmerait-il pas scénario aussi rocambolesque ? Il en a déjà les accents, quand il envisage d'&lt;i&gt;" imposer son projet humaniste en dépit du capitalisme, et s'il le faut contre lui "&lt;/i&gt; ou fustige &lt;i&gt;" la frivolité de l'argent étalé "&lt;/i&gt;, comme en écho à &lt;i&gt;" l'argent qui corrompt " &lt;/i&gt;de Mitterrand.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Le mimétisme ne s'arrête pas là. L'un conversait avec les arbres, l'autre parle avec les chevaux. Le premier fut un &lt;i&gt;" prince de l'ambiguïté "&lt;/i&gt;, le second n'est pas en reste. Comme son devancier, il pose au paysan, joue de ses racines provinciales - Béarn à la boutonnière -, se pique de littérature, distribue les aphorismes avec la componction d'un oracle, affiche le même goût du romanesque et fait de la présidentielle &lt;i&gt;" le combat de sa vie ".&lt;/i&gt; Bref, Bayrou a enfilé les bottes de Mitterrand. Reste à prouver qu'il ne s'est pas trompé de pointure. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;b&gt;Gérard Courtois, &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt;, 21 avril 2009&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-1733600359838281858?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/1733600359838281858/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=1733600359838281858' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/1733600359838281858'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/1733600359838281858'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2009/04/dans-les-bottes-de-mitterrand_21.html' title='Dans les bottes de Mitterrand'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-4355042667423278203</id><published>2009-03-24T16:47:00.000+01:00</published><updated>2009-03-24T16:48:31.291+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='LE MONDE'/><title type='text'>Jacqueline François, chanteuse</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="LINE-HEIGHT: 24pt"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;font-size:180%;color:black;"&gt;&lt;span style="FONT-SIZE: 19pt; COLOR: black; FONT-FAMILY: Georgia"&gt;Jacqueline François,  chanteuse&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="LINE-HEIGHT: 11.25pt"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:78%;color:#222222;"&gt;&lt;span style="FONT-SIZE: 8.5pt; COLOR: #222222; FONT-FAMILY: Verdana"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="LINE-HEIGHT: 16.5pt"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;font-size:100%;color:#222222;"&gt;&lt;span style="FONT-SIZE: 11.5pt; COLOR: #222222; FONT-FAMILY: Georgia"&gt;Jacqueline  François était une femme du monde, au caractère exigeant et bien trempé. De 1945  à 1965, "Mademoiselle de Paris" - c'est aussi le titre de l'un de ses grands  succès - avait incarné le chic parisien et la chanson française du Japon aux  Etats-Unis, en passant par le Brésil. Millionnaire du disque à une époque où les  meilleures ventes se comptaient en dizaines de milliers, incontestable  ambassadrice de la France de l'après-guerre, l'interprète est morte le 7 mars à  Paris, à l'âge de 87 ans, dans la plus grande discrétion.  &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="LINE-HEIGHT: 16.5pt"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;font-size:100%;color:#222222;"&gt;&lt;span style="FONT-SIZE: 11.5pt; COLOR: #222222; FONT-FAMILY: Georgia"&gt;Une discrétion  volontaire : elle n'aimait pas les tralalas. Du reste, les années rock avaient  eu raison depuis longtemps de sa célébrité.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="LINE-HEIGHT: 16.5pt"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;font-size:100%;color:#222222;"&gt;&lt;span style="FONT-SIZE: 11.5pt; COLOR: #222222; FONT-FAMILY: Georgia"&gt;Jacqueline  Guillemautot était née le 30 janvier 1922 à Neuilly-sur-Seine. Aînée des cinq  enfants d'une famille bourgeoise, elle reçoit une éducation stricte, qui inclut  les cours de piano. Le père occupe un poste de direction aux brillantines Roja  (&lt;i&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;"Pour être aimée, ayez du  charme"&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;, ordonne la réclame). Dissidente, mais toujours bien élevée,  Jacqueline François se produit dans les cabarets et séduit, car elle a une voix  qui se révélera être l'une des plus belles de France. Claire, impeccable, avec  un phrasé &lt;i&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;"américain"&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;, explique  au &lt;i&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Monde&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; Charles Aznavour, dont  elle fut l'une des premières interprètes au début des années 1950 (&lt;i&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Sa jeunesse&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;On ne sait jamais&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;...)  &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="LINE-HEIGHT: 16.5pt"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;font-size:100%;color:#222222;"&gt;&lt;span style="FONT-SIZE: 11.5pt; COLOR: #222222; FONT-FAMILY: Georgia"&gt;Jacqueline  François comptera dans le début de notoriété d'Aznavour, tout comme Catherine  Sauvage avait contribué à faire connaître Léo Ferré, ou Patachou, Georges  Brassens. &lt;i&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;"Elle avait une oreille  extraordinaire. Je l'ai croisée pour la première fois au Pont-Aven, un petit  resto de marché noir. Elle chantait pour un maigre salaire et un sandwich,  qu'elle nous donnait, car elle n'en avait pas besoin"&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;, raconte  Charles Aznavour, avouant des &lt;i&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;"complicités  anciennes et intimes"&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; avec l'élégante  Parisienne.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="LINE-HEIGHT: 16.5pt"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;font-size:100%;color:#222222;"&gt;&lt;span style="FONT-SIZE: 11.5pt; COLOR: #222222; FONT-FAMILY: Georgia"&gt;Au sortir de la  guerre, Jacqueline François veut chanter "réaliste" comme ses pairs de l'époque,  Renée Lebas (née en 1917), Léo Marjane (1912) ou Edith Piaf (1915-1963). En  1945, la jeune femme passe une audition pour &lt;st1:personname st="on" productid="la radio. Elle"&gt;la radio. Elle&lt;/st1:personname&gt; y croise le  guitariste et compositeur Loulou Gasté, futur mari de Line Renaud, qui lui  propose d'enregistrer deux de ses compositions. &lt;i&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Gentleman&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Ça n'était pas original&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; (paroles de  Françoise Giroud) sont gravés en 1947 sur deux 78 tours chez  Sofradi.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="LINE-HEIGHT: 16.5pt"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;font-size:100%;color:#222222;"&gt;&lt;span style="FONT-SIZE: 11.5pt; COLOR: #222222; FONT-FAMILY: Georgia"&gt;En tournée, elle  rencontre le docteur Henri Decker, qui devient son mari et le père d'un enfant  unique, François. Henri Decker lui présente le musicien sétois Paul Durand,  compositeur entre autres de &lt;i&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Seule ce  soir&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;, un tube de Léo Marjane en 1941. Avec Jacques Canetti, directeur  artistique de la maison de disques Polydor, Paul Durand va convaincre Jacqueline  François d'abandonner le genre réaliste pour une chanson plus moderne, très  empreinte de jazz, de rythmes latins et d'amour fleur bleue, à écouter les  dimanches ensoleillés, alors que le pays redécouvre l'idée de bonheur après les  horreurs de la guerre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="LINE-HEIGHT: 16.5pt"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;font-size:100%;color:#222222;"&gt;&lt;span style="FONT-SIZE: 11.5pt; COLOR: #222222; FONT-FAMILY: Georgia"&gt;En 1954, elle se  rapproche du pianiste et compositeur Michel Legrand croisé lors d'un Musicorama  à l'Olympia, puis quitte Polydor pour Philips, laissant ses anciens anges  gardiens, Canetti et Durand, sur la touche.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="LINE-HEIGHT: 16.5pt"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;font-size:100%;color:#222222;"&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold; FONT-SIZE: 11.5pt; COLOR: #222222; FONT-FAMILY: Georgia"&gt;"LES  LAVANDIÈRES DU PORTUGAL"&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;font-size:100%;color:#222222;"&gt;&lt;span style="FONT-SIZE: 11.5pt; COLOR: #222222; FONT-FAMILY: Georgia"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="LINE-HEIGHT: 16.5pt"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;font-size:100%;color:#222222;"&gt;&lt;span style="FONT-SIZE: 11.5pt; COLOR: #222222; FONT-FAMILY: Georgia"&gt;Jacqueline  François est douée pour le succès : dès 1948, elle réussit à mettre sur toutes  les lèvres &lt;i&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;C'est le printemps&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;,  reprise d'une chanson de Richard Rodgers et Oscar Hammerstein, &lt;i&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;It Might as Well Be Spring&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;, qui avait été  créée en français par Jean Sablon plus discrètement. Puis elle rafle sa gloire  commerciale à &lt;st1:personname st="on" productid="la vedette Renée Lebas"&gt;la  vedette Renée Lebas&lt;/st1:personname&gt; quand Paul Durand s'allie à Henri Contet,  l'un des auteurs phares d'Edith Piaf, pour écrire une mélodie élégante, &lt;i&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Mademoiselle de Paris &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;(&lt;i&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;"Son royaume, c'est la rue de Rivoli, son destin,  c'est d'habiller les autres. On dit qu'elle est petite main"&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;). Ils  travaillent à partir du contre-chant de &lt;i&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Bal  de nuit&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;, que Renée Lebas avait créé sans réussite. Même scénario avec  &lt;i&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Trois fois merci&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;, de Pierre  Dorsey et Michel Elmer, autre auteur attaché à Piaf, avec &lt;i&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Tu n'peux pas t'figurer&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; de Paul Misraki  (créé par Suzy Delair). A chaque fois, les ventes s'envolent avec Mlle  François.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="LINE-HEIGHT: 16.5pt"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;font-size:100%;color:#222222;"&gt;&lt;span style="FONT-SIZE: 11.5pt; COLOR: #222222; FONT-FAMILY: Georgia"&gt;Enorme succès  aussi avec &lt;i&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Les Lavandières du  Portugal,&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; de Roger Lucchesi et André Popp, qui lui vaudra son second  Grand Prix du disque en 1955. &lt;i&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;"Elle a bâti  le destin commercial de Polydor&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;, explique Jérôme Collet, auteur d'un  coffret, Mademoiselle de Paris (Mercury/Universal, 2002), &lt;i&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;car elle vendait beaucoup. Puis elle a contribué à la  solidité des éditions Raoul Breton en chantant dans le monde entier des auteurs  de la maison, comme Trenet, dont elle lança &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;La Mer outre-Atlantique,  ou Aznavour (aujourd'hui propriétaire des éditions Breton), &lt;i&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;lors de tournées, notamment en URSS et au Brésil,  jusqu'à la fin des années 1960."&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="LINE-HEIGHT: 16.5pt"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;font-size:100%;color:#222222;"&gt;&lt;span style="FONT-SIZE: 11.5pt; COLOR: #222222; FONT-FAMILY: Georgia"&gt;En 1950,  Jacqueline François avait fait une première apparition aux Etats-Unis, où  &lt;i&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;"elle finit par être davantage connue  qu'Edith Piaf"&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;, se souvient Charles Aznavour pour qui la conquête de  l'Amérique fut moins aisée. &lt;i&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;"Lors de son  passage au Plazza de New York, la queue, impressionnante, faisait tout le tour  du pâté d'immeubles"&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;. Elle y édita douze 33 tours, un record pour une  chanteuse française. En scène, Piaf avait de la folie, une force indescriptible.  Jacqueline François est chic, très américaine, de belle tenue. Liaisons  grammaticales parfaites, diction impeccable. &lt;i&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;"Quand on est à l'étranger, on ne peut pas se  permettre d'être mal habillée",&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; disait d'un ton sec cette éternelle  bien coiffée.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="LINE-HEIGHT: 16.5pt"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;font-size:100%;color:#222222;"&gt;&lt;span style="FONT-SIZE: 11.5pt; COLOR: #222222; FONT-FAMILY: Georgia"&gt;Qu'aura apporté  Jacqueline François à la chanson française ? Réponse d'Aznavour : &lt;i&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;"La qualité, la rigueur du répertoire,  &lt;st1:personname st="on" productid="la voix. Chaque"&gt;la voix.  Chaque&lt;/st1:personname&gt; chanson, même les "chansonnettes" qu'elle choisissait  d'interpréter, était bien écrite, dotée d'une mélodie irréprochable."&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;  Elle s'est pourtant effacée, au seuil des années 1970, après vingt ans d'un  succès inédit, apparaissant à peine à la télévision dans les émissions de Pascal  Sevran. Sans doute faute d'avoir su entretenir sa légende.  &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="LINE-HEIGHT: 11.25pt"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:78%;color:#222222;"&gt;&lt;span style="FONT-SIZE: 8.5pt; COLOR: #222222; FONT-FAMILY: Verdana"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="LINE-HEIGHT: 11.25pt"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:78%;color:#222222;"&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold; FONT-SIZE: 8.5pt; COLOR: #222222; FONT-FAMILY: Verdana"&gt;Véronique  Mortaigne&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:78%;color:#222222;"&gt;&lt;span style="FONT-SIZE: 8.5pt; COLOR: #222222; FONT-FAMILY: Verdana"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="MsoNormal" style="LINE-HEIGHT: 16.5pt; TEXT-ALIGN: center" align="center"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;font-size:100%;color:#222222;"&gt;&lt;span style="FONT-SIZE: 11.5pt; COLOR: #222222; FONT-FAMILY: Georgia"&gt; &lt;hr align="center" width="100%" size="2"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="LINE-HEIGHT: 16.5pt"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;font-size:100%;color:#222222;"&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold; FONT-SIZE: 11.5pt; COLOR: #222222; FONT-FAMILY: Georgia"&gt;Dates  clés&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;font-size:100%;color:#222222;"&gt;&lt;span style="FONT-SIZE: 11.5pt; COLOR: #222222; FONT-FAMILY: Georgia"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="LINE-HEIGHT: 16.5pt"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;font-size:100%;color:#222222;"&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold; FONT-SIZE: 11.5pt; COLOR: #222222; FONT-FAMILY: Georgia"&gt;30  janvier 1922&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;font-size:100%;color:#222222;"&gt;&lt;span style="FONT-SIZE: 11.5pt; COLOR: #222222; FONT-FAMILY: Georgia"&gt;&lt;br /&gt;Naissance à  Neuilly-sur-Seine.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="LINE-HEIGHT: 16.5pt"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;font-size:100%;color:#222222;"&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold; FONT-SIZE: 11.5pt; COLOR: #222222; FONT-FAMILY: Georgia"&gt;1948&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;font-size:100%;color:#222222;"&gt;&lt;span style="FONT-SIZE: 11.5pt; COLOR: #222222; FONT-FAMILY: Georgia"&gt;&lt;br /&gt;"Mademoiselle  de Paris" reçoit son premier Grand Prix du disque.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="LINE-HEIGHT: 16.5pt"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;font-size:100%;color:#222222;"&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold; FONT-SIZE: 11.5pt; COLOR: #222222; FONT-FAMILY: Georgia"&gt;1955&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;font-size:100%;color:#222222;"&gt;&lt;span style="FONT-SIZE: 11.5pt; COLOR: #222222; FONT-FAMILY: Georgia"&gt;&lt;br /&gt;Se voit  décerner son second Grand Prix du disque pour "Les Lavandières du  Portugal".&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="LINE-HEIGHT: 16.5pt"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;font-size:100%;color:#222222;"&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold; FONT-SIZE: 11.5pt; COLOR: #222222; FONT-FAMILY: Georgia"&gt;1974&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;font-size:100%;color:#222222;"&gt;&lt;span style="FONT-SIZE: 11.5pt; COLOR: #222222; FONT-FAMILY: Georgia"&gt;&lt;br /&gt;"Quand on  est une femme".&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="LINE-HEIGHT: 16.5pt"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;font-size:100%;color:#222222;"&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold; FONT-SIZE: 11.5pt; COLOR: #222222; FONT-FAMILY: Georgia"&gt;7  mars 2009&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;font-size:100%;color:#222222;"&gt;&lt;span style="FONT-SIZE: 11.5pt; COLOR: #222222; FONT-FAMILY: Georgia"&gt;&lt;br /&gt;Mort à  Paris.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-4355042667423278203?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/4355042667423278203/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=4355042667423278203' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/4355042667423278203'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/4355042667423278203'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2009/03/jacqueline-francois-chanteuse.html' title='Jacqueline François, chanteuse'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-8230781558363094018</id><published>2009-02-25T08:46:00.004+01:00</published><updated>2009-02-25T08:52:48.059+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='20 minutes'/><title type='text'>Les Tiberi de plus en plus isolés</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span"   style="  line-height: 16px; font-family:arial;font-size:13px;"&gt;&lt;h2 id="mna-titre" class="mna-titre" style="padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;&lt;h2 id="mna-titre" class="mna-titre" style="padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style=""&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;&lt;h2 id="mna-titre" class="mna-titre" style="padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style=""&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;Le tribunal de Paris organisait hier une confrontation générale des onze prévenus dans l'affaire des faux électeurs du 5e arrondissement, qu'elle étudie jusqu'au 4 mars. Si la fraude n'est plus à prouver, compte tenu des éléments fournis durant le procès, le juge Jean-Paul Albert a eu bien du mal à obtenir des aveux de la plus fidèle lieutenant de Jean et Xavière Tiberi.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;&lt;h2 id="mna-titre" class="mna-titre" style="padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: 16px; font-weight: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;&lt;div id="mna-texte" class="mna-texte" size="13px" style=" margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; "&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; margin-bottom: 0.5em; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Première adjointe du 5e au moment des faits, Anne-Marie Affret, qui occupe toujours ce poste et défend le couple bec et ongles, a refusé de dévoiler le nom de ses donneurs d'ordres. « Il y a des responsabilités ?, lui demande le président. - Sûrement monsieur. - Dans cette salle ? - On est tous là de toute façon. - C'étaient des personnes au-dessus de vous ? - Forcément, oui. » Certes, elle recevait bien « des transmissions » de Xavière Tiberi sur différents sujets, mais « ce n'était pas un ordre ». « Jean Tiberi, c'était le cerveau, c'est évident, continue Anne-Marie Affret, évoquant les affaires courantes de la mairie. Les initiatives, c'est pas moi qui peux les prendre. » Jean Tiberi n'a, lui, « jamais, jamais, jamais » eu connaissance des problèmes de faux électeurs. « Je n'ai jamais fait un faux, jamais il n'y a eu de preuve. Et je m'en félicite », lance-t-il. Le juge, pourtant connu pour sa mesure jusqu'alors, lève les bras et les yeux au ciel. « C'est une manifestation spontanée alors ? Comment ça peut exister ? Comment ils arrivent ces faux électeurs ? » Pas de réponse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; margin-bottom: 0.5em; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Le chef du bureau des élections à l'époque, Olivier Favre, raconte ensuite les « radiations ciblées » dans le 5e. « On nous a dit de radier d'office les électeurs des lycées Henri-IV et Louis-le-Grand qui n'y habitaient plus, car ils ne votaient pas pour Jean Tiberi. Ces radiations étaient justifiées. Mais c'était une faute de s'arrêter uniquement à ces adresses. » Il évoquera aussi des séances de « photocopies de cartes électorales » tard le soir dans le bureau des élections. Selon le registre du gardien, Jean et Xavière Tiberi étaient de la partie. « 23 avril 1997, arrivée de Jean Tiberi à 22 h, départ de Jean et Xavière Tiberi à 23 h 12 », lit le juge. « Je ne sais pas pourquoi il écrit ça, je n'ai jamais mis les pieds dans ce bureau », répond Jean Tiberi. Anne-Marie Affret n'a pas la même capacité à nier. Face à une énième question du juge sur la responsabilité du couple, elle craque : « Je crois que je vais m'arrêter là, c'est trop, je ne sais plus où donner de la tête. J'espère que mon avocat me défendra bien », lâche-t-elle dans un soupir. Elle se retourne vers lui. Son défenseur a changé de place et s'assied désormais du côté de la partie civile, loin de la troupe des avocats du clan Tiberi. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-8230781558363094018?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/8230781558363094018/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=8230781558363094018' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/8230781558363094018'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/8230781558363094018'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2009/02/les-tiberi-de-plus-en-plus-isoles.html' title='Les Tiberi de plus en plus isolés'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-367743219539609818</id><published>2009-02-23T10:17:00.006+01:00</published><updated>2009-02-23T18:04:40.119+01:00</updated><title type='text'>La Guadeloupe expliquée à mes amis de métropole</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt:auto"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:Arial;"&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;Une grève contre la vie chère&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt; ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;Non. Pas vraiment.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;Le collectif qui mène la grève est un ensemble de 49 associations syndicales, politiques, associations de consommateurs et associations culturelles. Elle a déposé (un mois avant le début de la grève générale, et personne n'a jugé bon de s'en préoccuper) un cahier de 146 revendications réparties sur 10 chapitres. Parmi ces chapitres, un (un seul !) concerne la vie chère.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;Mais alors qu'est-ce que cette grève&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt; ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;Le collectif à l'initiative de cette grève s'appelle "LKP" : Lyannaj kont pwofitasyon (C'est du créole). Traduction "alliance contre le vol et les profits abusifs". C'est une mobilisation sans précédant. Le LKP parle de 100 000 personnes dans les rues (sur une population de 460 000, soit près du quart de la population). Au delà de la bataille des chiffres, une chose est sure : c'est historique. C'est la plus grande mobilisation de l'histoire de &lt;st1:personname productid="la Guadeloupe" st="on"&gt;la Guadeloupe&lt;/st1:personname&gt; et chaque sortie du LKP crée un nouveau record. Depuis une semaine, &lt;st1:personname productid="la Martinique" st="on"&gt;la Martinique&lt;/st1:personname&gt; emboîte le pas, la réunion depuis deux jours, et &lt;st1:personname productid="la Guyane" st="on"&gt;la Guyane&lt;/st1:personname&gt; s'y prépare.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;Qu'est-ce que la "pwofitasyon"&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt; ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;Surtout, ne pas traduire par "profit" (c'est un faux amis). La "pwofitasyon", ici peut se traduire comme je viens de dire par "profits abusifs". Dans le langage courant, "pwofitasyon" désigne l'abus de pouvoir qu'un puissant exerce sur quelqu'un dont il sait déjà qu'il est pus faible que lui, pour le rendre encore plus subordonné. L'exemple type, est celui des enfants dans la cours de récréation d'une école primaire. Les "grands" de CM2 peuvent exercer dans la cours des "pwofitasyon" sur les "petits" de CP, qui n'auront que leur yeux pour pleurer. (N'est-ce pas mignon, notre cher et tendre enfance ?)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;Les domaines de "pwofitasyon" sont multiples chez nous :&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;Le constat est le suivant. En Guadeloupe, les prix sont beaucoup plus élevés qu'en France et donc parmi les plus élevés d'Europe et du monde. On constate (pour les mêmes enseignes et les mêmes produits) des écarts de plus de 100% que l'éloignement (il faut bien payer le transport) n'explique pas (exemple : 84% sur les pâtes alimentaires). Selon tous les experts, après analyse de la chaîne, de la production au caddie du consommateur, en passant par le transport, le surcoût par rapport à l'hexagone ne devrait pas dépasser 10%. Les différences de prix constatées ressemblent donc fortement à.... du vol organisé.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;Quelques exemples de "pwofitasyon" dénoncés par le LKP&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt; :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;ul type="disc"&gt;  &lt;li class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt:auto;      mso-list:l0 level1 lfo1;tab-stops:list 36.0pt"&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;L'essence que payait les guadeloupeéns était l'une des      plus chère au monde. Il y a une crise internationale qui a fait exploser      le cours du pétrole, certes, mais cela n'explique absolument pas le cours      des prix en Guadeloupe (dans les DOM de manière générale). Aujourd'hui      qu'un début lumière commence à être fait sur la question, plus personne ne      le conteste. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt;  &lt;ul type="disc"&gt;  &lt;li class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt:auto;      mso-list:l1 level1 lfo2;tab-stops:list 36.0pt"&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;Le LKP a présenté à l'état son expertise des méthodes de      fixation des prix, résultat : tout le monde est d'accord sur le      constat qui consiste à dire que les prix sont anormaux (même ceux qui sont      contre la grève générale comme forme choisie pour le dénoncer) . Le      secrétaire d'état aux DOM, monsieur Yves Jego envisage même une action en      justice de l'Etat contre &lt;st1:personname productid="la SARA" st="on"&gt;la       SARA&lt;/st1:personname&gt; (Société Anonyme de Raffinage Antillaise) dont      l'actionnaire principal (70%) est TOTAL. Vous m'accorderez sans doute que      ce ne sont pas des nécessiteux. Et Jego (lui même), a dit que si après      enquête, il est démontré que &lt;st1:personname productid="la SARA" st="on"&gt;la       SARA&lt;/st1:personname&gt; a perçu des sommes indues (ce sera probablement le      cas), cette somme devra être remise aux guadeloupéens sous la forme d'un      fond pour la formation professionnelle. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;N.B : &lt;st1:personname productid="la SARA" st="on"&gt;La SARA&lt;/st1:personname&gt; est en situation de monopole en Guadeloupe, pas de concurrence. C'est elle qui distribue l'essence.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt; Quant aux prix de la grande distribution... une des pistes est de créer "un panier de la ménagère" constitué d'environ 100 produits sur lesquels la grande distributions n'aurait plus le droit de dépasser les prix de l'hexagone de plus de 10%, avec la création d'un organe bi-mensuel de contrôle des prix pour éviter de nouvelles dérives.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;N.B : Les géants de la distribution sont en situation de quasi monopole. Il s'agit principalement du groupe Hayot (Bernard Hayot est dans le top 120 des fortunes françaises). En plus ils détiennent l'importation et ont le monopole de la distribution sur plusieurs grandes marques. Pour accentuer le problème, les quelques concurrents existants sont des groupes amis (cousins, alliances...) puisque ce circuit est aux mains d'une ethno-classe compacte et réduite(**).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;(**) voir reportage assez édifiant de canal + "Les derniers maîtres de &lt;st1:personname productid="la Martinique" st="on"&gt;la Martinique&lt;/st1:personname&gt;"&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;Autre détail intéressant. Parmi les revendications sur le coup de la vie, il y a la baisse des tarifs des prestations bancaires. Et que s'est-il passé ? Dès que les banques en Guadeloupe (pourtant les mêmes que dans l'hexagone) ont pris connaissance des revendications les concernant, avant même que cette question ait été négociée, les banques ont adopté une baisse de leurs tarifs !! Permettez moi de penser que ça signifie que les tarifs étaient effectivement abusifs.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;Le reste des revendications ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;Elles traversent TOUS les domaines de la société. Vraiment tout. Les 9 autres chapitres : Education, Formation professionnelle, Emploi, Droits syndicaux et liberté syndicales, Services publics, Aménagement du territoire et infrastructures, Culture, et enfin "pwofitasyon" (il s'agit de réclamer des mesures pour contrôler désormais les prix). J'appelle ça un mouvement sociétal. Si certains persistent à parler de vie chère...je n'y peux rien. C'est un véritable cahier de Doléances. Il parcourt l'ensemble des domaines de la société.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;Rappelons que ces revendications sont au nombre de 146 et que le LKP a défini parmi ces 146, 19 à négocier immédiatement, puis d'autres qui demandent des réponses plus purement politiques voire institutionnelles, qui devront être débattues à long et moyen terme.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;Je peux, si vous le souhaitez, vous envoyer ce cahier de revendications.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;Mais alors... Pourquoi ne parle-t-on que de ces foutu 200€ que le LKP demande ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;Parce que cela fait partie effectivement des revendications et comme tout le monde s'y attendait, c'est le point qui bloque les négociations. Le LKP ne démord pas. Le patronat ne démord pas. Les positions se radicalisent.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;Commentaire personnel : Je trouve ça dommage qu'un si beau mouvement bloque sur un point que je considère comme étant secondaire en terme de portée sociétale sur le futur de &lt;st1:personname productid="la Guadeloupe." st="on"&gt;la Guadeloupe.&lt;/st1:personname&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;N.B : Il s'agit d'une augmentation de 200€ des bas salaires&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;Les guadeloupéens sont asphyxiés et meurent de faim alors ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;Mais pas du tout !! C'est cette question qui m'a poussé à écrire ce mail. Un ami métropolitain m'a appelé aujourd'hui pour me demander si on tenait le coup. Au début j'ai commencé à répondre que malgré la durée du conflit, la mobilisation était toujours de mise. Il me coupe : "Non, je voulais dire...Arrivez vous à remplir le réfrigérateur" !!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;st1:personname productid="la Guadeloupe" st="on"&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;La Guadeloupe&lt;/span&gt;&lt;/st1:personname&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt; est en grève générale depuis bientôt 4 semaines. Les hyper marchés et super marchés sont fermés. En revanche les petits commerces de proximités sont ouverts, mais les rayons des magasins sont de plus en plus vides...&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;MAIS : &lt;st1:personname productid="la Guadeloupe" st="on"&gt;La Guadeloupe&lt;/st1:personname&gt; s'organise. L'UPG (Union des Producteurs Guadeloupéens) ainsi que les pêcheurs font parti du LKP. Les poissons ne sont pas en grève : les pécheurs continuent à pêcher et à vendre leur poisson. Les animaux ne sont pas en grève : les éleveurs continuent à s'en occuper et à vendre leur viande. La terre n'est pas en grève : les cultivateurs continuent à travailler leurs exploitations et vendent leur denrées. Notre réfrigérateur n'a jamais été aussi plein.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;Les hyper marchés sont fermés, mais les marchés sont ouverts. Il y a mieux : des marchés populaires sont organisés devant les piquets de grève et un peu partout. Les producteurs y vendent leur denrées aux prix auxquels ils ont l'habitude de vendre aux super marchés. Conséquence : ils ne perdent pas leur récolte ni leur revenus, et le porte feuille du consommateur apprécie puisque les marges exorbitantes de la grande distribution ne sont plus là.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;Nous mangeons à notre faim et -fait intéressant- nous n'avons jamais autant consommé local !!&lt;br /&gt;Je n'ai pas de purée mousseline, je n'ai plus de pâtes Panzani... et alors ? J'ai des tubercules, des légumes, de la viande, du poisson, des fruits frais, des fruits secs, des fruits de mer... Et ça coûte moins cher que d'habitude.&lt;br /&gt;En fait, je crois que je n'avais jamais mangé aussi équilibré de ma vie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;Si vous n'avez jamais entendu tout ça, est-ce que la presse nationale fait de la désinformation ?&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;Je n'irai pas jusqu'à dire qu'on vous ment. Disons que parmi tout ce que les envoyés spéciaux des média nationaux voient, ils choisissent 5%, et le choisissent d'une manière assez surprenante.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;La première semaine, ils n'en parlaient pas. La deuxième semaine, ils n'ont montré que des images de touristes dont les vacances ont été gâchées par cette grève (je suis sincèrement désolé pour eux, mais c'est la vie). Ils ont montré des rayons de super marché vide et ont semblé vouloir dire que la rupture des stocks créait le plus grand désarroi... Ils ont fustigé une grève qui - dit-on - pénaliserait de manière irrémédiable l'économie Guadeloupéenne.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;span style="font-family:&amp;quot;Comic Sans MS&amp;quot;;mso-fareast-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;mso-bidi-Times New Roman&amp;quot;;mso-ansi-language: FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SAfont-family:&amp;quot;;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Puis Le secrétaire d'état aux DOM est arrivé en Guadeloupe. Il y a carrément déplacé son cabinet et son staff.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:Arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style=" ;font-family:'Comic Sans MS';"&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;La presse ne pouvait plus se contenter des mini sujets bâclés. Ils ont commencé à en parler un peu plus. Aujourd'hui, l'information que vous recevez est de plus en plus conforme à ce qui se passe.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Les "vrais" reportages font leur apparition. France inter a fait une longue émission dessus, j'ai pu voir un long article sur Elie Domota, porte parole du LKP dans je journal Le Monde. Libération a publié un long texte d'Ernest Pépin (écrivain Guadeloupéen)... Ça commence à changer. Pourtant, je suis persuadé que ceux qui ont tout lu de ce mail ont appris beaucoup de choses.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Pour les plus courageux, j'ajoute encore quelques points importants. Je quitte la description pour rentrer dans l'analyse (mais vous pouvez vous arrêter là).&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Xénophobie ? Racisme ? Les slogans ?&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Non, non, et trois fois non ! Le slogan principal repris depuis le 20 janvier en coeur par les manifestants :&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;st1:personname productid="La Gwadloup" st="on"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;La Gwadloup&lt;/span&gt;&lt;/st1:personname&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; sé tan-nou, &lt;/span&gt;&lt;st1:personname productid="La Gwadloup" st="on"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;la Gwadloup&lt;/span&gt;&lt;/st1:personname&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; sé pa ta yo. Yo péké fè sa yo vlé, adan péyi an-nou"&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Traduction littérale : " &lt;/span&gt;&lt;st1:personname productid="la Guadeloupe" st="on"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;La Guadeloupe&lt;/span&gt;&lt;/st1:personname&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; est à nous, &lt;/span&gt;&lt;st1:personname productid="la Guadeloupe" st="on"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;La Guadeloupe&lt;/span&gt;&lt;/st1:personname&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; n'est pas à eux. Ils ne feront pas ce qu'ils veulent dans notre pays"&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Traduction plus usuelle : "&lt;/span&gt;&lt;st1:personname productid="la Guadeloupe" st="on"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;La Guadeloupe&lt;/span&gt;&lt;/st1:personname&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; nous appartient, elle ne leur appartient pas. Nous ne les laisserons pas faire ce qu'ils veulent dans notre pays."&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;La question qui inquiète certains : Mais qui est ce nous et ce eux ?&lt;br /&gt;Nous = noirs ?&lt;br /&gt;Eux = blancs ? Si oui, lesquels ? Les blancs en général (métropolitains) ou les "béké", descendants des maitres d'esclaves et qui ont su conserver leur domination économique et d'influence grâce aux héritages de génération en génération depuis l'époque esclavagiste, jusqu'à présent (sans la diluer dans le reste de la population car le béké fait souvent attention à "conserver la race" (**)&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;(**) revoir reportage assez édifiant de canal + "Les derniers maîtres de &lt;/span&gt;&lt;st1:personname productid="la Martinique" st="on"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;la Martinique&lt;/span&gt;&lt;/st1:personname&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;" &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="Comic Sans MS&amp;quot;font-family:&amp;quot;;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; Selon moi, il ne s'agit pas de ça. Moi qui vit ce mouvement de l'intérieur, moi qui reprend ce refrain avec joie depuis 4 semaines, je n'ai jamais désigné le blanc par ce "eux" et tous les gens de mon entourage sans exception sont du même avis.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;u1:p&gt;&lt;/u1:p&gt;  &lt;/span&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;color:black;"&gt;&lt;u1:p&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/u1:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:Arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-367743219539609818?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/367743219539609818/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=367743219539609818' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/367743219539609818'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/367743219539609818'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2009/02/la-guadeloupe-expliquee-mes-amis-de.html' title='La Guadeloupe expliquée à mes amis de métropole'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-3284674139983426507</id><published>2009-02-20T08:32:00.000+01:00</published><updated>2009-02-20T08:33:06.104+01:00</updated><title type='text'>Les "limogés du président" et la notion de "responsabilité"</title><content type='html'>&lt;div class="type-gr"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Analyse &lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: 16px; font-weight: bold; "&gt;par Jean-Baptiste de Montvalon&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="type-gr"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;Le Monde&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="type-gr"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class="dt"&gt;&lt;br /&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class="ar-txt"&gt;&lt;i&gt;Responsable (latin &lt;/i&gt;responsum, de respondere, se porter  garant) : &lt;i&gt;Qui doit répondre de ses actes ou de ceux des personnes dont il a  la charge."&lt;/i&gt; Telle est la première définition donnée par le Larousse au terme  si souvent employé par Nicolas Sarkozy lorsqu'il veut traduire sa conception de  la gestion des affaires publiques.  &lt;p&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Remarque liminaire : le "responsable" est une personne. Exit les dossiers,  évaluations, revendications, argumentaires ; bref, tout ce qui fait la  complexité de la politique, que le chef de l'Etat présente comme une succession  d'affaires personnelles. Cette simplification à laquelle se livre M. Sarkozy  devant l'opinion est une première source de malentendus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comment comprendre en effet que la situation ne s'arrange pas alors que des  "responsables" ont été désignés et sanctionnés ? Le doute risque fort de  s'accroître au fur et à mesure que s'allonge la liste des limogés du président.  Passons sur les motifs et le bien-fondé - parfois contestable - des sanctions  prononcées. Que l'on sache, les moyens d'action des nationalistes corses n'ont  pas été enrayés par le départ de Dominique Rossi, ex-coordonnateur des forces de  sécurité sur l'île. Et le manque de moyens des hôpitaux psychiatriques n'a pas  disparu après la suspension du directeur de l'établissement de Saint-Egrève,  dans l'Isère.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La méthode, qui consiste à jeter en pâture quelques noms pour calmer la  fringale présumée de l'opinion, peut - au mieux - avoir un effet placebo à court  terme. Mais le risque est grand de la surenchère et/ou de la déception. D'autant  qu'en désignant - pour les sanctionner - des responsables à tour de bras, M.  Sarkozy risque fort de saper l'autorité liée à sa propre fonction.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On sait la propension de "l'omniprésident" à vouloir incarner à lui seul  l'exercice du pouvoir. Le premier ministre - et le gouvernement derrière lui - a  quasiment disparu de la "scène" politique, où se tient une sorte de one-man-show  permanent. Pour justifier que lui soit reconnu un rôle prépondérant, M. Sarkozy  a précisément invoqué ce principe de responsabilité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;"Plus la volonté politique s'affirme, plus la responsabilité politique  doit s'affirmer aussi. Il ne peut y avoir de pouvoir fort sans responsabilité  forte",&lt;/i&gt; soulignait le président de la République dans son discours sur les  institutions prononcé à Epinal, le 12 juillet 2007. &lt;i&gt;"Je souhaite que le  président gouverne&lt;/i&gt; (...). &lt;i&gt;Mais je souhaite que, dès lors, il soit amené à  rendre davantage de comptes",&lt;/i&gt; insistait-il.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce faisant, M. Sarkozy pointait le problème essentiel des institutions de la  V&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; République. Instaurée en 1962, l'élection du président au suffrage  universel lui a permis de prendre le pas sur le gouvernement, qui est pourtant  seul "responsable" devant le Parlement. Accentué en ce début de quinquennat, ce  hiatus se résume ainsi : le gouvernement est responsable, mais ne décide de  rien. Le président décide de tout, mais n'est pas responsable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si la réforme des institutions adoptée le 21 juillet 2008 augmente à la marge  les pouvoirs théoriques du Parlement, elle ne revient nullement sur  l'irresponsabilité politique du président. Au demeurant, la seule piste évoquée  par M. Sarkozy à Epinal, lorsqu'il se disait soucieux de &lt;i&gt;"rendre davantage de  comptes",&lt;/i&gt; était &lt;i&gt;"la possibilité que &lt;/i&gt;(le président)&lt;i&gt; puisse  s'exprimer une fois par an devant le Parlement pour expliquer son action"&lt;/i&gt;.  Mais cet exercice de communication - auquel M. Sarkozy n'a pas eu recours pour  l'instant - ne correspond nullement à la mise en jeu d'une quelconque  responsabilité politique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Celle-ci, comme le rappelait, à l'automne 2007, Bastien François, professeur  de science politique à l'université Paris-I et cofondateur de la Convention pour  la VI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; République (C6R), &lt;i&gt;"se mesure d'abord par rapport à l'état  d'une relation qui se dénomme "confiance""&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;"Les gouvernants&lt;/i&gt;,  précisait-il, &lt;i&gt;doivent être en permanence en mesure de rendre des comptes sur  l'usage qu'ils font ou ont fait de la confiance qui leur a été accordée."  &lt;/i&gt;Mais, en France, nulle "question de confiance" (ou motion de censure) ne  peut être déposée à l'encontre de notre président-arbitre, pourtant devenu un  &lt;i&gt;"président qui gouverne"&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour défendre sa pratique du pouvoir, M. Sarkozy invoque son refus de  l'hypocrisie. Lors de son entretien télévisé du 5 février, il a réaffirmé que  ses prédécesseurs, du général de Gaulle à François Mitterrand,  &lt;i&gt;"décidaient",&lt;/i&gt; &lt;i&gt;"y compris dans le détail"&lt;/i&gt;. Sans doute. Tout au  moins respectaient-ils les formes et les fonctions, comme celle de premier  ministre. Ce qui avait pour effet de ménager à leur profit des "fusibles" fort  utiles en période de crise.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Résumons : des responsables de peu sont sanctionnés par M. Sarkozy, qui  entend lui-même être responsable de tout alors qu'il n'encourt aucun risque.  Habitués à se voir livrer des "têtes" sur un plateau en toutes circonstances,  les Français pourraient avoir envie que le président se prenne lui-même au mot.  Il n'est pas sûr qu'il y songe. &lt;i&gt;"L'histoire "responsable mais pas coupable",  ce n'est pas mon genre",&lt;/i&gt; a certes déclaré le chef de l'Etat le 5 février.  Mais il s'agissait du préfet de la Manche.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-3284674139983426507?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/3284674139983426507/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=3284674139983426507' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/3284674139983426507'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/3284674139983426507'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2009/02/les-limoges-du-president-et-la-notion.html' title='Les &quot;limogés du président&quot; et la notion de &quot;responsabilité&quot;'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-3932559409762035595</id><published>2009-02-18T08:41:00.003+01:00</published><updated>2009-02-18T08:50:51.046+01:00</updated><title type='text'>LES SOCIALISTES AUX CÔTÉS DES ULTRA-MARINS</title><content type='html'>&lt;h2 class="storytitle"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); text-decoration: underline;"&gt;&lt;p&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(153, 0, 0); font-size: 13px;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;i style="mso-bidi-font-style:normal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial;"&gt;Depuis plus d'un mois, un mouvement social d'une rare ampleur touche &lt;/span&gt;&lt;st1:personname productid="la Guadeloupe. Un" st="on"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial;"&gt;la  Guadeloupe. Un&lt;/span&gt;&lt;/st1:personname&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial;"&gt; mouvement qui s'étend progressivement à toutes les Antilles et à &lt;/span&gt;&lt;st1:personname productid="la Réunion. Alors" st="on"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial;"&gt;la  Réunion. Alors&lt;/span&gt;&lt;/st1:personname&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial;"&gt; que le gouvernement piétine pour satisfaire les garanties légitimes des dom-tom en matière de pouvoir d'achat, deux délégations socialistes se sont rendues le week-end dernier aux Antilles et à &lt;/span&gt;&lt;st1:personname productid="la Réunion" st="on"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial;"&gt;la Réunion&lt;/span&gt;&lt;/st1:personname&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial;"&gt; pour rencontrer toutes les forces vives de ces territoires&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial;"&gt;.&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0); font-family: Georgia; font-size: 16px; font-weight: normal; "&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(255, 0, 80); font-size: 16px; "&gt;Intervention de Benoît HAMON, Porte-parole&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;&lt;div class="storycontent"&gt; &lt;p&gt;Je suis accompagné des élus qui ont participé à la mission PS qui s’est rendue dans les départements d’outre-mer, le week-end dernier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La question des salaires et du pouvoir d’achat qui se pose de manière hypertrophiée aux Antilles, menace maintenant de s’étendre sur tout le territoire métropolitain. Le Secrétariat national de ce matin a permis à travers ses échanges, de faire le point sur la situation. La Première secrétaire, Martine AUBRY recevra demain les élus socialistes des départements d’outre-mer avant leur rendez-vous avec le président de la République, pour établir une plateforme de revendications qui devrait être utile à l’Élysée, resté particulièrement inactif sur cette crise depuis le début. &lt;span id="more-1972"&gt;&lt;/span&gt;Nous ne pensons pas pour autant que la multiplication des revendications se traduise nécessairement par la multiplication des barrages. Il y a dans le pays un vrai problème de revendication de pouvoir d’achat et de salaires qui s’exprime. Il y a une mobilisation prévue le 19 mars. La redistribution des richesses et le financement défaillant des services publics font que les syndicats s’accordent tous pour remettre en cause la loi TEPA. Nous verrons comment le gouvernement répond à toutes ces préoccupations et s’il met tout en œuvre pour essayer de trouver un débouché positif à la crise.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="color:#ff0050;"&gt;&lt;strong&gt;Christian PAUL, président du laboratoire des idées&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous sommes allés aux Antilles et à la Réunion pour témoigner sur la gravité de la crise sociale qui touche les départements d’outremer. La situation est d’autant plus tendue que la crise n’est pas apparue ces derniers jours. Cette crise doit beaucoup au désengagement de l’Etat et de ses missions de régulation. Le silence présidentiel et la valse hésitation sur la gestion de la crise n’ont rien arrangé. Nous dénonçons donc l’inertie de l’État et sa forte responsabilité sur l’enlisement de la crise qui atteint maintenant son paroxysme.&lt;br /&gt;Nous adressons donc un message de solidarité à ces populations en difficulté car la demande sociale qui s’exprime est fondée. Les prix explosent et les domiens ne sont plus en mesure de faire face, étant donné leurs revenus insuffisants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous avons interpellé le gouvernement pour que l’État sorte de son isolement et retourne à la table des négociations. Les associations, les partenaires sociaux et même le patronat sont prêts à y revenir. Il faut donc que l’État reprenne sa place. C’est pourquoi le Parti  socialiste invite le président de la République à sortir de son silence. L’État a déserté son rôle de négociateur d’où le sentiment d’abandon perceptible. La demande des 200 euros d’augmentation est juste au regard des situations exceptionnelles et spécifiques de l’outre-mer et des écarts de prix et de revenus moyens. L’élaboration de la plateforme de revendication permettra d’ajuster cette demande. Car la négociation doit reprendre là où elle s’est interrompue, sur la revendication de 200 euros sur les salaires plus faibles et sur une juste répartition de l’effort demandé à la fois par les entreprises qui exercent un monopole, et  par l’État. Yves JEGO avait commencé à engager la discussion en ce sens avant qu’elle ne soit prise en otage par la négociation prévue entre les partenaires sociaux et l’Élysée, le 18 février. La crise menace maintenant de s’étendre sur tout le territoire. La situation exceptionnelle d’outre-mer nécessite une négociation spécifique car la situation est complexe et encore plus préoccupante. Elle nécessite un effort exceptionnel de la part de l’État. Il ne faudrait pas que l’État cède à la tentation de diaboliser les mouvements sociaux qui s’expriment car cela ne correspond en rien à ce que nous avons vu sur place. Des dérapages sont possibles parce que l’État a laissé pourrir le conflit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="color:#ff0050;"&gt;&lt;strong&gt;Intervention d’Arnaud MONTEBOURG, Secrétaire national chargé de la rénovation&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est toujours intéressant d’observer et utile d’être présent là où les conflits sont en gestation. A l’île de la Réunion, les problèmes de la vie chère sont décuplés par rapport à ce que nous connaissons en métropole et il y a une absence des pouvoirs publics. Il y a déjà une crise des carburants au mois de novembre qui n’a pas été soldée, et aujourd’hui les difficultés sont palpables. Un collectif contre la vie chère est en place et nous sentons la popularité de ses actions. Déjà des actions ont été menées dans les supermarchés pour alerter sur les difficultés rencontrées par les populations de l’île à vivre correctement. Nous appelons au dialogue et à l’ouverture sans tarder de négociations. Au gouvernement de les mener à bien. Si M. JEGO est venu avec 15 jours de retard avec les conséquences dramatiques que nous connaissons aux Antilles, il vaudrait mieux qu’il ait 15 jours d’avance à la Réunion pour éviter le même scénario. Les revendications posées sur la table pour le 5 mars sont des revendications légitimes. Le gouvernement a trop longtemps laisser pourrir la situation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-3932559409762035595?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/3932559409762035595/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=3932559409762035595' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/3932559409762035595'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/3932559409762035595'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2009/02/crise-aux-antilles-le-point-du-ps.html' title='LES SOCIALISTES AUX CÔTÉS DES ULTRA-MARINS'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-2568573556842048357</id><published>2009-02-17T08:33:00.000+01:00</published><updated>2009-02-17T08:34:01.891+01:00</updated><title type='text'>M. Sarkozy veut briser le consensus Francais sur l’OTAN, c’est une erreur grave</title><content type='html'>&lt;h2&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: 16px; "&gt;Communiqué de Laurent Fabius, ancien Premier Ministre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt;   &lt;div class="corps"&gt;   &lt;p class="spip"&gt; Depuis 1966 et la décision historique du Général de Gaulle, un consensus s’était établi sur la position de notre pays à l’égard de l’OTAN : allié des Etats-Unis mais pas aligné. Cette position, qui fait de nous des partenaires loyaux mais indépendants, correspond à nos intérêts et contribue à l’audience internationale de la France.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;L’intention de M. Sarkozy de rompre prochainement avec cette attitude constante depuis plus de 40 ans, au prétexte d’obtenir des commandements d’ailleurs mineurs, constitue une triple faute : nous aligner dorénavant sur les Etats-Unis, exclure toute évolution vers une réelle défense européenne, affaiblir la position internationale de la France : ce serait un recul considérable qui briserait le consensus national alors que la mission d’un chef de l’Etat est au contraire de le renforcer.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Nombreux sont les Français de toutes opinions qui ne l’acceptent pas. C’est pourquoi un débat national est indispensable sur ce sujet, dont je demande qu’il soit conclu par un vote.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;M. Sarkozy est Président de la République, il n’est pas propriétaire du destin de notre pays. Il ne lui appartient pas, par préjugé idéologique, de rompre avec les intérêts supérieurs de la France.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-2568573556842048357?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/2568573556842048357/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=2568573556842048357' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/2568573556842048357'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/2568573556842048357'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2009/02/m-sarkozy-veut-briser-le-consensus.html' title='M. Sarkozy veut briser le consensus Francais sur l’OTAN, c’est une erreur grave'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-8108740802819346945</id><published>2009-02-05T09:58:00.004+01:00</published><updated>2009-02-05T10:08:06.136+01:00</updated><title type='text'>Immigration en France : Eric Besson lance un appel à la délation</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  -webkit-border-horizontal-spacing: 2px; -webkit-border-vertical-spacing: 2px; font-family:Verdana;font-size:11px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style=""&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style=""&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;Bienvenue dans le monde de la délation. Un tire de séjour de 10 ans pour les clandestins qui dénoncent leurs passeurs, voici la nouvelle proposition d’Eric Besson. Pour expliquer son dispositif, le ministre français de l’Immigration a annoncé, mercredi, sur &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.europe1.fr/Info/Actualite-France/Politique/Immigration-des-papiers-en-echange-d-une-denonciation/(gid)/200169" class="spip_out" target="_blank" style="text-decoration: none; color: rgb(0, 53, 119); border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style=""&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;Europe 1&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style=""&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt; que son objectif « premier » était de « démanteler les filières ». Pas de doute, Eric Besson est le digne héritier de Brice Hortefeux…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style=" font-style: italic; font-weight: bold;font-family:arial;"&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;A partir de demain, les étrangers entrés illégalement en France pourront se voir délivrer un titre de séjour... s'ils dénoncent leur passeur. Ce matin, Eric Besson, le ministre de l'Immigration a annoncé sur&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="apple-converted-space"&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;Europe 1 qu'il allait signer, ce jeudi, une circulaire par laquelle&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="apple-converted-space"&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;«nous allons donner aux préfets la possibilité d'accorder des titres de séjour provisoire aux clandestins victimes de filières clandestines qui décideraient de les dénoncer&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;«Mettez-vous à la place de ces immigrés illégaux&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;, explique le ministre,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="apple-converted-space"&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=" ;color:#333333;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;ils sont aujourd'hui dans un statut qui ne leur permet pas de dénoncer leurs tristes conditions puisque, justement, ils n'ont aucune titre de séjour. Ils peuvent avoir peur d'aller voir la police ou la gendarmerie»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="apple-converted-space"&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;«Avec le système que nous allons mettre en place&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;, ajoute Besson,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="apple-converted-space"&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=" ;color:#333333;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;ils savent que s'ils dénoncent ceux qui les ont mis dans cette situation, ils peuvent obtenir instantanément un titre de séjour provisoire et coopérer avec la police»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;. Une bonne idée? L'association France terre d'asile en doute (&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.france-terre-asile.org/index.php/component/content/article/879"&gt;&lt;span style="color:#3F5D72;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;voir son communiqué&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;). Stéphane Maugendre, le président du Groupe d'information et de soutien des immigrés (Gisti) aussi. Interview.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-top:7.5pt;margin-right:0cm;margin-bottom:5.95pt;margin-left: 0cm"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;Pourquoi contestez-vous cette mesure?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;b style="mso-bidi-font-weight: normal"&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-top:7.5pt;margin-right:0cm;margin-bottom:5.95pt;margin-left: 0cm"&gt;&lt;b style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;&lt;span style=" ;color:#333333;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;La délation, par principe, est toujours sujette à caution. Sur un plan moral, c'est moralement condamnable. Et je pense que c'est aussi assez irréalisable. Un passeur c'est quoi? Ça va de celui qui fait inscrire sur son passeport comme son fiston quelqu'un qui ne l'est pas, au membre de la famille qui fait passer la frontière clandestinement à un cousin, à des trafiquants internationaux avec une organisation extrêmement perfectionnée comprenant la traversée de plusieurs pays jusqu'à l'arrivée en France dans un hôtel, la fourniture de faux papiers, le boulot, etc. Et tout ça est parcellisé, sécurisé. Les gens ne se connaissent pas les uns les autres. Le seul intérêt serait que l'étranger dénonce tout le réseau, mais comme il ne connaît que le petit passeur en bout de chaîne, quel intérêt? Et puis il risque d'y avoir des dérives, des mesures de rétorsion sur la famille restée au pays, des réglements de compte intra-familiaux. Le type qui dénonce va mettre en péril sa vie et celle de ses proches.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-top:7.5pt;margin-right:0cm;margin-bottom:5.95pt;margin-left: 0cm"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;Pour l'étranger, quel est le poids juridique d'une circulaire?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;b style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-top:7.5pt;margin-right:0cm;margin-bottom:5.95pt;margin-left: 0cm"&gt;&lt;b style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;&lt;span style=" ;color:#333333;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;C'est juste une instruction. En clair, la personne ayant dénoncé son passeur et qui se verrait refuser un titre de séjour par la préfecture serait démunie. Une circulaire n'a pas force de loi. Si elle porte l'affaire devant le tribunal administratif, c'est ce que lui dira le juge. Il faut arrêter de gouverner avec des circulaires. Sarkozy l'a utilisé pour la régularisation des parents sans-papiers d'enfants scolarisés, Hortefeux pour la régularisation des salariés. Qu'au moins Besson fasse une loi disant: s'il y a dénonciation, il y aura un titre de séjour.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-top:7.5pt;margin-right:0cm;margin-bottom:5.95pt;margin-left: 0cm"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;Besson dit que&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span class="apple-converted-space"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;«son objectif premier était de démanteler les filières»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=" ;color:#333333;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;, est-ce que cette mesure peut au moins avoir cet intérêt?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;b style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-top:7.5pt;margin-right:0cm;margin-bottom:5.95pt;margin-left: 0cm"&gt;&lt;b style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;&lt;span style=" ;font-family:Arial;color:#333333;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;Les filières sont d'autant plus puissantes, gagnent d'autant plus d'argent que c'est difficile d'obtenir un visa. Plus les procédures sont longues, plus les gens entrent clandestinement en France. Besson arrive à son ministère, il faut bien qu'il annonce quelque chose. Mais cette mesure ne résoudra rien, c'est juste de l'affichage&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-8108740802819346945?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/8108740802819346945/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=8108740802819346945' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/8108740802819346945'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/8108740802819346945'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2009/02/immigration-en-france-eric-besson-lance.html' title='Immigration en France : Eric Besson lance un appel à la délation'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-8807605150426934712</id><published>2009-01-21T15:58:00.000+01:00</published><updated>2009-01-21T16:06:18.697+01:00</updated><title type='text'>Obama attendu au tournant.</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 51, 51); font-family: Verdana; font-size: 12px; "&gt;&lt;p style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; display: block; margin-bottom: 5px; letter-spacing: 0.03em; line-height: 1.4em; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;Pas possible d’y échapper. Main droite levée, l’autre posée sur la Bible: la photo de Barack Obama, le nouveau président des Etats-Unis prêtant serment, est dans tous vos journaux ce matin. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;«Barack Obama promet de reconstruire l’Amérique»&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt; titre sobrement le quotidien économique &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.lesechos.fr/info/inter/4821481-obama-s-engage-a-jeter-les-bases-d-une-nouvelle-croissance-.htm" target="_blank" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; text-decoration: none; color: rgb(170, 34, 34); "&gt;&lt;em style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;Les Echos&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;. Plus incisif,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.humanite.fr/Barack-Obama-rendez-vous-avec-l-Histoire" target="_blank" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; text-decoration: none; color: rgb(170, 34, 34); "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;l&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;’Humanité&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;: &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;«Obama l’Amérique face aux tempêtes»&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Reconstruction», «Promesse», «défis»: ces mots reviennent à longueur de colonnes ce matin dans la presse. Et si l’ensemble des éditorialistes saluent l’investiture du président Obama, certains évoquent leur scepticisme. &lt;em style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; "&gt;«Enfin les difficultés commencent»&lt;/em&gt;, lance ainsi Etienne Mougeotte dans &lt;a href="http://www.lefigaro.fr/investiture-obama/index.php" target="_blank" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; text-decoration: none; color: rgb(170, 34, 34); "&gt;&lt;em style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; "&gt;le Figaro&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;. &lt;em style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; "&gt;«Les Américains ont élu Obama pour conjurer la crise, relancer l’économie, sauvegarder leur logement, protéger leur retraite, améliorer leur assurance-maladie, défendre leur environnement».&lt;/em&gt;Bref, conclut l’éditorialiste, &lt;em style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; "&gt;«Encore faudra-t-il que Barack Obama se donne les moyens de tenir ses promesses».&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; display: block; margin-bottom: 5px; letter-spacing: 0.03em; line-height: 1.4em; "&gt;D'ailleurs, titre&lt;em style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; "&gt; &lt;a href="http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20090120trib000333858/barack-obama-44eme-president-des-etats-unis.html" target="_blank" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; text-decoration: none; color: rgb(170, 34, 34); "&gt;La Tribune&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, &lt;em style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; "&gt;«pour Obama, le redressement commence aujourd’hui»&lt;/em&gt;. Au menu de cette première journée à la Maison Blanche: le retrait d’Irak, la fermeture du centre de Guantanamo et le plan anti-crise. &lt;em style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; "&gt;«Le premier jour au pouvoir donne le ton d’une présidence» &lt;/em&gt;rappelle certains.&lt;/p&gt;&lt;h3 style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Georgia, 'Times New Roman', Times, serif; font-weight: normal; font-size: 1.67em; margin-bottom: 5px; color: rgb(0, 0, 0); "&gt;Des millions de personnes saisies par «l'Obamania»&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;&lt;p style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; display: block; margin-bottom: 5px; letter-spacing: 0.03em; line-height: 1.4em; "&gt;La presse revient bien sûr en détail sur la cérémonie d’investiture qui a rassemblé hier près de deux millions de personnes sur le Mall à Washington. &lt;em style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; "&gt;&lt;a href="http://www.leparisien.fr/elections-americaines-2008/" target="_blank" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; text-decoration: none; color: rgb(170, 34, 34); "&gt;Le Parisien-Aujourd’hui en France&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; retrace «le film du jour» de cette cérémonie millimétrée quand &lt;a href="http://www.lefigaro.fr/investiture-obama/index.php" target="_blank" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; text-decoration: none; color: rgb(170, 34, 34); "&gt;&lt;em style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; "&gt;le Figaro&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; raconte comment &lt;em style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; "&gt;«toute la nuit, Washington a dansé dans les soirées chics et surpeuplées».&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; display: block; margin-bottom: 5px; letter-spacing: 0.03em; line-height: 1.4em; "&gt;&lt;a href="http://www.liberation.fr/monde/1101313-j-ai-traverse-tout-le-pays-pour-venir-ici" target="_blank" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; text-decoration: none; color: rgb(170, 34, 34); "&gt;&lt;em style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; "&gt;Libération&lt;/em&gt; propose une galerie de portraits&lt;/a&gt; de ces Américains&lt;em style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; "&gt;«qui ont traversé le pays pour voir Obama».&lt;/em&gt; &lt;em style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; "&gt;«C'est un jour de joie, pas seulement pour les Noirs mais pour tout le monde, il n'y a qu'à regarder autour de soi et l'on voit un vrai patchwork de gens de cultures différentes qui sont venus assister à cet événement incroyable.»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; display: block; margin-bottom: 5px; letter-spacing: 0.03em; line-height: 1.4em; "&gt;&lt;em style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; "&gt;«Le temps d’une cérémonie dans un froid glacial, l’Obamania a réchauffé la planète toute entière»&lt;/em&gt; s'enthousiasme Hervé Cannet dans &lt;a href="http://www.lanouvellerepublique.fr/dossiers/journal/index.php?dep=IG&amp;amp;num=1083258" target="_blank" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; text-decoration: none; color: rgb(170, 34, 34); "&gt;&lt;em style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; "&gt;La Nouvelle République du Centre.&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; display: block; margin-bottom: 5px; letter-spacing: 0.03em; line-height: 1.4em; "&gt;En France, aussi, on a fêté l’investiture d’Obama. Comme à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis. Interrogés par &lt;a href="http://www.leparisien.fr/elections-americaines-2008/" target="_blank" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; text-decoration: none; color: rgb(170, 34, 34); "&gt;&lt;em style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; "&gt;Le Parisien&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, une dizaine de jeunes racontent leur soirée. Scotchés devant leur télé, ils n’ont pas perdu une miette de la cérémonie. Et du discours d'investiture d'Obama.&lt;/p&gt;&lt;h3 style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Georgia, 'Times New Roman', Times, serif; font-weight: normal; font-size: 1.67em; margin-bottom: 5px; color: rgb(0, 0, 0); "&gt;«Un discours de crise»&lt;/h3&gt;&lt;p style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; display: block; margin-bottom: 5px; letter-spacing: 0.03em; line-height: 1.4em; "&gt;Ce discours d’investiture justement est longuement commenté. Certains journaux, comme &lt;em style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; "&gt;Libération &lt;/em&gt;ou&lt;em style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; "&gt; le Figaro&lt;/em&gt;, publient &lt;a href="http://www.liberation.fr/monde/0101313402-point-par-point-le-discours-d-investiture-de-barack-obama-nouveau-president-des-etats-unis" target="_blank" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; text-decoration: none; color: rgb(170, 34, 34); "&gt;le texte dans son intégralité&lt;/a&gt;. Pour &lt;a href="http://www.liberation.fr/obamaalamaisonblanche" target="_blank" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; text-decoration: none; color: rgb(170, 34, 34); "&gt;&lt;em style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; "&gt;Libération&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, Obama s'est posé en président de crise ouvrant &lt;em style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; "&gt;«l'ère des responsabilités»&lt;/em&gt;. &lt;em style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; "&gt;«Point de grande envolée, point d’effet oratoire soulevant à dessein la foule»&lt;/em&gt;souligne Laurent Joffrin dans son éditorial. &lt;em style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; "&gt;«Barack Obama a prononcé un discours sobre, réfléchi, loin du charisme hypnotique qui lui avait permis de lancer sa campagne.»&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Michel Lépinay de &lt;a href="http://www.paris-normandie.fr/index.php/cms/27/theme/6/France__Monde" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; text-decoration: none; color: rgb(170, 34, 34); "&gt;&lt;em style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; "&gt;Paris Normandie&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, Obama &lt;em style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; "&gt;«a accompli l’exercice avec éloquence, faisant la synthèse de l’ensemble des positions développées pendant sa campagne électorale». &lt;/em&gt;Même tonalité dans &lt;em style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; "&gt;La Presse de la Manche&lt;/em&gt;: le discours a été&lt;em style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; "&gt;«généreux, rassembleur, pacificateur»&lt;/em&gt;. Obama «&lt;em style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; "&gt;incarne la fin d’un cauchemar, de la ségrégation et du racisme»&lt;/em&gt;, écrit Jean Levallois.&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-8807605150426934712?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/8807605150426934712/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=8807605150426934712' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/8807605150426934712'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/8807605150426934712'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2009/01/obama-attendu-au-tournant.html' title='Obama attendu au tournant.'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-5814985400584370195</id><published>2009-01-20T11:14:00.004+01:00</published><updated>2009-01-20T11:24:07.935+01:00</updated><title type='text'>Suppose que tu n'existes pas, et sois libre</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style=" font-style: italic; font-weight: bold;font-size:18px;"&gt;Tu n'as pas aujourd'hui de pouvoir sur demain;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style=" font-style: italic; font-weight: bold;font-size:18px;"&gt;L'anxiété de demain est inutile.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style=" font-style: italic; font-weight: bold;font-size:18px;"&gt;Si ton coeur n'est pas insensé, ne te soucie même pas du présent;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style=" font-style: italic; font-weight: bold;font-size:18px;"&gt;Sais-tu ce que vaudront les jours qu'il te reste à vivre?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style=" font-style: italic; font-weight: bold;font-size:18px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style=" font-style: italic; font-weight: bold;font-size:18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;Extrait des &lt;/span&gt;"Quatrains"&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt; d'Omar Khayyam&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-5814985400584370195?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/5814985400584370195/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=5814985400584370195' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/5814985400584370195'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/5814985400584370195'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2009/01/suppose-que-tu-nexistes-pas-et-sois.html' title='Suppose que tu n&apos;existes pas, et sois libre'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-6978136085948264957</id><published>2009-01-15T10:07:00.003+01:00</published><updated>2009-01-15T10:14:04.781+01:00</updated><title type='text'>Quand Besson flinguait la politique d’immigration de Sarkozy</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;Il y a pile deux ans, Eric Besson, probable futur ministre de l’Immigration attaquait Nicolas Sarkozy &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 51, 51); line-height: 18px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;- alors ministre de l'Intérieur - dans un ouvrage intitulé&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt; Les inquiétantes ruptures de M. Sarkozy. &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color: rgb(0, 0, 0);  font-style: normal; line-height: normal; font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 51, 51); line-height: 18px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0);  font-style: normal; line-height: normal; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Les paragraphes du chapitre consacré à l’immigration portent des titres éloquents: «les lois sur l’immigration ou la production assurée de clandestins», «la loi du 26 novembre 2003 ou un échec reconnu à mi-mot», «la loi du 24 juillet 2006 ou le faux alibi de l’immigration choisie».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;Au fil des pages, Besson se livre à un pilonnage en règle de la politique d’immigration de Sarkozy.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Morceaux choisis: «En supprimant ou en restreignant fortement les principaux dispositifs de régularisation, Nicolas Sarkozy se prive des outils permettant une régularisation au fil de l’eau et évitant ainsi les régularisations de masse. En d’autres termes, Nicolas Sarkozy fabrique des sans-papiers, lui qui prétend lutter contre l’immigration clandestine !» &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Autre morceau choisi: «La loi du 26 novembre 2003 avait deux objectifs selon le ministre de l’intérieur: “réformer la double peine” et “mettre un frein à la dérive des flux d’immigration créée par la loi Chevènement de &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;st1:metricconverter productid="1998”" st="on"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;1998”&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/st1:metricconverter&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; en dotant l’État de “véritables outils de lutte contre l’immigration clandestine”». «On peut aujourd’hui mesurer l’échec de chacune de ces deux ambitions», conclut Besson.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Enfin, à propos de la loi de 2006 qui avait pour objectif de privilégier l’immigration «choisie» contre l’immigration «subie» en créant notamment la carte Compétences et talents: «On peut tout d’abord contester la pertinence d’une telle politique qui consiste à favoriser l’installation professionnelle en France des diplômés étrangers de niveau au moins égal au master et qui octroie une carte de séjour “compétences et talents”», écrit Besson. Au lieu de faciliter la circulation des étrangers par l’octroi de visas à entrées multiples, cette politique favorise l’installation définitive en France et participe au pillage des élites des pays en développement».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-6978136085948264957?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/6978136085948264957/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=6978136085948264957' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/6978136085948264957'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/6978136085948264957'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2009/01/quand-besson-flinguait-la-politique.html' title='Quand Besson flinguait la politique d’immigration de Sarkozy'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-2669391163137958527</id><published>2009-01-09T10:35:00.003+01:00</published><updated>2009-01-09T12:09:11.332+01:00</updated><title type='text'>Vaniteux, faux modeste, grossier… Sarkozy a adressé ses vœux aux parlementaires.</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: x-large;"&gt;L&lt;/span&gt;e même. Que les sarkophiles se rassurent : en ces premiers jours de 2009, leur grand homme n’a pas changé. Il est juste un petit peu plus content de lui-même encore qu’à l’accoutumée. A l’Elysée, où s’est tenu hier le Conseil des ministres (avec traditionnel échange de vœux du gouvernement) puis une cérémonie groupée de vœux présidentiels aux parlementaires et au conseil de Paris, Nicolas Sarkozy est apparu paré de ses meilleurs atours face à une assistance médusée : vaniteux, faux modeste, grossier avec son prédécesseur Jacques Chirac (traité - sans le nommer explicitement bien sûr - de «roi fainéant») et meilleur public de ses blagues recuites.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;Durant ce pensum de plus de trois quarts d’heure, le député européen Jean-Marie Le Pen est allé deux fois se soulager aux toilettes de la salle des Fêtes. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a semblé bouillir intérieurement de ne pouvoir interrompre un chef de l’Etat lui servant du «Bertrand» pour mieux le ridiculiser sur «le Grand Paris» ou lui faire la leçon sur ce que devrait être l’opposition. Quant aux parlementaires de la majorité, ils doivent encore se demander ce qu’ils étaient venus faire au Palais. Comme à chaque fois qu’ils y sont convoqués, ils ont eu droit à leur cours magistral (avec force digressions) sur la crise financière et le rôle tout simplement génial - à l’entendre - joué par leur président pour éviter la catastrophe tant au plan national… que mondial. Avec ces ingrats de députés qui lui ont infligé un camouflet avec le texte sur le travail le dimanche, Nicolas Sarkozy a manié l’ironie en évoquant «l’absence d’affection des siens», le sentiment de «se sentir minoritaire dans sa propre famille». Avant de préciser : «Je ne dis pas ça à propos de moi.»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;Pour le reste, il a promis une rallonge aux banques et s’est félicité de leur avoir tant prêté, une bonne affaire pour l’Etat, selon lui : «Y a-t-il un seul d’entre vous qui a placé ses économies à 9 % ?» Puis sont arrivés les couplets maintes fois ressassés sur les méchants capitalistes et leurs bonus, la pertinence de plan de relance (lire page 17) et sa soi-disant «dérive monarchique» : «On dit "omniprésident". Je préfère qu’on dise ça que "roi fainéant". On en a connu.» Enfin, la crise à Gaza, où le chef de l’Etat s’est félicité (en l’absence de «leadership américain», a-t-il dit) d’avoir obtenu avec l’Egypte l’ébauche d’une trêve quotidienne de trois heures entre belligérants. Le millésime Sarkozy 2009 s’annonce comme un grand cru.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;Antoine Guiral (Libération)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-2669391163137958527?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/2669391163137958527/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=2669391163137958527' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/2669391163137958527'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/2669391163137958527'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2009/01/vaniteux-faux-modeste-grossier-sarkozy.html' title='Vaniteux, faux modeste, grossier… Sarkozy a adressé ses vœux aux parlementaires.'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-4910327306133362580</id><published>2009-01-08T15:02:00.003+01:00</published><updated>2009-01-08T15:10:59.184+01:00</updated><title type='text'>Egoprésident</title><content type='html'>&lt;h2&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); text-decoration: underline;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="text-decoration: underline; "&gt;&lt;a href="http://blogdelaurentfabius.wordpress.com/2009/01/07/egopresident/" title="Permalien"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;Par Laurent Fabius&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;                                  &lt;div class="snap_preview"&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 0pt 10pt; line-height: normal; text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;Je crois avoir été un des premiers, dès après son élection, à qualifier M.Sarkozy d’omniprésident. J’avais raison et j’avais tort.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 0pt 10pt; line-height: normal; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=" ;color:black;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Raison, parce que sa présidence se caractérise effectivement par une concentration des pouvoirs sans précédent. Un bon connaisseur a eu ce mot lapidaire et pertinent : « il décide de tout, tout seul, tout le temps ». Et il est vrai que le Premier Ministre et les ministres ont été transformés en collaborateurs ; que le Parlement, malgré la réforme constitutionnelle, est promis à devenir une chambre d’enregistrement ; que l’indépendance du judiciaire est placée sous menace quotidienne. Quant au pouvoir médiatique, en dépit de nombreux journalistes courageux, tout est fait, notamment ces jours-ci, pour le rendre docile.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 0pt 10pt; line-height: normal; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=" ;color:black;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Pour autant, le terme d’omniprésident n’épuise pas le fond du sujet. Car la vraie nature du sarkozysme ne consiste pas seulement dans cette monopolisation des pouvoirs, mais dans le fait que celle-ci a pour finalité elle-même. En politique intérieure comme extérieure, dans les affaires économiques comme sociales ou culturelles, le principal but de M.Sarkozy se révèle être…M.Sarkozy. Chaque chef de l’Etat, avec ses qualités et ses défauts, a consacré son mandat à une grande idée. De Gaulle, à « une certaine idée de la France ». Le président Pompidou, au développement industriel. Giscard, à la modernisation de la société. Mitterrand, à la construction européenne et Chirac au pacte républicain. La grande idée de M.Sarkozy parait être surtout lui-même. L’omniprésident est d’abord un égoprésident.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 0pt 10pt; line-height: normal; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=" ;color:black;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Cela ne signifie pas qu’on doive contester à l’intéressé l’énergie qu’il déploie. Ni que sa présidence ne puisse ici ou là rencontrer l’intérêt général. Mais son énergie est principalement consacrée à sa propre promotion. En ajoutant un codicille : les intérêts de ses proches ne sont jamais bien loin.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 0pt 10pt; line-height: normal; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=" ;color:black;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Si on a un doute, qu’on analyse donc sur un mois les décisions, les gestes, les mots de l’intéressé à travers cette grille de lecture de l’égoprésidence : tout s’éclaire.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-4910327306133362580?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/4910327306133362580/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=4910327306133362580' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/4910327306133362580'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/4910327306133362580'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2009/01/egoprsident.html' title='Egoprésident'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-4157171537682519745</id><published>2009-01-07T09:06:00.001+01:00</published><updated>2009-01-07T09:10:03.959+01:00</updated><title type='text'>Dante avec Abd Al Malik, Roméo et Juliette. Tout ça "c'est du lourd"</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Verdana; font-size: 12px; "&gt;&lt;p style="text-align: justify; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 5px; padding-right: 5px; padding-bottom: 5px; padding-left: 5px; "&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;Après le succès non démenti de son album Gibraltar vendu à plus de 250 000 exemplaires, Abd Al Malik revient encore plus fort avec son 3 ème album : Dante. Le rappeur signe les paroles des 13 titres de cet opus spirituel mis en musique par Gérard Jouannet et Bilal pour les mélodies. Alain Goraguer quant à lui, arrangeur historique de bon nombre d'albums de Serge Gainsbourg, y pose aussi son empreinte "avec des arrangements à l'ancienne".&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 5px; padding-right: 5px; padding-bottom: 5px; padding-left: 5px; "&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En général on donne pour titre à un album le nom d’une chanson, le nom d’un morceau de l’album. Cet album s’appelle « Dante ». Pourquoi ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet album s’appelle « Dante » parce que c’est avant tout un état d’esprit, une manière d’être au monde et une envie de redéfinir quelque chose. En l’occurrence je dirais, toute proportion gardée et en toute humilité, que l’idée c’est d’amener quelque chose de différent, de décloisonner au niveau musical. Et de dire qu’il est essentiel de sortir de nos ghettos. Le rapport entre Dante et la culture populaire, de mon point vue, c’est lorsque Dante passe du latin au toscan en écrivant « La divine comédie ». Un savoir qui est réservé à une certaine élite est amené au plus grand nombre. D’une certaine&lt;br /&gt;manière, c’est peut être un anachronisme, mais il crée une démocratisation du savoir. J’ai le sentiment que chaque artiste procède de la même manière.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 5px; padding-right: 5px; padding-bottom: 5px; padding-left: 5px; "&gt;&lt;strong&gt;Cet album, c’est toujours un album de rap, un album de slam, de chansons, d’autre chose, un album d’un autre genre ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Cet album c’est tout simplement un album de rap. Je suis convaincu que c’est le rappeur qui fait le rap et non pas l’inverse.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 5px; padding-right: 5px; padding-bottom: 5px; padding-left: 5px; "&gt;&lt;strong&gt;Vous avez dans ce disque fait une fois de plus appel à des gens qui sont des références de la chanson « classique ». Vous avez un duo avec Juliette Gréco. Vous avez fait appel à Gérard Jouannest pour composer la moitié de l’album. Vous avez fait appel à Alain Goraguer, un arrangeur et compositeur historique de la chanson française. Pourquoi cet appel à ces grands ainés ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le fait de travailler avec ces grands ainés, le fait de travailler avec Juliette Gréco, Gérard Jouannest et Alain Goraguer, c’est dire qu’en France on a un patrimoine artistique et culturel merveilleux. L’idée, c’est de pouvoir préserver le patrimoine et cultiver la modernité. Il y a vraiment cette idée là. Tous ces grands artistes ne doivent pas finir dans un musée. On doit être capable de se nourrir de l’énergie, de leur dynamique, et pouvoir amener quelque chose d’aujourd’hui, et presque de demain. Si on veut faire quelque chose de pertinent et de riche, on ne peut pas faire comme si rien ne s’était passé, comme si on arrivait tout à coup. C’est ça qui est intéressant. Mes pères rappeurs au Etats-Unis se nourrissent de leur patrimoine, la soul music… Je trouve que notre patrimoine à nous est tout aussi riche. L’idée est de faire du lien et montrer qu’il est de notre devoir d’être dans la dynamique impulsée par ces héros, ces artistes. C’est de cette manière qu’on pourra selon moi faire quelque chose de pertinent, qui fait sens et qui est en phase avec la France telle qu’elle est aujourd’hui.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 5px; padding-right: 5px; padding-bottom: 5px; padding-left: 5px; "&gt;&lt;strong&gt;Est-ce que vous pouvez nous raconter comment vous travaillez avec Gérard Jouannest, et comment vous avez travaillé avec Alain Goraguer en studio ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Ma manière de travailler avec Gérard Jouannest est assez simple. C’est une méthode qu’on a commencé dans mon album précédent « Gibraltar ». Gérard Jouannest se met au piano, il joue des choses. Et moi je dis « Tiens, ça c’est bien. Est-ce que tu peux le rejouer ? » Il le rejoue en boucle et moi je prends un stylo, une feuille et j’écris. Sa musique amène les mots, ça sort directement. On a procédé de cette manière là. Ensuite quand j’ai eu peaufiné mes textes et que j’ai pu les maquetter, c'est-à-dire des piano-voix, on a donné le tout à Alain Goraguer. Lui a rajouté les arrangements, tout le travail autour pour donner cette ampleur que je voulais donner. Ça s’est fait de façon assez fluide et simple. Tout était naturel. C’est comme si tous les trois on avait déjà travaillé ensemble. En l’occurrence, eux deux avaient déjà travaillé ensemble. D’ailleurs, c’est Gérard Jouannest qui m’a signalé que la première personne a lui avoir&lt;br /&gt;donné du travail dans le métier c’était Alain Goraguer il y a plus de cinquante ans.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 5px; padding-right: 5px; padding-bottom: 5px; padding-left: 5px; "&gt;&lt;strong&gt;En studio, comment ça s’est passé ? Ils ont enregistré l’orchestre et vous avez posé votre voix dessus ? Comment ça s’est fait ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;En studio, ça s’est fait à l’ancienne. Les musiciens sont là. Alain Goraguer est chef d’orchestre sur le pupitre et dirige l’orchestre. Jouannest est au piano, moi derrière un micro. On se regarde, un deux trois, et on enregistre. Il y avait cette idée de faire quelque chose de vivant. Il y a des choses qui se passent dans les yeux, c’est merveilleux. Encore une fois, ça s’est passé de manière très fluide. Deux prises au maximum, pas plus. Deux prises et l’affaire était réglée, sur chaque morceau.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 5px; padding-right: 5px; padding-bottom: 5px; padding-left: 5px; "&gt;&lt;strong&gt;Ça veut dire que, comme il y a six chansons enregistrées avec l’orchestre, deux prises chacune, vous avez été deux jours en studio pour enregistrer la moitié de l’album ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Non, on a enregistré en deux ou trois heures la moitié de l’album. Après on a fait des mises à plat mais ça a été très rapide. On a été une journée en studio et on a enregistré effectivement pendant deux heures. Le temps que les musiciens s’installent, les micros… Dès qu’on a commencé à enregistrer, c’est allé très vite. Alain Goraguer me disait que tout le monde travaillait comme ça avant. Ils faisaient des albums en deux jours, enregistrement et mixage le lendemain. Ça allait aussi vite que ça à l’époque. Aujourd’hui avec la technologie on peut faire plus de choses mais&lt;br /&gt;bizarrement, ça prend quand même plus de temps. Moi j’ai bien aimé le faire à l’ancienne.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 5px; padding-right: 5px; padding-bottom: 5px; padding-left: 5px; "&gt;&lt;strong&gt;Vous aviez déjà travaillé à l’ancienne, avec les prises directes avec l’orchestre ? Vous avez jusqu’à présent surtout travaillé comme le font tous les gens dans le rap, en enregistrant longuement en studio. Qu’est-ce que ça apporte de travailler aussi vite, pour la voix, l’expression ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Travailler aussi vite ça amène une certaine spontanéité et quelque chose de naturel. En termes d’émotion, il y a quelque chose d’inédit qui circule. C’est comme si on captait avec la même énergie qu’un live mais avec tous les arrangements qu’on peut faire avec un enregistrement studio. Il y a cette espèce de force qui se dégage en&lt;br /&gt;termes d’émotion. C’est surtout à ce niveau là. En termes d’émotion, il y a quelque chose de beaucoup plus fort. Evidemment, moi je travaille en amont et eux également du coup ça facilite. Mais il y a quelque chose de l’ordre de la spontanéité, de la fraicheur et de l’inédit. Une magie, une étincelle que quelqu’un comme moi, qui a longtemps travaillé de façon classique avec les bandes, ne trouve pas. Il y a quelque chose qu’on ne retrouve pas. Un petit quelque chose de différent.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 5px; padding-right: 5px; padding-bottom: 5px; padding-left: 5px; "&gt;&lt;strong&gt;Est-ce qu’en travaillant avec ces gens là, vous avez le sentiment de continuer une tradition, une oeuvre ? Est-ce que vous avez l’impression qu’il n’y a pas d’interruption entre des gens comme Brel, Gainsbourg qui ont travaillé avec&lt;br /&gt;Goraguer et vous, ce que vous êtes en train de faire ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;J’ai le sentiment lorsque je travaille avec Gérard Jouannest et Alain Goraguer de continuer quelque chose, d’être dans une tradition, mais sans prétention aucune. L’idée est de dire que ces grands artistes qui nous ont précédés nous ont donné quelque chose en relai. J’ai ce sentiment en tout cas. Ce qu’ils nous ont donné en relai, je pense qu’il ne s’agit pas de le laisser dans un musée ou de le regarder comme quelque chose d’indépassable. Il s’agit juste d’être dans la même énergie, dans cette envie, dans ce même élan à la fois artistique et, pour citer Brel, « aussi ne pas être à&lt;br /&gt;vendre ». Juste être un artiste. Encore une fois, je le dis sans prétention aucune. Il ne s’agit pas de les dépasser ou d’être à leur niveau. Il s’agit d’être soi. J’ai le sentiment que c’est ce qu’ils nous apprennent, la singularité. Le fait de ne pas avoir peur d’être soi. C’est merveilleux si on peut se nourrir de leur travail, de ce patrimoine merveilleux&lt;br /&gt;et que chacun apporte sa particularité. C’est ça qui m’intéresse.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 5px; padding-right: 5px; padding-bottom: 5px; padding-left: 5px; "&gt;&lt;img src="http://aka.sortiraparis.com/data/album/451/451-07710241dc7b03c2ace6e15c918a67c7-400w.jpg" border="0" alt="Abd Al Malik- 3" width="210" height="278" style="float: left; margin-top: 5px; margin-right: 5px; margin-bottom: 5px; margin-left: 5px; " /&gt;&lt;strong&gt;Dans « Gibraltar », il y avait cet hommage direct à Jacques Brel. Dans cet album, il y a des hommages et des allusions directes à d’autres grands artistes de la chanson française. Il y a « Paris mais », qui est une évidente référence à Claude Nougaro. Nougaro est un personnage important pour vous ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Nougaro est un personnage que j’ai découvert. Il y a même une petite histoire. Avec Bilal des NAP, qui a composé l’autre partie de l’album et qui m’accompagne toujours depuis NAP, on était en concert à Toulouse et notre accompagnateur était un fou de Nougaro. On connaissait Nougaro sans plus et lui nous disait « Nougaro, Nougaro… ». Bilal me dit qu’il va aller acheter l’anthologie de Nougaro pour qu’on en finisse. Il part avec l’anthologie, il l’écoute et il m’appelle pour me dire « Tu sais, Nougaro c’est vraiment bien, il y a des choses à faire ». Il me fait écouter les morceaux et c’est merveilleux. C’est vrai que pour moi Nougaro est un monument mais ce n’est pas un&lt;br /&gt;artiste vers lequel j’allais naturellement. J’ai découvert, je me suis dit que c’était merveilleux et qu’il fallait en faire quelque chose. J’ai fait « Paris Mais » en référence à son « Mais Paris », de la même manière que j’ai fait les autres sur la référence de Jacques Brel. Il s’agit de rendre hommage et d’amener la touche d’aujourd’hui, et de montrer que ce qui est merveilleux dans l’art en général, c’est cette possibilité de l’intemporalité. L’émotion traverse le temps et traverse les âges. Bilal et moi on a voulu rendre hommage à Nougaro de cette manière là.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 5px; padding-right: 5px; padding-bottom: 5px; padding-left: 5px; "&gt;&lt;strong&gt;Il y a un titre en hommage à Aimé Césaire. Aimé Césaire est mort alors que vous étiez en train d’écrire et de réaliser l’album. C’est un hommage très fort que vous lui rendez. Pour vous, qui est Aimé Césaire, le théoricien de la négritude ou d’abord un poète, un homme politique ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Concernant Aimé Césaire, la petite histoire est la suivante. Aimé Césaire est mort, c’est ce dont je parle dans le texte. Moi je suis au Maroc, je zappe à la télé et je vois les différents hommages qu’on lui rend. On parle de lui en tant qu’homme politique, en tant que théoricien de la négritude… Et j’ai le sentiment que ce n’est pas suffisant, que ce n’est pas que ça. J’ai l’impression que rendre véritablement hommage à Aimé Césaire c’est parlé du discours sur le colonialisme et de l’immense poète qu’il est. Le fait qu’il soit le théoricien de la négritude, ou homme politique, c’est un accident dû au contexte. S’il était né aujourd’hui ou un siècle plus tard, c’était le même grand poète, ça ce n’était pas un accident. Pour moi, lui rendre véritablement hommage c’est connaître ses poèmes, le connaître en tant que grand poète qu’il était. Immense poète français. Je me suis dit qu’humblement j’allais dire ce que représente&lt;br /&gt;intellectuellement, idéologiquement, philosophiquement Césaire pour moi et dire que tout ça n’a pas d’importance. C’est pour ça qu’à la fin du texte je dis qu’il faut rendre à Césaire ce qui appartient à Césaire et je déclare l’un de ses poèmes. Pour moi rendre un hommage à Césaire c’est ça.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 5px; padding-right: 5px; padding-bottom: 5px; padding-left: 5px; "&gt;&lt;strong&gt;La pochette, le packaging de l’album est extrêmement soigné. C’est une tendance actuellement pour les artistes majeurs de faire des disques très soignés. Vous tenez beaucoup à l’objet CD ? Vous vous accoutumez au fait que les disques pour beaucoup de gens sont uniquement numériques ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Je tiens énormément au disque objet. Pas tant parce qu’on est dans le téléchargement ou dans le virtuel aujourd’hui. Pour moi c’est tout aussi important et j’ai toujours fait en sorte d’avoir un objet soigné. Pour moi, un beau papier cadeau augure d’un beau cadeau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un des chocs à l’écoute de votre album, c’est « Le conte alsacien ». Vous rappez en Français et soudain vous vous mettez à rapper en langue alsacienne. Pourquoi ? Comment est-ce arrivé ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Dans « Le conte alsacien », le fait de rapper en alsacien était une envie depuis très longtemps. Mais il manquait la musique. J’étais avec Gérard Jouannest, il me joue quelque chose et je lui dis « Voilà, c’est ça ! ». C’est ce morceau que j’attendais depuis longtemps pour poser en alsacien. C’est une espèce de valse alsacienne et c’est venu&lt;br /&gt;naturellement. Dans « Le conte alsacien », je parle de l’histoire de ma famille, de mes parents. Ce qui m’intéressait, c’est ce paradoxe qui n’est en pas un. Mes parents sont originaires du Congo Brazzaville, ils sont arrivés en Alsace et ils ont fait leur vie en Alsace. Je voulais montrer qu’on s’approprie une terre quand notre coeur bat à l’unisson avec cette terre, avec ce peuple. Mais parents, moi-même et nous tous, on se sent véritablement alsaciens. En même temps, nos racines africaines et congolaises comptaient et comptent toujours énormément. Je voulais mettre cette&lt;br /&gt;complexité sur ce conte alsacien. C’était naturel de parler en alsacien.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 5px; padding-right: 5px; padding-bottom: 5px; padding-left: 5px; "&gt;&lt;strong&gt;Ce disque parle énormément de la France, de l’identité française, de la culture française, du drapeau français. Est-ce que vous pourriez dire que vous êtes une sorte de patriote ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Totalement. J’ose le dire et je le dis haut et fort : je suis un patriote. Toute ma démarche artistique est le prolongement de ça. J’explique ça artistiquement, le fait que de mon point de vue, tout trouve son origine dans la culture. C’est la culture qui donne la flamboyance. J’ose dire que je suis un patriote. Et j’ai vraiment le sentiment qu’il y a un génie français, quelque chose qui nous donne une particularité. Il y a quelque chose qui dans le monde nous positionne d’une manière particulière. Ce qui est merveilleux c’est que la richesse et la diversité de la communauté nationale donne encore plus de force à ce génie français. Elle donne encore plus de richesse à ce génie français. C’est ce que j’ai envie de faire avec ma musique, porter le drapeau.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 5px; padding-right: 5px; padding-bottom: 5px; padding-left: 5px; "&gt;&lt;strong&gt;Est-ce que c’est un disque politique ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;C’est un disque éminemment politique, c’est un disque citoyen. Ce n’est pas un disque politique au sens politique politicienne. C’est un disque militant au sens sartrien du terme, et en même temps un disque éminemment spirituel.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Vous faites allusion dans votre disque à beaucoup d’écrivains, Dante, Deleuze, Sartre, Aimé Césaire. Quand on dit que Malik est un intello, vous l’acceptez ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Moi je dis que Malik est juste Malik tel qu’il est. Chacun y va de son étiquette mais moi je suis juste moi. Après c’est une question de perspective. La musique que je fais, j’ai le sentiment et je l’ai vu, elle peut sauver des vies. Sans prétention aucune. Moi quand j’étais gamin, il y a des artistes qui m’ont donné envie de lire des bouquins, qui m’ont&lt;br /&gt;questionné sur moi même, qui ont participé au fait que j’avance. J’ai envie d’être de ceux là. Je pense qu’un artiste n’est pas là pour amener de la facilité mais de la complexité. C’est mon point de vue et je suis là pour ça, amener de la complexité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://aka.sortiraparis.com/data/album/451/451-1884a0ff03151eb0d2826f92fb25996e-400w.jpg" border="0" alt="Abd Al Malik 2" width="211" height="281" style="float: left; margin-top: 5px; margin-right: 5px; margin-bottom: 5px; margin-left: 5px; " /&gt;&lt;strong&gt;Vous dites que vous voulez amener de la complexité. Il se trouve que le monde dans lequel on vit est lui aussi de plus en plus complexe. Est-ce que ça ne serait pas plus facile de faire comme beaucoup d’autres et donner des solutions simples, avec des slogans. Parfois vous avez des positions courageuses, difficiles, audacieuses. Est-ce que vous n’avez pas parfois la tentation de faire simple avec des gros slogans?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Un artiste ne vit pas à côté ou en périphérie de la société. Un artiste est traversé par les remous, les mouvements de la société et du monde. De mon point de vue, un artiste est une sorte de pythie, ou d’oracle. Parfois on dit des choses qui nous dépasse, des choses qu’on vit. A partir de là, ce qu’on va dire sera forcément en lien avec le quotidien et les préoccupations du peuple, des gens. Je ne peux donc pas me forcer à faire quelque chose de simple ou de différent. Je suis tout simplement moi. Je souffre avec tout le monde, j’ai les préoccupations de tout le monde ; ce que je vais&lt;br /&gt;dire et écrire sera connecté aux préoccupations de chacun. Ça sera connecté à mes propres préoccupations. Je ne peux pas faire semblant. J’ai un devoir impérieux d’être moi.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Est-ce que vous pouvez nous parler de votre duo avec Juliette Gréco ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;Je voulais depuis longtemps travailler avec une rappeuse. Depuis le début, je me suis dit que j’allais travaillé avec la rappeuse numéro un en France. Et cette chanteuse s’appelle Juliette Gréco. J’ai eu cet extrême honneur de travailler avec elle. C’est ce que je peux dire.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 5px; padding-right: 5px; padding-bottom: 5px; padding-left: 5px; "&gt;&lt;strong&gt;Vous avez aussi travaillé en couple, vous avez écrit et enregistré avec Wallen. Ça s’est passé comment ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le travail avec Wallen c’est toujours très simple. On ne prépare pas. Elle a sa carrière et moi j’ai la mienne, il y a une sorte d’émulation, on regarde le travail de chacun. En studio, elle est venue quand on faisait « Paris mais », elle écoute, elle dit « tu pourrais faire ça en refrain, transformer le refrain comme ça… ». Je lui dis qu’elle peut le faire&lt;br /&gt;et elle le fait. Ça se passe comme ça, pareil je vais la voir en studio. Dans le morceau « Raconte-moi Madagh », je lui ai dit : « Si tu devais m’écrire quelque chose, à la fois en musique et paroles, qu’est-ce que tu ferais ? ». Un jour, elle me dit de venir en studio et qu’elle a quelque chose. Sur ce morceau, on est de grands admirateurs du travail de Thom Yorke. C’est un peu inspiré de ça.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Il y a un titre que nos amis du sud vont forcément remarquer, c’est « Le Marseillais », une chanson bouleversante. Marseille et l’esprit marseillais, c’est important pour l’homme et le rappeur Malik ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Marseille est doublement important pour moi. C’est important pour l’homme Malik parce que j’ai des amis à Marseille. Mon manager vient de la région, il m’a fait connaître et aimer cette région. C’est important pour l’artiste Malik parce qu’à chaque fois que j’y ai fait un concert, il y a une sorte d’accueil et de chaleur particulière. Ils me reçoivent comme si j’étais l’un des leurs et ça c’est merveilleux. Et il y a cette histoire que je raconte dans « Le marseillais ». C’est un marseillais qui est venu chez nous en Alsace, à Strasbourg. Je raconte son histoire. Lui nous parlait de Marseille. Pour moi Marseille était quelque chose de merveilleux. Le jour où j’ai vu Marseille véritablement, j’ai vu et j’ai compris qu’il avait raison, Marseille a un esprit particulier. Un esprit proche, différent mais proche, de l’esprit alsacien. J’ai l’impression que le particularisme c’est une chose, mais à l’intérieur il y a quelque chose qui fait le lien. Il y a une identité forte où on se retrouve. Je me suis retrouvé à Marseille, comme lorsque je suis chez moi en Alsace. Cette ville résonne particulièrement pour moi.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 5px; padding-right: 5px; padding-bottom: 5px; padding-left: 5px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt; Interview réalisée par Bertrand Dicale&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-4157171537682519745?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/4157171537682519745/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=4157171537682519745' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/4157171537682519745'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/4157171537682519745'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2009/01/dante-avec-abd-al-malik-romo-et.html' title='Dante avec Abd Al Malik, Roméo et Juliette. Tout ça &quot;c&apos;est du lourd&quot;'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-4133555457297062625</id><published>2009-01-06T09:20:00.002+01:00</published><updated>2009-01-06T09:21:45.043+01:00</updated><title type='text'>L'ennemi</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span"  style=" ;font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial;"&gt;Ma jeunesse ne fut qu’un ténébreux orage,&lt;br /&gt;Traversé çà et là par de brillants soleils ;&lt;br /&gt;Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage,&lt;br /&gt;Qu’il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà que j’ai touché l’automne des idées,&lt;br /&gt;Et qu’il faut employer la pelle et les râteaux&lt;br /&gt;Pour rassembler à neuf les terres inondées,&lt;br /&gt;Où l’eau creuse des trous grands comme des tombeaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et qui sait si les fleurs nouvelles que je rêve&lt;br /&gt;Trouveront dans ce sol lavé comme une grève&lt;br /&gt;Le mystique aliment qui ferait leur vigueur ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;– Ô douleur ! ô douleur ! Le Temps mange la vie,&lt;br /&gt;Et l’obscur Ennemi qui nous ronge le cœur&lt;br /&gt;Du sang que nous perdons croît et se fortifie !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;Charles Baudelaire&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-4133555457297062625?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/4133555457297062625/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=4133555457297062625' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/4133555457297062625'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/4133555457297062625'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2009/01/lennemi.html' title='L&apos;ennemi'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-8999820807719580461</id><published>2009-01-04T15:59:00.002+01:00</published><updated>2009-01-04T18:25:35.115+01:00</updated><title type='text'>ET SI OBAMA ETAIT AFRICAIN ?</title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;em&gt;note d’espoir de Clotaire T-L, Douala, Cameroun&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=";font-family:arial;font-size:130%;"  &gt;Les Africains ont jubilé avec la victoire d’Obama. Je suis l’un d’eux. Après une nuit sans fermer l’œil dans la pénombre irréelle de l'aube, des larmes ont jailli de mes yeux quand il a prononcé son discours de victoire. Moi aussi j’avais gagné. Le bonheur m’avait déjà envahi quand Nelson Mandela avait été libéré et que le nouvel homme d’État allait consolider un chemin de dignité pour l’Afrique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la nuit du 5 novembre 2008, le nouveau président nord-américain n'était pas seulement un homme qui parlait, c'était la voix étouffée de l'espérance qui se dressait à nouveau, libre, en chacun de nous. Mon cœur avait voté. Habitué à demander peu, je fêtais une victoire démesurée. Quand je suis sorti dans la rue, ma ville s'était comme transportée à Chicago, Noirs et Blancs respirant, communiant dans un même étonnement de bonheur. Car la victoire d’Obama n'était pas la victoire dune « race » sur une autre : sans la participation massive des Américains de toutes les couleurs, y compris de la majorité blanche, les États-Unis d'Amérique ne nous auraient pas donné cette raison de tant espérer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les jours qui ont suivi cette victoire, j'ai entendu les réactions euphoriques venant des quatre coins de notre continent, des personnes anonymes, de simples citoyens voulaient témoigner de leur bonheur. En même temps, j’ai pris note, avec une certaine réserve, des messages de solidarité des dirigeants africains qui presque tous appelaient Obama « notre frère ». Tous ces dirigeants étaient-ils vraiment sincères ? Obama est-il apparenté à tant de gens politiquement si divers ? J'ai quelques doutes dans notre fébrilité à ne voir des préjugés que chez les autres, nous ne sommes pas capables en effet de voir nos propres sentiments racistes et nos xénophobies. Dans notre urgence à condamner l'Occident, nous oublions d'accepter les leçons qui nous parviennent de l'autre côté du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si Obama était africain, un de ses concurrents mettrait en place une modification de la Constitution pour prolonger son mandat au-delà du terme prévu pour le sien et notre Obama devrait attendre encore de longues années pour pouvoir à nouveau se porter candidat. Si nous tenons en effet compte de la permanence au pouvoir en Afrique d'un même président, cela ne représente rien moins que 41 ans au Gabon, 39 ans en Libye, 28 ans au Zimbabwe, 28 ans en Angola, 27 ans en Egypte, 26 ans au Cameroun… Bref, une quinzaine de présidents au pouvoir sur notre continent pendant plus de 20 années consécutives ! Mugabe, par exemple, aura 90 ans quand il terminera son mandat actuel. Mandat qu'il a imposé au mépris du verdict populaire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si Obama était africain, il est probable qu'il serait le candidat d'un parti d'opposition et n'aurait alors même pas la possibilité de faire campagne. Les choses se passeraient comme au Zimbabwe ou au Cameroun. Il serait agressé physiquement et harcelé psychologiquement, il pourrait être emprisonné et dans le même temps on lui retirerait son passeport. Les petits « Bush » africains ne tolèrent pas d'opposition, ne tolèrent pas la démocratie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De tout ceci, la vérité c'est qu’Obama n'est pas africain, la vérité c'est que les Africains, les gens simples, les travailleurs anonymes ont commémoré de toute leur âme la victoire d’Obama. Mais je ne crois pas que les dictateurs et les corrompus d'Afrique aient le droit de s'inviter à cette fête. Le jour même où Obama a confirmé sa victoire dans les médias internationaux, les mauvaises nouvelles d'Afrique continuaient à s'amonceler : l'Afrique continuait à être victime de guerres, de mauvaises gestions, de l'ambition démesurée de politiciens cupides. Après avoir assassiné la politique, dans certains cas il ne reste que la guerre, dans d'autres l'abandon et le cynisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’y a qu'une façon de célébrer la victoire d’Obama dans les pays africains, c'est en luttant pour que de nouveaux signes d'espoirs puissent naître ici sur notre continent, c'est en luttant pour que les Obama africains puissent aussi sortir vainqueurs et que nous Africains de toutes ethnies vainquions avec ces Obama-là et puissions célébrer chez nous ce que nous célébrons aujourd'hui chez les autres.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-8999820807719580461?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/8999820807719580461/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=8999820807719580461' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/8999820807719580461'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/8999820807719580461'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2009/01/et-si-obama-etait-africain.html' title='ET SI OBAMA ETAIT AFRICAIN ?'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-3736801234982280145</id><published>2009-01-03T22:00:00.004+01:00</published><updated>2009-01-04T16:02:43.096+01:00</updated><title type='text'>Dorsal bossal</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="COLOR: rgb(104,92,38);font-family:times;font-size:14;"  &gt;&lt;p style="PADDING-RIGHT: 0px; PADDING-LEFT: 0px; PADDING-BOTTOM: 0px; MARGIN: 0px; PADDING-TOP: 0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="PADDING-RIGHT: 0px; PADDING-LEFT: 0px; PADDING-BOTTOM: 0px; MARGIN: 0px; PADDING-TOP: 0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="FONT-WEIGHT: bold;font-family:arial;font-size:100%;color:#000000;"   &gt;il y a des volcans qui meurent&lt;br /&gt;il y a des volcans qui demeurent&lt;br /&gt;il y a des volcans qui ne sont là que pour le vent&lt;br /&gt;il y a des volcans fous&lt;br /&gt;il y a des volcans ivres à la dérive&lt;br /&gt;il y a des volcans dont la gueule émerge de temps en temps&lt;br /&gt;véritables chiens de mer&lt;br /&gt;il y a des volcans qui se voilent la face&lt;br /&gt;toujours dans les nuages&lt;br /&gt;il y a des volcans vautrés comme des rhinocéros fatigués&lt;br /&gt;dont on peut palper la poche galactique&lt;br /&gt;il y a des volcans pieux qui élèvent des monuments à la gloire des peuples disparus&lt;br /&gt;il y a des volcans vigilants&lt;br /&gt;des volcans qui aboient&lt;br /&gt;montant la garde au seuil du Kraal des peuples endormés&lt;br /&gt;il y a des volcans fantasques qui apparaissent et disparaissent&lt;br /&gt;(ce sont jeux lémuriens)&lt;br /&gt;il ne faut pas oublier ceux qui ne sont pas les moindres&lt;br /&gt;les volcans qu’aucune dorsale n’a jamais repérés et dont la nuit les rancunes se construisent&lt;br /&gt;il y a des volcans dont l’embouchure est à la mesure exacte de l’antique déchirure.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="PADDING-RIGHT: 0px; PADDING-LEFT: 0px; PADDING-BOTTOM: 0px; MARGIN: 0px; PADDING-TOP: 0px"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="PADDING-RIGHT: 0px; PADDING-LEFT: 0px; PADDING-BOTTOM: 0px; MARGIN: 0px; PADDING-TOP: 0px"&gt;&lt;span style="font-family:'times new roman', times;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="FONT-STYLE: italic"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="FONT-WEIGHT: bold;font-size:130%;color:#000000;"  &gt;Aimé Césaire.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-3736801234982280145?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/3736801234982280145/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=3736801234982280145' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/3736801234982280145'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/3736801234982280145'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2009/01/dorsal-bossal.html' title='Dorsal bossal'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-3735900927897312687</id><published>2009-01-02T14:16:00.003+01:00</published><updated>2009-01-04T16:11:03.792+01:00</updated><title type='text'>El Desdichado</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Je suis le Ténébreux, - le Veuf, - l'Inconsolé,&lt;br /&gt;Le Prince d'Aquitaine à la Tour abolie :&lt;br /&gt;Ma seule &lt;/i&gt;Etoile&lt;i&gt; est morte, - et mon luth constellé&lt;br /&gt;Porte le &lt;/i&gt;Soleil noir&lt;i&gt; de la &lt;/i&gt;Mélancolie.&lt;/b&gt; &lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Dans la nuit du Tombeau, Toi qui m'as consolé,&lt;br /&gt;Rends-moi le Pausilippe et la mer d'Italie,&lt;br /&gt;La &lt;/i&gt;fleur &lt;i&gt;qui plaisait tant à mon coeur désolé,&lt;br /&gt;Et la treille où le Pampre à la Rose s'allie.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; &lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Suis-je Amour ou Phébus ?... Lusignan ou Biron ?&lt;br /&gt;Mon front est rouge encor du baiser de la Reine ;&lt;br /&gt;J'ai rêvé dans la Grotte où nage la sirène...&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; &lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Et j'ai deux fois vainqueur traversé l'Achéron :&lt;br /&gt;Modulant tour à tour sur la lyre d'Orphée&lt;br /&gt;Les soupirs de la Sainte et les cris de la Fée.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;b&gt;Gérard de Nerval&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-3735900927897312687?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/3735900927897312687/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=3735900927897312687' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/3735900927897312687'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/3735900927897312687'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2009/01/el-desdichado.html' title='El Desdichado'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-1903389494128988573</id><published>2009-01-02T14:12:00.001+01:00</published><updated>2009-01-02T14:14:58.128+01:00</updated><title type='text'>Qu'en avez-vous fait ?</title><content type='html'>&lt;h2 style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;  Vous aviez mon coeur,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Moi, j'avais le vôtre :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Un coeur pour un coeur ;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Bonheur pour bonheur !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Le vôtre est rendu,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Je n'en ai plus d'autre,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Le vôtre est rendu,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Le mien est perdu !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; La feuille et la fleur&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Et le fruit lui-même,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; La feuille et la fleur,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; L'encens, la couleur :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Qu'en avez-vous fait,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Mon maître suprême ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Qu'en avez-vous fait,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; De ce doux bienfait ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Comme un pauvre enfant&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Quitté par sa mère,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Comme un pauvre enfant&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Que rien ne défend,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Vous me laissez là,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Dans ma vie amère ;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Vous me laissez là,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Et Dieu voit cela !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt; &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Savez-vous qu'un jour&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; L'homme est seul au monde ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Savez-vous qu'un jour&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Il revoit l'amour ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Vous appellerez,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Sans qu'on vous réponde ;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Vous appellerez,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Et vous songerez !...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Vous viendrez rêvant&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Sonner à ma porte;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Ami comme avant,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Vous viendrez rêvant.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Et l'on vous dira :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; " Personne !... elle est morte. "&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; On vous le dira ;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Mais qui vous plaindra ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Marceline Desbordes-Valmore&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-1903389494128988573?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/1903389494128988573/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=1903389494128988573' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/1903389494128988573'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/1903389494128988573'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2009/01/quen-avez-vous-fait.html' title='Qu&apos;en avez-vous fait ?'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-4090711616515715016</id><published>2009-01-01T14:36:00.004+01:00</published><updated>2009-01-01T14:43:03.036+01:00</updated><title type='text'>La multiplicité de mes indignations</title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;A mon âge, je ne peux pas être avare de mes indignations. Il y a quelques jours, le pseudo-humoriste Dieudonné offrait au Zénith un spectacle où il avait invité Robert Faurisson, et mis en scène un homme vêtu d’un pyjama rayé. En même temps, Israël bombarde la bande de Gaza.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Pour moi, on ne doit pas laisser impuni le spectacle abject de cinq mille personnes ovationnant le négationniste Faurisson, mais en même temps on ne peut qu’être scandalisé par l’absence de toute sanction à l’égard d’un Etat - un gouvernement intérimaire - celui d’Israël, massacrant des enfants palestiniens.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;On connaît Dieudonné, c’est un hurluberlu que personne ne peut respecter, et cela n’est pas pour moi le plus grave. Le pire, ce sont ses cinq mille ovationneurs. J’ai 92 ans, et il m’est insupportable de voir que l’horreur de l’extermination des juifs par les nazis puisse aujourd’hui fournir un prétexte à faire rire. Les médias ont d’ailleurs considérablement réagi contre ce qui s’est passé au Zénith. Il va maintenant y avoir une poursuite judiciaire, donc on ne peut pas dire que l’affaire ait été passée sous silence. Cela dit, cette poursuite conduira à une nouvelle sanction dont Dieudonné se fiche visiblement. Ce sont les cinq mille spectateurs qui la mériteraient, car ils ont bafoué les droits de l’homme tels que les ont violés les nazis.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Mettre en parallèle ce qui s’est passé au Zénith et ce qui se passe à Gaza cette prison à ciel ouvert), est une double indication: celle qui nous oblige à rester vigilants sur ce qui est de l’antisémitisme, mais aussi celle qui nous impose de rester combatifs sur la violence sioniste et israélienne tout à fait inacceptable en terme de droit international.&lt;br /&gt;On dit que parmi les cinq mille spectateurs du Zénith, se trouvaient beaucoup de jeunes Français d’origine arabe qui s’identifient aux jeunes de la bande de Gaza. Raison de plus pour ne pas laisser passer une démonstration comme celle-là. Mais ça ne me paraît pas vraisemblable et la présence de Jean-Marie Le Pen dans l’assistance suffit à démontrer que le public était essentiellement constitué de membres de l’extrême droite.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Mais c’est Israël surtout qui me préoccupe. Il est incroyable d’entendre l’ambassadeur d’Israël en France dire, comme il l’a fait hier sur France Inter, que 500 000 Israéliens vivent sous la terreur depuis six ans. Que nous ayons laissé sans sanction internationale le gouvernement israélien ces cinq dernières années et encore tout récemment, constitue également un crime contre les droits de l’homme. En tant que porte-parole de la Déclaration universelle, je suis personnellement scandalisé par cette impunité. Si la communauté internationale doit intervenir en Israël c’est parce qu’elle est liée par les résolutions du Conseil de sécurité, et parce qu’on a promis à Annapolis. Or elle ne fait absolument pas face à ses obligations internationales.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Pourquoi est-elle quasi silencieuse ? Parce qu’elle est intimidée par Israël, elle redoute de se faire traiter d’antisémite, elle craint qu’on ne fasse pas toute sa place à ce peuple qui a été tellement martyrisé. Cela va à l’encontre même des valeurs du judaïsme qui sont des valeurs d’ouverture, de liberté et de réconciliation des religions : autant de mérites niés par le gouvernement israélien depuis la fin de la guerre des Six jours. La politique israélienne a combattu ceux qui militaient pour la paix (l’OLP, Oslo) et favorisé les partisans de la violence, plus crédibles, selon elle, à l’égard de la population. Si la communauté internationale n’intervient pas, on court à la catastrophe - déjà présente et meurtrière pour les Palestiniens - et à plus long terme pour Israël : car tant qu’Israël ne trouvera pas la voie vers deux Etats partenaires, il aura lui-même miné sa possibilité de survie dans le Proche-Orient.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Et il est faux de prétendre que le Hamas ne veut pas discuter. Comme l’a rappelé Marek Halter dans le Figaro d’hier, le Hamas a déjà clairement laissé entendre qu’à condition de s’en tenir à l’intérieur des frontières définies en 1967, il était prêt à reconnaître l’existence de l’Etat d’Israël.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Il ne faut pas avoir peur de la multiplicité de ses indignations. Ma génération qui a connu la Shoah et qui en a été affectée parmi ses proches et ses amis ne peut pas rester insensible, elle ne peut pas accepter, elle doit protester contre tout ce qui met en cause l’horreur&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:arial;"&gt;de cette période.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Stéphane Hessel ambassadeur de France&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Stéphane Hessel, né à Berlin le 20 octobre 1917, est un ancien résistant rescapé des camps d’extermination de Buchenwald et de Dora. Il a assisté à l’élaboration de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Dernier ouvrage :Citoyen sans frontières, entretien avec Jean-Michel Helvig, Fayard.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-4090711616515715016?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/4090711616515715016/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=4090711616515715016' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/4090711616515715016'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/4090711616515715016'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2009/01/la-multiplicit-de-mes-indignations.html' title='La multiplicité de mes indignations'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-5409626081593939843</id><published>2009-01-01T14:20:00.003+01:00</published><updated>2009-01-01T14:31:04.838+01:00</updated><title type='text'>Elégie</title><content type='html'>&lt;strong&gt;J'étais à toi peut-être avant de t'avoir vu.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ma vie, en se formant, fut promise à la tienne ;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ton nom m'en avertit par un trouble imprévu ;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ton âme s'y cachait pour éveiller la mienne.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je l'entendis un jour et je perdis la voix ;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je l'écoutais longtemps, j'oubliais de répondre ;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mon être avec le tien venait de se confondre :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je crus qu'on m'appelait pour la première fois.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Savais-tu ce prodige? Eh bien! Sans te connaître,&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;J'ai deviné par lui mon amant et mon maître,&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Et je le reconnus dans tes premiers accents,&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Quand tu vins éclairer mes beaux jours languissants.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ta voix me fît pâlir, et mes yeux se baissèrent.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Dans un regard muet nos âmes s'embrassèrent ;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Au fond de ce regard ton nom se révéla,&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Et sans le demander j'avais dit: &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;"Le voila !"Dès lors il ressaisit mon oreille étonnée ;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Et y devint soumise, elle y fut enchaînée.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;J'exprimais par lui seul mes plus doux sentiments ;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je l'unissais au mien pour signer mes serment.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je le lisais partout, ce nom rempli de charmes,&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Et je versais des larmes.D'un éloge enchanteur toujours environné,&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A mes yeux éblouis il s'offrait couronné.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je l'écrivais... bientôt je n'osais plus l'écrire,&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Et mon timide amour le changeait en sourire.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Il me cherchait la nuit, il berçait mon sommeil,&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Il résonnait encore autour de mon réveil :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Il errait dans mon souffle, et, lorsque je soupire,&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;C'est lui qui me caresse et que mon coeur respire.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Nom chéri! nom charmant! oracle de mon sort !&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Hélas! que tu me plais, que ta grâce me touche !&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tu m'annonças la vie, et, mêlé dans la mort,&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Comme un dernier baiser tu fermeras ta bouche.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Marceline Desbordes-Valmore&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-5409626081593939843?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/5409626081593939843/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=5409626081593939843' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/5409626081593939843'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/5409626081593939843'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2009/01/elgie.html' title='Elégie'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-8094249118564470932</id><published>2008-12-31T09:12:00.001+01:00</published><updated>2008-12-31T09:14:21.371+01:00</updated><title type='text'>Je Vis, Je Meurs...</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'times new roman'; "&gt;&lt;h2 align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="color:#999900;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;***&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-family:Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie ;&lt;br /&gt;J'ai chaud extrême en endurant froidure :&lt;br /&gt;La vie m'est et trop molle et trop dure.&lt;br /&gt;J'ai grands ennuis entremêlés de joie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout à un coup je ris et je larmoie,&lt;br /&gt;Et en plaisir maint grief tourment j'endure ;&lt;br /&gt;Mon bien s'en va, et à jamais il dure ;&lt;br /&gt;Tout en un coup je sèche et je verdoie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi Amour inconstamment me mène ;&lt;br /&gt;Et, quand je pense avoir plus de douleur,&lt;br /&gt;Sans y penser je me trouve hors de peine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, quand je crois ma joie être certaine,&lt;br /&gt;Et être au haut de mon désiré heur,&lt;br /&gt;Il me remet en mon premier malheur.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial; font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(153, 153, 0); font-family: 'times new roman'; font-weight: normal; "&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold; "&gt;Louise Labé&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:Georgia, Times New Roman, Times, serif;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold; "&gt; (1524-1566)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-8094249118564470932?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/8094249118564470932/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=8094249118564470932' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/8094249118564470932'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/8094249118564470932'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2008/12/je-vis-je-meurs.html' title='Je Vis, Je Meurs...'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-4037156596050593156</id><published>2008-12-31T09:02:00.003+01:00</published><updated>2008-12-31T09:09:04.622+01:00</updated><title type='text'>Ni moi sans vous, ni vous sans moi</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;D'eux deux il en fut ainsi&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;Comme il en va du chévrefeuille&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;Qui au coudrier s'y prend :&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;Quand il est enlacé et pris&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;Et tout amour du fût s'est mis&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;Ensemble ils peuvent bien durer;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;Qui les veut ensuite désunir&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;Fait tôt le coudrier mourir&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;Et le chévrefeuille avec lui.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;- Belle amie, ainsi est de nous :&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;Ni vous sans moi, ni moi sans vous&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;Marie de France (XIIe siècle)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-4037156596050593156?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/4037156596050593156/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=4037156596050593156' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/4037156596050593156'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/4037156596050593156'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2008/12/ni-moi-sans-vous-ni-vous-sans-moi.html' title='Ni moi sans vous, ni vous sans moi'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-8707787305108555237</id><published>2008-12-31T08:04:00.001+01:00</published><updated>2008-12-31T08:06:26.428+01:00</updated><title type='text'>La plus drôle des créatures</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 51, 102); font-family: verdana; font-size: 11px; "&gt;&lt;table style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; "&gt;&lt;tbody style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; "&gt;&lt;tr style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; "&gt;&lt;td colspan="2" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; "&gt;&lt;ul class="poeme1" style="padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; margin-top: 1em; margin-right: 2em; margin-bottom: 0px; margin-left: 1em; "&gt;&lt;ul class="poeme2" style="padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; margin-top: 0.5em; margin-right: 2em; margin-bottom: 0px; margin-left: 1em; "&gt;&lt;li style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; "&gt;&lt;td style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; "&gt;&lt;ul class="poeme1" style="padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; margin-top: 1em; margin-right: 2em; margin-bottom: 0px; margin-left: 1em; "&gt;&lt;ul class="poeme2" style="padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; margin-top: 0.5em; margin-right: 2em; margin-bottom: 0px; margin-left: 1em; "&gt;&lt;li style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Comme le scorpion, mon frère,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Tu es comme le scorpion&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Dans une nuit d’épouvante.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class="poeme1" style="padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; margin-top: 1em; margin-right: 2em; margin-bottom: 0px; margin-left: 1em; "&gt;&lt;ul class="poeme2" style="padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; margin-top: 0.5em; margin-right: 2em; margin-bottom: 0px; margin-left: 1em; "&gt;&lt;li style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Comme le moineau, mon frère,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Tu es comme le moineau&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Dans ses menues inquiétudes.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class="poeme1" style="padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; margin-top: 1em; margin-right: 2em; margin-bottom: 0px; margin-left: 1em; "&gt;&lt;ul class="poeme2" style="padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; margin-top: 0.5em; margin-right: 2em; margin-bottom: 0px; margin-left: 1em; "&gt;&lt;li style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Comme la moule, mon frère,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Tu es comme la moule&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Enfermée et tranquille.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class="poeme1" style="padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; margin-top: 1em; margin-right: 2em; margin-bottom: 0px; margin-left: 1em; "&gt;&lt;ul class="poeme2" style="padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; margin-top: 0.5em; margin-right: 2em; margin-bottom: 0px; margin-left: 1em; "&gt;&lt;li style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Tu es terrible, mon frère,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Comme la bouche d’un volcan éteint.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class="poeme1" style="padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; margin-top: 1em; margin-right: 2em; margin-bottom: 0px; margin-left: 1em; "&gt;&lt;ul class="poeme2" style="padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; margin-top: 0.5em; margin-right: 2em; margin-bottom: 0px; margin-left: 1em; "&gt;&lt;li style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Et tu n’es pas un, hélas,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Tu n’es pas cinq,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Tu es des millions.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class="poeme1" style="padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; margin-top: 1em; margin-right: 2em; margin-bottom: 0px; margin-left: 1em; "&gt;&lt;ul class="poeme2" style="padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; margin-top: 0.5em; margin-right: 2em; margin-bottom: 0px; margin-left: 1em; "&gt;&lt;li style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Tu es comme le mouton, mon frère,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Quand le bourreau habillé de ta peau&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Quand le bourreau lève son bâton&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Tu te hâtes de rentrer dans le troupeau&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Et tu vas à l’abattoir en courant, presque fier.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class="poeme1" style="padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; margin-top: 1em; margin-right: 2em; margin-bottom: 0px; margin-left: 1em; "&gt;&lt;ul class="poeme2" style="padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; margin-top: 0.5em; margin-right: 2em; margin-bottom: 0px; margin-left: 1em; "&gt;&lt;li style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Tu es la plus drôle des créatures, en somme,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Plus drôle que le poisson&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Qui vit dans la mer sans savoir la mer.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class="poeme1" style="padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; margin-top: 1em; margin-right: 2em; margin-bottom: 0px; margin-left: 1em; "&gt;&lt;ul class="poeme2" style="padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; margin-top: 0.5em; margin-right: 2em; margin-bottom: 0px; margin-left: 1em; "&gt;&lt;li style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Et s’il y a tant de misère sur terre&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;C’est grâce à toi, mon frère,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Si nous sommes affamés, épuisés,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Si nous somme écorchés jusqu’au sang,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Pressés comme la grappe pour donner notre vin,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Irai-je jusqu’à dire que c’est de ta faute, non&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Mais tu y es pour beaucoup, mon frère.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class="poeme1" style="padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; margin-top: 1em; margin-right: 2em; margin-bottom: 0px; margin-left: 1em; "&gt;&lt;ul class="poeme2" style="padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; margin-top: 0.5em; margin-right: 2em; margin-bottom: 0px; margin-left: 1em; "&gt;&lt;li style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; list-style-type: none; "&gt;&lt;em style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Nazim HIKMET, 1948.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-8707787305108555237?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/8707787305108555237/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=8707787305108555237' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/8707787305108555237'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/8707787305108555237'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2008/12/la-plus-drle-des-cratures.html' title='La plus drôle des créatures'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-738468810651896718</id><published>2008-12-31T07:59:00.001+01:00</published><updated>2008-12-31T08:01:38.098+01:00</updated><title type='text'>Dispositions poétiques</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'times new roman'; "&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Les étoiles n’avaient qu’un rôle :&lt;br /&gt;M’apprendre à lire&lt;br /&gt;J’ai une langue dans le ciel&lt;br /&gt;Et sur terre, j’ai une langue&lt;br /&gt;Qui suis-je ? Qui suis-je ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne veux pas répondre ici&lt;br /&gt;Une étoile pourrait tomber sur son image&lt;br /&gt;La forêt des châtaigniers, me porter de nuit&lt;br /&gt;Vers la voie lactée, et dire&lt;br /&gt;Tu vas demeurer là&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le poème est en haut, et il peut&lt;br /&gt;M’enseigner ce qu’il désire&lt;br /&gt;Ouvrir la fenêtre par exemple&lt;br /&gt;Gérer ma maison entre les légendes&lt;br /&gt;Et il peut m’épouser. Un temps&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et mon père est en bas&lt;br /&gt;Il porte un olivier vieux de mille ans&lt;br /&gt;Qui n’est ni d’Orient, ni d’Occident&lt;br /&gt;Il se reposer peut-être des conquérants&lt;br /&gt;Se penche légèrement sur moi&lt;br /&gt;Et me cueille des iris&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le poème s’éloigne&lt;br /&gt;Il pénètre un port de marins qui aiment le vin&lt;br /&gt;Ils ne reviennent jamais à une femme&lt;br /&gt;Et ne gardent regrets, ni nostalgie&lt;br /&gt;Pour quoi que ce soit&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne suis pas encore mort d’amour&lt;br /&gt;Mais une mère qui voit le regard de son fils&lt;br /&gt;Dans les œillets, craint qu’il ne blessent le vase&lt;br /&gt;Puis elle pleure pour conjurer l’accident&lt;br /&gt;Et me soustraire aux périls&lt;br /&gt;Que je vive, ici là&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le poème est dans l’entre-deux&lt;br /&gt;Et il peut, des seins d’une jeune fille, éclairer les nuits&lt;br /&gt;D’une pomme, éclairer deux corps&lt;br /&gt;Et par le cri d’un gardénia&lt;br /&gt;Restituer une patrie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le poème est entre mes mains, et il peut&lt;br /&gt;Gérer les légendes par le travail manuel&lt;br /&gt;Mais j’ai égaré mon âme&lt;br /&gt;Lorsque j’ai trouvé le poème&lt;br /&gt;Et je lui ai demandé&lt;br /&gt;Qui suis-je ?&lt;br /&gt;Qui suis-je ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Verdana; font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Verdana; font-weight: bold;"&gt;Mamoud Darwich&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-738468810651896718?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/738468810651896718/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=738468810651896718' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/738468810651896718'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/738468810651896718'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2008/12/dispositions-potiques.html' title='Dispositions poétiques'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-9115329873681780243</id><published>2008-12-30T17:04:00.001+01:00</published><updated>2008-12-30T17:04:51.886+01:00</updated><title type='text'>Excuse mélancolique</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:+1;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt; &lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;b&gt;Je ne vous aime pas, non, je n'aime personne,&lt;br /&gt;L'Art, le Spleen, la Douleur sont mes seules amours;&lt;br /&gt;Puis, mon cœur est trop vieux pour fleurir comme aux jours&lt;br /&gt;Où vous eussiez été mon unique madone.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;b&gt;Je ne vous aime pas, mais vous semblez si bonne.&lt;br /&gt;Je pourrais oublier dans vos yeux de velours,&lt;br /&gt;Et dégonfler mon cœur crevé de sanglots sourds&lt;br /&gt;Le front sur vos genoux, enfant frêle et mignonne.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;b&gt;Oh! dites, voulez-vous ? Je serais votre enfant.&lt;br /&gt;Vous sauriez endormir mes tristesses sans causes,&lt;br /&gt;Vous auriez des douceurs pour mes heures moroses,&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;b&gt;Et peut-être qu'à l'heure où viendrait le néant&lt;br /&gt;Baigner mon corps brisé de fraîcheur infinie,&lt;br /&gt;Je mourrais doucement, consolé de la vie.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:-1;"&gt;&lt;b&gt;Octobre 1880.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt; &lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;b&gt;Jules Laforgue&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-9115329873681780243?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/9115329873681780243/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=9115329873681780243' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/9115329873681780243'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/9115329873681780243'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2008/12/excuse-mlancolique.html' title='Excuse mélancolique'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-9219958561077102264</id><published>2008-12-30T17:02:00.002+01:00</published><updated>2008-12-30T17:05:41.302+01:00</updated><title type='text'>Tristesse</title><content type='html'>&lt;h2&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt;  &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;J'ai perdu ma force et ma vie,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Et mes amis et ma gaieté;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;J'ai perdu jusqu'à la fierté&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Qui faisait croire à mon génie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Quand j'ai connu la Vérité,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;J'ai cru que c'était une amie ;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Quand je l'ai comprise et sentie,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;J'en étais déjà dégoûté.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Et pourtant elle est éternelle,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Et ceux qui se sont passés d'elle&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ici-bas ont tout ignoré.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dieu parle, il faut qu'on lui réponde.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le seul bien qui me reste au monde&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Est d'avoir quelquefois pleuré.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Alfred de Musset&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-9219958561077102264?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/9219958561077102264/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=9219958561077102264' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/9219958561077102264'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/9219958561077102264'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2008/12/tristesse.html' title='Tristesse'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-2727217773564233676</id><published>2008-12-30T16:51:00.001+01:00</published><updated>2008-12-30T17:06:31.489+01:00</updated><title type='text'>L'éternel féminin</title><content type='html'>&lt;h2&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt;  &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Si mon Air vous dit quelque chose,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Vous auriez tort de vous gêner ;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Je ne la fais pas à la pose ;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Je suis La Femme, on me connaît.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Bandeaux plats ou crinière folle,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dites ? quel Front vous rendrait fou ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;J'ai l'art de toutes les écoles,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;J'ai des âmes pour tous les goûts.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Cueillez la fleur de mes visages,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Buvez ma bouche et non ma voix,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Et n'en cherchez pas davantage...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Nul n'y vit clair ; pas même moi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Nos armes ne sont pas égales,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Pour que je vous tende la main,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Vous n'êtes que de naïfs mâles,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Je suis l'Eternel Féminin !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mon But se perd dans les Etoiles !....&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;C'est moi qui suis la Grande Isis !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Nul ne m'a retroussé mon voile.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ne songez qu'à mes oasis....&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Si mon Air vous dit quelque chose,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Vous auriez tort de vous gêner ;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Je ne la fais pas à la pose :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Je suis La Femme ! on me connaît.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jules Laforgue&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-2727217773564233676?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/2727217773564233676/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=2727217773564233676' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/2727217773564233676'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/2727217773564233676'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2008/12/lternel-fminin.html' title='L&apos;éternel féminin'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-9064165507171927379</id><published>2008-12-30T11:46:00.009+01:00</published><updated>2008-12-30T17:13:34.141+01:00</updated><title type='text'>Le spleen  de Casablanca</title><content type='html'>&lt;span style=";font-family:arial;font-size:85%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;Je tire les rideaux&lt;br /&gt;pour pouvoir fumer à ma guise&lt;br /&gt;Je tire les rideaux&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:100%;" &gt;&lt;span style=";font-family:arial;font-size:100%;"  &gt;pour boire un verre&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:arial;font-size:100%;"  &gt;à la santé d'Abou Nouwas&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;      &lt;p  style="font-weight: bold;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;     Je tire les rideaux&lt;br /&gt;pour lire le dernier livre de Rushdie&lt;br /&gt;Bientôt, qui sait&lt;br /&gt;il faudra que je descende à la cave&lt;br /&gt;et que je m'enferme à double tour&lt;br /&gt;pour pouvoir&lt;br /&gt;penser&lt;br /&gt;à ma guise&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Les gardiens sont      partout&lt;br /&gt;Ils règnent sur les poubelles&lt;br /&gt;les garages&lt;br /&gt;les boîtes aux lettres&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="font-weight: bold;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;    Les gardiens sont partout&lt;br /&gt;dans les bouteilles vides&lt;br /&gt;sous la langue&lt;br /&gt;derrière les miroirs&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="font-weight: bold;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;     Les gardiens sont partout&lt;br /&gt;entre la chair et l'ongle&lt;br /&gt;les narines et la rose&lt;br /&gt;l'œil et le regard&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="font-weight: bold;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;     Les gardiens sont partout&lt;br /&gt;dans la poussière qu'on avale&lt;br /&gt;et le morceau qu'on recrache&lt;br /&gt;Les gardiens croissent et se multiplient&lt;br /&gt;A ce rythme&lt;br /&gt;arrivera le jour&lt;br /&gt;où nous deviendrons tous&lt;br /&gt;un peuple de gardiens&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p  style="font-weight: bold;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Mère&lt;br /&gt;ma superbe&lt;br /&gt;mon imprudente&lt;br /&gt;Toi qui t'apprêtes à me mettre au monde&lt;br /&gt;De grâce&lt;br /&gt;ne me donne pas de nom&lt;br /&gt;car les tueurs sont à l'affût&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  style="font-weight: bold;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Mère&lt;br /&gt;fais que ma peau&lt;br /&gt;soit d'une couleur neutre&lt;br /&gt;Les tueurs sont à l'affût&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  style="font-weight: bold;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Mère&lt;br /&gt;ne parle pas devant moi&lt;br /&gt;Je risque d'apprendre ta langue&lt;br /&gt;et les tueurs sont à l'affût&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  style="font-weight: bold;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Mère&lt;br /&gt;cache-toi quand tu pries&lt;br /&gt;laisse-moi à l'écart de ta foi&lt;br /&gt;Les tueurs sont à l'affût&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  style="font-weight: bold;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Mère&lt;br /&gt;libre à toi d'être pauvre&lt;br /&gt;mais ne me jette pas dans la rue&lt;br /&gt;Les tueurs sont à l'affût&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p  style="font-weight: bold;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ah mère&lt;br /&gt;si tu pouvais t'abstenir&lt;br /&gt;attendre des jours meilleurs&lt;br /&gt;pour me mettre au monde&lt;br /&gt;Qui sait&lt;br /&gt;Mon premier cri&lt;br /&gt;ferait ma joie et la tienne&lt;br /&gt;Je bondirais alors dans la lumière&lt;br /&gt;comme une offrande de la vie à la vie&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);font-family:Geneva,Arial,Helvetica,sans-serif;font-size:85%;"  &gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Abdellatif    Laâbi (1995)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style=";font-family:Geneva,Arial,Helvetica,sans-serif;font-size:85%;"  &gt;(À la mémoire      de Brahim Bouarram, jeune Marocain qui fut poussé et noyé dans      la Seine, à Paris, le 1er mai 1995, par une bande de skinheads qui      venait de se détacher d'une manifestation du Front national.)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-9064165507171927379?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/9064165507171927379/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=9064165507171927379' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/9064165507171927379'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/9064165507171927379'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2008/12/le-spleen-de-casablanca.html' title='Le spleen  de Casablanca'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-3578021620805523748</id><published>2008-12-30T11:31:00.002+01:00</published><updated>2008-12-30T17:10:40.741+01:00</updated><title type='text'>Femme noire</title><content type='html'>&lt;span style=";font-family:Georgia;font-size:130%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; &lt;span style="font-weight: bold;font-size:100%;" &gt;Femme nue, femme noire&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:arial;font-size:100%;"  &gt; Vêtue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté !&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:arial;font-size:100%;"  &gt; J'ai grandi à ton ombre, la douceur de tes mains bandait mes yeux.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:arial;font-size:100%;"  &gt; Et voilà qu'au cœur de l'Été et de Midi, je te découvre,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:arial;font-size:100%;"  &gt; Terre promise, du haut d'un haut col calciné&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:arial;font-size:100%;"  &gt; Et ta beauté me foudroie en plein cœur, comme l'éclair d'un aigle.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-weight: bold;font-family:arial;font-size:100%;"  &gt; Femme nue, femme obscure&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:arial;font-size:100%;"  &gt; Fruit mûr à la chair ferme, sombres extases du vin noir, bouche qui fait lyrique ma bouche&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:arial;font-size:100%;"  &gt; Savane aux horizons purs, savane qui frémis aux caresses ferventes du Vent d'Est&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:arial;font-size:100%;"  &gt; Tamtam sculpté, tamtam tendu qui gronde sous les doigts du vainqueur&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:arial;font-size:100%;"  &gt; Ta voix grave de contralto est le chant spirituel de l'Aimée.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-weight: bold;font-family:arial;font-size:100%;"  &gt; Femme nue, femme obscure&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:arial;font-size:100%;"  &gt; Huile que ne ride nul souffle, huile calme aux flancs de l'athlète, aux flancs des princes du Mali&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:arial;font-size:100%;"  &gt; Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles sur la nuit de ta peau&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:arial;font-size:100%;"  &gt; Délices des jeux de l'esprit, les reflets de l'or rouge sur ta peau qui se moire&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:arial;font-size:100%;"  &gt; À l'ombre de ta chevelure, s'éclaire mon angoisse aux soleils prochains de tes yeux.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-weight: bold;font-family:arial;font-size:100%;"  &gt; Femme nue, femme noire&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:arial;font-size:100%;"  &gt; Je chante ta beauté qui passe, forme que je fixe dans l'Éternel&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:arial;font-size:100%;"  &gt; Avant que le Destin jaloux ne te réduise en cendres pour nourrir les racines de la vie.&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léopold Sédar Senghor&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-3578021620805523748?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/3578021620805523748/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=3578021620805523748' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/3578021620805523748'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/3578021620805523748'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2008/12/femme-noire.html' title='Femme noire'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-3625591895412477547</id><published>2008-12-29T11:29:00.007+01:00</published><updated>2008-12-30T17:11:32.561+01:00</updated><title type='text'>Mon amour</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que j'avais senti la première odeur de l'été&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;j'avais cru que je vivrais mille ans&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;auprès de toi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;mais j'étais en retard il aurait fallu&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;prendre le train tes yeux&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;puis descendre à contre-voie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;parmi les bardanes et les orties violettes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;battre les buissons tambouriner&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;dessus avec des paumes de laine&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;cardée par les ronciers&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;l'avenir se chargea de me détromper&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;vira au bleu-silence&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;tandis que les gousses des genêts-à-balai&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;percutaient sec sur le ciel&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;plié à gauche dans l'odeur de tes doigts.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Thérèse Plantier&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;(1911-1990)&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Née à Nîmes en 1911, elle a habité longtemps à Faucon, village de Provence. Dès qu'elle commence à écrire, elle se revendique surréaliste surtout pour le caractère anti-conformiste du groupe. Elle rencontre Breton mais se tient à l'écart du mouvement, trouvant l'écrivain "trop mondain". Elle partage les idées des féministes, devient amie de Simone de Beauvoir et de Violette Leduc. On lui doit notamment une collaboration à une anthologie de la poésie féminine, parue chez Seghers en 1975. Sa poésie provocante, dérangeante dissèque le corps, évoque la destruction, le vide que seuls l'amour et la liberté peuvent éviter. André Breton disait de Thérèse Plantier qu'elle dégageait une "violente volonté de vertige"&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-3625591895412477547?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/3625591895412477547/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=3625591895412477547' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/3625591895412477547'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/3625591895412477547'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2008/12/mon-amour.html' title='Mon amour'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-7754274031945842769</id><published>2008-12-29T10:57:00.005+01:00</published><updated>2008-12-31T07:31:56.027+01:00</updated><title type='text'>Bernard Tapie : un cadeau de Noël de mauvais goût à la télévison publique</title><content type='html'>&lt;div id="titrenote-2365" class="titrenote"&gt;             &lt;a href="http://lamouette.blog.lemonde.fr/2008/12/25/bernard-tapie-cadeau-de-noel-de-mauvais-gout/"&gt;&lt;h2&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt;&lt;/a&gt;             &lt;/div&gt;          &lt;p&gt;&lt;img src="http://lamouette.blog.lemonde.fr/files/2008/12/tapie.1230481789.jpg" alt=" " align="left" width="195" height="132" /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Le père Noël est une ordure. La chose est désormais acquise, grâce à France 2. La chaîne publique avec un sens certain de la provocation, à moins que ce ne soit un signe avant-coureur de servilité à l’égard du pouvoir, a diffusé ce 25 décembre &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold; "&gt;Oscar&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt; une pièce de théâtre, jouée et revisitée par Bernard Tapie. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les Français, se voient ainsi condamnés à une double peine. Comme téléspectateur d’abord. Comme contribuable ensuite. La pièce évoque les tribulations d’un homme d’affaire ruiné. C’est loin d’être le cas de Bernard Tapie qui, en vertu d’une sentence arbitrale très controversée rendue en juillet doit bénéficier de 390 millions d’euros dans l’affaire du Crédit Lyonnais. Une facture conséquente qui sera acquittée au final par le contribuable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La somme est plus que rondelette. Elle se décompose de 240 millions d’euros au titre du “manque à gagner” lors de la cession d’Adidas, auxquels doivent s’ajouter 45 millions d’euros au titre du “préjudice moral” et quelques 105 millions d’intérêts. On est donc loin de l’image trompeuse d’un Bernard Tapie contraint à se produire sur les planches pour des raisons alimentaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tapie c’est d’un certaine façon, du Madoff sans les bonnes manières.&lt;br /&gt;Le nouvel ami de l’actuel Président de la République a toujours su utiliser au mieux sa gouaille légendaire. Hier pour devenir un ministre de François Mitterrand. Aujourd’hui pour être selon certaines mauvaises langues un protégé utile de Nicolas Sarkozy.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toujours prompt à dénoncer les faits du prince François Bayrou ne décolérait pas cet été contre le recours pour le moins surprenant à une procédure arbitrale, donc hors cadre judiciaire, au profit de Bernard Tapie. Aujourd’hui il est l’un des rares membres de la classe politique à se plaindre de la diffusion par une chaîne du service public en prime time d’une pièce à l’acteur central si sulfureux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une diffusion aux allures de réhabilitation aux yeux de l’opinion publique du mythique “Nanar’. Un joli bras d’honneur à la France d’en bas. Celle dont, selon une enquête du CREDOC révélée récemment, 56% des ménages pauvres ont moins de 250 euros par mois pour vivre et 15% ont un solde négatif, une fois les dépenses fixes payées.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le PS évoque le sujet de façon détournée, par ricochet, à travers la grâce partielle de l’ex préfet Marchiani. Arnaud Montebourg se risque à un parallèle.”Ca s’appelle la reconstitution des privilèges. M. Sarkozy est entrain de nous reconstituer un régime aristocratique au profit de ses amis. Nous nous interrogeons sur la façon dont la justice est aujourd’hui politisée et instrumentalisée politiquement pour régler des comptes du pouvoir”(…) “Dans l’affaire Tapie, Tapie qui a rallié M. Sarkozy, il s’est passé exactement la même chose”, a déclaré le député PS sur Europe 1 .&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Éternel donneur de leçon, doté d’une assurance sans limite, Bernard Tapie a, même si on tend à nous le faire oublier, finalement été rattrapé par la justice, le 4 juin 1997. L’ancien ministre avait été condamné par la Cour d’Appel de Paris dans l’affaire du Phocéa à 18 mois de prison dont 6 mois ferme pour fraude fiscale et à 30 mois de prison avec sursis pour abus de biens sociaux et banqueroute. Autant dire que cet "Oscar" a eu des airs de télé-réalité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Côté prestation théâtrale la critique la plus vive est venue du comédien Jacques Weber.&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt; “Si c’est pour voir des gens médiocres et vulgaires, alors je dis non au théâtre à la télévision. Je ne supporte même pas l’idée qu’il mette un pied sur une scène. Il faut arrêter la bêtise, c’est un métier difficile et exigeant”.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;______________________________________________________________________&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Non content de s'offrir un "joli" cadeau de Noël avec la diffusion de la pièce de théâtre&lt;span style="text-decoration: underline; font-weight: bold;"&gt;  Bernard Tapie &lt;/span&gt; en a aussi profité pour offrir un beau cadeau à sa fifille adorée, Sophie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;A la fin de la pièce, après que les comédiens ont salué un public visiblement enchanté par cette pièce de boulevard comme il y en a tant, Sophie Tapie  s'est installée sur scène avec un tabouret et un guitariste et a poussé la chansonnette pour faire la promotion de son premier album, un disque sur lequel on devrait retrouver ses influences notamment celle de Carla Bruni...Tout un programme !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-7754274031945842769?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/7754274031945842769/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=7754274031945842769' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/7754274031945842769'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/7754274031945842769'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2008/12/bernard-tapie-nol-de-mauvais-got-la.html' title='Bernard Tapie : un cadeau de Noël de mauvais goût à la télévison publique'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-2188368060732454012</id><published>2008-12-28T09:24:00.006+01:00</published><updated>2008-12-30T11:40:40.126+01:00</updated><title type='text'>Colloque sentimental</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Dans le vieux parc solitaire et glacé&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Deux formes ont tout à l'heure passé&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Leurs yeux sont morts et leurs lèvres sont molles,&lt;br /&gt;Et l'on entend à peine leurs paroles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le vieux parc solitaire et glacé&lt;br /&gt;Deux spectres ont évoqué le passé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Te souvient-il de notre extase ancienne?&lt;br /&gt;- Pourquoi voulez-vous donc qu'il m'en souvienne?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ton coeur bat-il toujours à mon seul nom?&lt;br /&gt;Toujours vois-tu mon âme en rêve? - Non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah ! les beaux jours de bonheur indicible&lt;br /&gt;Où nous joignions nos bouches ! - C'est possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Qu'il était bleu, le ciel, et grand, l'espoir !&lt;br /&gt;- L'espoir a fui, vaincu, vers le ciel noir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tels ils marchaient dans les avoines folles,&lt;br /&gt;Et la nuit seule entendit leurs paroles.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Paul Verlaine&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(7, 104, 166);font-family:'times new roman';" &gt;&lt;table style="width: 7px; height: 14px;" border="0" cellpadding="0" cellspacing="0"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td align="center" valign="top" width="590"&gt;&lt;table style="width: 7px; height: 46px;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td align="center" valign="top"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;font-size:24;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div style=""&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-2188368060732454012?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/2188368060732454012/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=2188368060732454012' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/2188368060732454012'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/2188368060732454012'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2008/12/colloque-sentimental.html' title='Colloque sentimental'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-8210124231626819656</id><published>2008-12-28T08:44:00.004+01:00</published><updated>2008-12-28T09:22:27.086+01:00</updated><title type='text'>Demain</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span"   style="color: rgb(34, 34, 34);   font-weight: bold; line-height: 16px;font-family:Arial;font-size:48px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color: rgb(34, 34, 34);   font-weight: bold; line-height: 16px; font-family:Arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Agé de cent-mille ans, j'aurais encore la force&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color: rgb(34, 34, 34);   line-height: 16px; font-family:Arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;De t'attendre, o demain pressenti par l'espoir.&lt;br /&gt;Le temps, vieillard souffrant de multiples entorses,&lt;br /&gt;Peut gémir: neuf est le matin, neuf est le soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais depuis trop de mois nous vivons à la veille,&lt;br /&gt;Nous veillons, nous gardo&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;img src="http://www.blogger.com/img/blank.gif" alt="Gras" border="0" class="gl_bold" /&gt;ns la lumière et le feu,&lt;br /&gt;Nous parlons à voix basse et nous tendons l'oreille&lt;br /&gt;A maint bruit vite éteint et perdu comme au jeu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(34, 34, 34); font-family: Arial; font-weight: bold; line-height: 16px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color: rgb(34, 34, 34);   line-height: 16px; font-family:Arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Or, du fond de la nuit, nous témoignons encore&lt;br /&gt;De la splendeur du jour et de tous ses présents.&lt;br /&gt;Si nous ne dormons pas c'est pour guetter l'aurore&lt;br /&gt;Qui prouvera qu'enfin nous vivons au présent.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Robert Desnos, &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;État de veille, &lt;/span&gt;1942&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-8210124231626819656?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/8210124231626819656/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=8210124231626819656' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/8210124231626819656'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/8210124231626819656'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2008/12/demain.html' title='Demain'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-2859916858518198980</id><published>2008-12-27T08:10:00.003+01:00</published><updated>2008-12-27T08:15:21.206+01:00</updated><title type='text'>Dedans Paris</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: 19px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: large;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial;"&gt;Dedans Paris, ville jolie,&lt;br /&gt;Un jour, passant mélancolie,&lt;br /&gt;Je pris alliance nouvelle&lt;br /&gt;A la plus gaie demoiselle&lt;br /&gt;Qui soit d'ici en Italie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'honnêteté elle est saisie,&lt;br /&gt;Et crois, selon ma fantaisie&lt;br /&gt;Qu'il n'en est guère de plus belle&lt;br /&gt;Dedans Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne la vous nommerai mie,&lt;br /&gt;Sinon que c'est ma grand'amie;&lt;br /&gt;Car l'alliance se fit telle&lt;br /&gt;Par un doux baiser que j'eus d'elle,&lt;br /&gt;Sans penser aucune infamie&lt;br /&gt;Dedans Paris&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: large;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 0, 0); line-height: 19px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 0, 0); line-height: 19px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;poème de Clément Marot&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-2859916858518198980?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/2859916858518198980/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=2859916858518198980' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/2859916858518198980'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/2859916858518198980'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2008/12/dedans-paris.html' title='Dedans Paris'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-7381767484647766214</id><published>2008-12-27T08:02:00.002+01:00</published><updated>2008-12-27T08:05:52.471+01:00</updated><title type='text'>Dans un mois, dans un an...</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(61, 61, 61); font-family: Geneva; font-size: 13px; font-style: italic; "&gt;&lt;p class="Style1" style="padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; margin-top: 1em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1em; margin-left: 0px; "&gt;&lt;strong style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;Eh bien ! régnez, cruel, contentez votre gloire :&lt;br /&gt;Je ne dispute plus. J'attendais, pour vous croire,&lt;br /&gt;Que cette même bouche, après mille serments&lt;br /&gt;D'un amour qui devait unir tous nos moments,&lt;br /&gt;Cette bouche, à mes yeux s'avouant infidèle,&lt;br /&gt;M'ordonnât elle-même une absence éternelle.&lt;br /&gt;Moi-même j'ai voulu vous entendre en ce lieu.&lt;br /&gt;Je n'écoute plus rien, et pour jamais : adieu...&lt;br /&gt;Pour jamais ! Ah, Seigneur ! songez-vous en vous-même&lt;br /&gt;Combien ce mot cruel est affreux quand on aime ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="Style1" style="padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; margin-top: 1em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1em; margin-left: 0px; "&gt;&lt;strong style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;Dans un mois, dans un an, comment souffrirons-nous,&lt;br /&gt;Seigneur, que tant de mers me séparent de vous ?&lt;br /&gt;Que le jour recommence et que le jour finisse,&lt;br /&gt;Sans que jamais Titus puisse voir Bérénice,&lt;br /&gt;Sans que de tout le jour je puisse voir Titus ?&lt;br /&gt;Mais quelle est mon erreur, et que de soins perdus !&lt;br /&gt;L'ingrat, de mon départ consolé par avance,&lt;br /&gt;Daignera-t-il compter les jours de mon absence ?&lt;br /&gt;Ces jours si longs pour moi lui sembleront trop courts.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="Style1" style="padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; margin-top: 1em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1em; margin-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: 16px; font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;Extrait de &lt;/span&gt;Bérénice&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt; de Jean Racine&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-7381767484647766214?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/7381767484647766214/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=7381767484647766214' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/7381767484647766214'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/7381767484647766214'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2008/12/dans-un-mois-dans-un.html' title='Dans un mois, dans un an...'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-7002472903493271298</id><published>2008-12-27T07:49:00.004+01:00</published><updated>2008-12-27T08:08:34.146+01:00</updated><title type='text'>Les merveilleux nuages</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'PrimaSans BT,Verdana,sans-serif';"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: large;"&gt;L'étranger&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-family:'PrimaSans BT,Verdana,sans-serif';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial;"&gt;Qui aimes-tu le mieux, homme enigmatique, dis? ton père, ta mère, ta soeur ou ton frère?&lt;br /&gt;Je n'ai ni père, ni mère, ni soeur, ni frère.&lt;br /&gt;Tes amis?&lt;br /&gt;Vous vous sevez là d'une parole dont le sens m'est resté jusqu'à ce jour inconnu.&lt;br /&gt;Ta patrie?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial;"&gt;J'ignore sous quelle latitude elle est située.&lt;br /&gt;La beauté?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-family:'PrimaSans BT,Verdana,sans-serif';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial;"&gt;Je l'aimerais volontiers, déesse et immortelle.&lt;br /&gt;L'or?&lt;br /&gt;Je le hais comme vous haïssez Dieu.&lt;br /&gt;Eh! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger?&lt;br /&gt;J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charles Baudelaire: &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;Petits poèmes en prose, I (1869)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-7002472903493271298?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/7002472903493271298/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=7002472903493271298' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/7002472903493271298'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/7002472903493271298'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2008/12/les-merveilleux-nuages.html' title='Les merveilleux nuages'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-2430107342173561170</id><published>2008-12-23T17:29:00.003+01:00</published><updated>2009-01-01T14:45:26.092+01:00</updated><title type='text'>Bonjour tristesse</title><content type='html'>&lt;h2 style="MARGIN-TOP: 0pt; MARGIN-BOTTOM: 0pt"&gt;&lt;a name="A peine défigurée"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p style="MARGIN-TOP: 0pt; FONT-WEIGHT: bold; MARGIN-BOTTOM: 0pt; FONT-FAMILY: arial"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-TOP: 0pt; FONT-WEIGHT: bold; MARGIN-BOTTOM: 0pt; FONT-FAMILY: arial"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-TOP: 0pt; FONT-WEIGHT: bold; MARGIN-BOTTOM: 0pt; FONT-FAMILY: arial"&gt;Adieu tristesse &lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-TOP: 0pt; FONT-WEIGHT: bold; MARGIN-BOTTOM: 0pt; FONT-FAMILY: arial"&gt;Bonjour tristesse &lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-TOP: 0pt; FONT-WEIGHT: bold; MARGIN-BOTTOM: 0pt; FONT-FAMILY: arial"&gt;tu es inscrite dans les lignes du plafond &lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-TOP: 0pt; FONT-WEIGHT: bold; MARGIN-BOTTOM: 0pt; FONT-FAMILY: arial"&gt;Tu es inscrite dans les yeux que j'aime &lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-TOP: 0pt; FONT-WEIGHT: bold; MARGIN-BOTTOM: 0pt; FONT-FAMILY: arial"&gt;Tu n'es pas tout à fait la misère &lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-TOP: 0pt; FONT-WEIGHT: bold; MARGIN-BOTTOM: 0pt; FONT-FAMILY: arial"&gt;Car les lèvres les plus pauvres te dénoncent &lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-TOP: 0pt; FONT-WEIGHT: bold; MARGIN-BOTTOM: 0pt; FONT-FAMILY: arial"&gt;Par un sourire &lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-TOP: 0pt; FONT-WEIGHT: bold; MARGIN-BOTTOM: 0pt; FONT-FAMILY: arial"&gt;Bonjour tristesse &lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-TOP: 0pt; FONT-WEIGHT: bold; MARGIN-BOTTOM: 0pt; FONT-FAMILY: arial"&gt;Amour des corps aimables &lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-TOP: 0pt; FONT-WEIGHT: bold; MARGIN-BOTTOM: 0pt; FONT-FAMILY: arial"&gt;Puissance de l'amour dont l'amabilité surgit &lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-TOP: 0pt; FONT-WEIGHT: bold; MARGIN-BOTTOM: 0pt; FONT-FAMILY: arial"&gt;Comme un monstre sans corps &lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-TOP: 0pt; FONT-WEIGHT: bold; MARGIN-BOTTOM: 0pt; FONT-FAMILY: arial"&gt;Tête désappointée &lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-TOP: 0pt; FONT-WEIGHT: bold; MARGIN-BOTTOM: 0pt; FONT-FAMILY: arial"&gt;Tristesse beau visage&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-TOP: 0pt; FONT-WEIGHT: bold; MARGIN-BOTTOM: 0pt; FONT-FAMILY: arial"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-TOP: 0pt; FONT-WEIGHT: bold; MARGIN-BOTTOM: 0pt; FONT-FAMILY: arial"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-TOP: 0pt; FONT-WEIGHT: bold; MARGIN-BOTTOM: 0pt; FONT-FAMILY: arial"&gt;Paul Eluard&lt;i&gt; in La vie immédiate, 1935&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-2430107342173561170?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/2430107342173561170/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=2430107342173561170' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/2430107342173561170'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/2430107342173561170'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2008/12/adieu-tristesse-bonjour-tristesse.html' title='Bonjour tristesse'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-7313979541458115972</id><published>2008-12-17T09:38:00.002+01:00</published><updated>2008-12-17T09:41:02.499+01:00</updated><title type='text'>Un peu de soleil dans l'eau froide</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Verdana;font-size:10px;"&gt;&lt;div class="divTitreArticle"&gt;&lt;h2 style="color: rgb(86, 117, 164); font-size: 13px; "&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="contenuArticle"&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=" "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;                Sur le ciel délabré, sur ces vitres d'eau douce,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=" "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;                Quel visage viendra, coquillage sonore,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=" "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;                Annoncer que la nuit de l'amour touche au jour,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=" "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;                Bouche ouverte liée à la bouche fermée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=" "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;                                                 &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;X&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=" "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;                           &lt;br /&gt;                Inconnue, elle était ma forme préférée,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=" "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;                Celle qui m'enlevait le souci d'être un homme,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=" "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;                Et je la vois et je la perds et je subis&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=" "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;                Ma douleur, comme un peu de soleil dans l'eau froide.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;P&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style=""&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 128); "&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=" font-style: italic; color: rgb(0, 0, 128); "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;aul Eluard, extrait Les petits justes in Capitale de la douleur, La Pléiade/Gallimard&lt;/span&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=" font-style: italic; color: rgb(0, 0, 128); font-family:'Comic Sans MS';"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-7313979541458115972?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/7313979541458115972/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=7313979541458115972' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/7313979541458115972'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/7313979541458115972'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2008/12/un-peu-de-soleil-dans-leau-froide.html' title='Un peu de soleil dans l&apos;eau froide'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-952619205610282723</id><published>2008-12-04T08:55:00.002+01:00</published><updated>2008-12-04T09:48:42.800+01:00</updated><title type='text'>Claude Lévi-Strauss : "Sarkozy m'a pris pour un blue-jean"</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;Les interviews (presque) imaginaires du "Canard"&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: large;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;E&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;n exclusivité mondiale, le célèbre philosophe-ethnologue a bien voulu nous recevoir malgré son très grand âge. Nous lui pardonnons bien volontiers quelques trous de mémoire.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;Question : &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;à l'occasion de votre centenaire, Nicolas Sarkozy a quasiment forcé votre port&lt;/span&gt;e&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;Lévi-Strauss&lt;/span&gt; :&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt; Qui ça?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold; "&gt;Q.&lt;/span&gt; - &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic; "&gt;Le président de la République. Selon le Figaro, il est venu vous "rendre un hommage chaleureux et vous dire la reconnaissance de la nation. Vous avez fait part de vos réflexions sur le devenir des sociétés modernes et l'importance de l'Histoire pour mieux les comprendre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;L-S.&lt;/span&gt; - &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;C'est possible! Je me souviens seulement d'avoir reçu un petit homme très agité. Je lui ai enseigné quelques gbongongo et l'ai prié d'arrêter son numéro de yekeyeke.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal; "&gt;Q.-&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; Autrement dit...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;L-S. -&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; ...Je lui ai enseigné quelques "proverbes" pour qu'il arrête sa "pagaille de paroles".&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;Q. -&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; C'est du boroco ou du mambikvara?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;L-S. &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;-&lt;/span&gt; Ni l'un ni l'autre. C'est du langage baka&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;Q.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt; -&lt;/span&gt; Mais le Président est français !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;L-S. -&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt; Ah bon ? Je l'ai pris pour un Pygmée baka du Congo.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;Q. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;- Pas du tout! Il vient de Neuilly-sur-Seine, de la tribu bling-bling&lt;/span&gt; !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;L-S. -&lt;/span&gt; &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;Mais c'est magnifique ! Où est-il passé ? Un Pygmée albinos ! Un tel spécimen, cà ne se rate pas, je repars en exploration !&lt;/span&gt; (Il se lève d'un bond, décroche son casque colonial et dévale les escaliers)&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;Propos (presque) recueillis par Frédéric Pagès&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-952619205610282723?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/952619205610282723/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=952619205610282723' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/952619205610282723'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/952619205610282723'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2008/12/claude-lvi-strauss-sarkozy-ma-pris-pour.html' title='Claude Lévi-Strauss : &quot;Sarkozy m&apos;a pris pour un blue-jean&quot;'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-9181610365240454387</id><published>2008-12-01T17:32:00.001+01:00</published><updated>2008-12-01T17:34:38.885+01:00</updated><title type='text'>Ségolène, la madone des Escalator</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:arial;font-size:13px;"&gt;&lt;div class="ar-tit"    style="direction: ltr; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; overflow-x: visible; overflow-y: visible;   color: black; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; background- display: block; font-family:arial, sans-serif, verdana, 'bitstream vera sans';font-size:11px;color:transparent;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style=" font-weight: bold;font-size:18px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="dt"   style="direction: ltr; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; overflow-x: visible; overflow-y: visible;  color: black; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; background- display: block; font-family:arial, sans-serif, verdana, 'bitstream vera sans';color:transparent;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;LE MONDE | 28.11.08 | 13h56&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;br /&gt; Chaque homme politique emprunte ses signes à son époque, ses moyens de communication et même de locomotion. Il y a eu les grands marins, les cavaliers, les aviateurs. Bonaparte au pont d'Arcole faisait corps avec un cheval. Lénine et Trotski se déplaçaient dans un train blindé. George W. Bush descend d'un avion de chasse, un casque d'aviateur à la main. Churchill s'enfonce pour toujours dans une limousine noire. Quant à de Gaulle, son buste élancé semble surgir d'une tourelle de char. Ce sont des corps historiques, légendaires, qui se déplacent. Roosevelt sur son fauteuil roulant souligne l'héroïsme des temps de guerre. Kennedy descend les marches d'un avion de ligne, une jeune femme élégante à ses côtés... Gambetta avait atterri en ballon.&lt;/span&gt;&lt;div class="ar-txt" style="direction: ltr; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; overflow-x: visible; overflow-y: visible; font-family: arial, sans-serif, verdana, 'bitstream vera sans'; color: black; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; background-color: transparent; display: block; "&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; "&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Ségolène Royal enrichit cette tradition : elle se déplace désormais en escalier mécanique. En 2007, elle donnait déjà l'impression de marcher sur les eaux, désormais elle glisse sur les tapis roulants. Les caméras l'assaillent habituellement. Mais, cette fois, Ségolène vint vers eux. Elle leur apparut un instant. De quoi nourrir la flamme. Et la foi. Ségolène Soubirous. La madone des Escalator. &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;"Je ne crains rien, je trace ma route"&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;, répète-t-elle à l'envi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;La crise du Parti socialiste n'a pas seulement mis à la torture les socialistes, elle a plongé la médiasphère dans une de ses crises d'excitation qui est la forme exacerbée que prend aujourd'hui le débat public dans ses moindres manifestations. Suspense du décompte dans la nuit électorale. Blogueurs en haleine. Guérilla de l'agenda. On s'y insulta abondamment, trompant la vacuité du débat par des empoignades de hooligans. Pendant que les membres de la commission de récolement s'échinaient à décompter les bulletins, Ségolène Royal faisait la tournée des studios, lançant sur les caciques de la Rue de Solférino ses oukases : la menace d'une crise de régime, le cauchemar d'un marathon judiciaire, voire la prise de la Bastille socialiste par les militants révoltés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Du suspense, mais à quoi bon ? Rien ne sert de gagner dans les urnes, si votre image ne s'impose pas dans les esprits. Ce n'est plus ni la représentativité ni le poids électoral qui font la force, c'est la capacité à épouser les vagues médiatiques comme autant de plis narratifs, de rebonds, de surprises. Politique de la demande qui conduit les hommes politiques moins à proposer une offre politique qu'à stimuler, nourrir, exciter la demande d'intrigues.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;On ne recompta pas seulement les bulletins, la médiasphère colporta &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;ad nauseam&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt; la fable de la femme debout seule face aux éléphants, la jeune garde contre le vieux parti, la vieille querelle des anciens et des modernes, lieu commun et impasse de la pensée socialiste. Comme s'il fallait apprendre à se &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;"modérer"&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt; alors qu'on a cru qu'il fallait se &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;"moderniser"&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;, disait avec humour Bruno Latour dans un tout autre contexte (&lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Les Atmosphères de la politique&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;, Les empêcheurs de penser en rond, 2006). Se modérer en démocratie, cela ne signifie pas seulement faire preuve de modération, ce n'est pas une question de morale mais de régie et même d'acoustique. Synchroniser les temps et les espaces du débat démocratique. Peter Sloterdijk ne dit pas autre chose lorsqu'il affirme que la démocratie repose sur &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;"la faculté d'écouter, d'attendre, de faire attendre, d'imposer l'attente"&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;, de &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;"suspendre"&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt; les événements et non de les précipiter. C'est-à-dire l'inverse de ce que fait le marketing politique, qui cherche à capter l'attention, faire rebondir l'intrigue.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Ségolène est une créature de l'ère numérique. Elle appartient à cette génération d'hommes politiques qui, de Blair à Bush en passant par Sarkozy, sont des stratèges de l'émotionnel, des guerriers de la tension narrative. Dépourvus des talents traditionnels de l'orateur et du tribun mais habiles à conjuguer simulation et focalisation, techniques du cadrage et maîtrise de l'agenda. Pour eux, l'occupation du temps médiatique est devenu aussi stratégique que l'aménagement et le contrôle du territoire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;La "guerre des roses" au Parti socialiste n'a donc pas opposé seulement deux candidates ni même deux lignes politiques, mais les lois de la "modération" démocratique et celles de la "modernisation" médiatique. Parions que, même défaite, Ségolène Royal y poursuivra sa tâche &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;"réformatrice"&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt; : transformer la vie politique en un théâtre moral, et imposer comme éléments de langage la syntaxe de l'héroïsme et de la victimisation avec son "code de l'honneur", ses "trahisons", ses "haines", ses "ruptures", et pousser la logique du "timing" jusqu'à faire de sa défaite même une alliée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Au soir de son échec électoral en 2007, elle avait aussitôt annoncé &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;"d'autres victoires"&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;... Fini le gagnant-gagnant de la présidentielle. Désormais, c'est le "qui perd gagne" qui lui sert de viatique électoral. Georges Frêche l'a bien compris : &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;"Si Ségolène perd, c'est sa chance. Elle va rester tapie pendant deux ans... Et elle cueillera la poire dans deux ans toute mûre."&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt; Lorsque chaque partenaire se retranche dans la recherche de son propre gain, sans considération des intérêts des autres partenaires, on aboutit à la maximisation des pertes de chacun. Dans la théorie des jeux, cette stratégie porte un nom : perdant-perdant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;hr  style="display: block; border-top-width: 1px; border-right-width: 1px; border-bottom-width: 1px; border-left-width: 1px; border-top-style: inset; border-right-style: inset; border-bottom-style: inset; border-left-style: inset; border- color:initial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Christian Salmon&lt;/span&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; "&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="dt"   style="direction: ltr; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; overflow-x: visible; overflow-y: visible;  color: black; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; background- display: block; font-family:arial, sans-serif, verdana, 'bitstream vera sans';color:transparent;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Article paru dans l'édition du 29.11.08&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:11px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-9181610365240454387?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/9181610365240454387/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=9181610365240454387' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/9181610365240454387'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/9181610365240454387'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2008/12/sgolne-la-madone-des-escalator-par.html' title='Ségolène, la madone des Escalator'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-5783469534110922896</id><published>2008-12-01T17:26:00.000+01:00</published><updated>2008-12-01T17:27:49.722+01:00</updated><title type='text'>Journaliste et "pire que la racaille"</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: arial; font-size: 13px; "&gt;&lt;div class="ar-tit" style="direction: ltr; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; overflow-x: visible; overflow-y: visible; font-family: arial, sans-serif, verdana, 'bitstream vera sans'; font-size: 11px; color: black; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; background-color: transparent; display: block; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: 18px; font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="dt" style="direction: ltr; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; overflow-x: visible; overflow-y: visible; font-family: arial, sans-serif, verdana, 'bitstream vera sans'; color: black; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; background-color: transparent; display: block; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;LE MONDE | 29.11.08 | 13h09   &lt;br /&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="ar-txt" style="direction: ltr; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; overflow-x: visible; overflow-y: visible; font-family: arial, sans-serif, verdana, 'bitstream vera sans'; color: black; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; background-color: transparent; display: block; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Cela se passe en France, au petit matin, quand la police vient arrêter un journaliste à son domicile. Il s'agit de Vittorio de Filippis, journaliste à &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Libération&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;, membre de la direction du journal, qui a été PDG et directeur de la publication de juin à décembre 2006. Interpellé chez lui à l'aube, vendredi 28, il a été menotté, humilié, insulté devant ses enfants. Motif de cette mesure d'extrême urgence : le site de &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Libération&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; a hébergé un commentaire d'internaute contesté...&lt;/span&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; "&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;M. de Filippis a été interpellé sur réquisition de la juge d'instruction Muriel Josié, vice-présidente du tribunal de grande instance (TGI) de Paris, saisie d'une plainte en diffamation de Xavier Niel, fondateur du fournisseur d'accès à Internet Free.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Le récit des conditions de cette interpellation a provoqué la stupeur au sein du journal, qui consacre une page à cette affaire dans son édition de samedi 29 novembre. &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;"C'est une attaque de la maréchaussée à l'aube, fouille au corps et enfermement temporaire. Tout ça pour quoi ? Pour un procès en diffamation dans lequel nous avons déjà obtenu gain de cause à deux reprises"&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;, écrit Laurent Joffrin, PDG de &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Libération&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;L'affaire est racontée sur le site de &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Libération &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;(www.liberation.fr). &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;"Vendredi matin, à 6 h 40, j'ai été réveillé par des coups frappés sur ma porte d'entrée. Je me suis trouvé face à trois policiers"&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;, raconte M. de Filippis. Ils lui lancent : &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;"Habillez-vous, on vous emmène."&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Le journaliste proteste. &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;"Réveillé par le bruit, mon fils aîné, qui a 14 ans, assiste à toute la scène. Son frère, 10 ans, ne sort pas de sa chambre, mais j'appre&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;ndrai&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;qu'il était réveillé et qu'il a très mal vécu ce moment. Je dis aux flics qu'il y a peut-être d'autres manières de se comporter. Réponse devant mon fils : "Vous, vous êtes pire que la racaille !&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;"" Les policiers lui signifient qu'il est sous le coup d'un mandat d'amener au TGI.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Vers 7 h 15, les policiers emmènent le journaliste au commissariat du Raincy (Seine-Saint-Denis), où il réside. Il demande la présence des avocats du journal. En vain. Il est menotté, puis emmené à Paris dans les sous-sols du TGI.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; "&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;"On me demande de vider mes poches, puis de me déshabiller &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;(...) Je me retrouve en slip, ils refouillent mes vêtements, puis me demandent de baisser mon slip, de me tourner et de tousser trois fois." Le journaliste s'exécute et se rhabille. Les policiers l'enferment dans une cellule. Interrogé vendredi par &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Le&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Monde&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;, le commissariat de Raincy a répondu : &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;"Nous ne pouvons vous passer aucun gradé. Nous ne pouvons rien vous dire."&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Deux gendarmes viennent ensuite chercher le journaliste et lui demandent une deuxième fois de se déshabiller complètement. Autre vexation : &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;"Je leur signale que j'ai déjà été fouillé d'une manière un peu humiliante et je refuse de baisser mon slip à nouveau. Bien que comprenant l'absurdité de la situation et mon énervement, ils me répondent que c'est la procédure."&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Rhabillé, on l'emmène, menotté, dans le bureau de la juge Muriel Josié. Le journaliste lui demande une nouvelle fois de pouvoir parler à ses avocats. Sans succès. Il refuse de répondre aux questions. Interrogé vendredi soir, le cabinet de la juge Muriel Josié nous a répondu : &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;"Nous n'avons rien à dire sur le sujet."&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;M. de Filippis est mis en examen, puis relâché près de cinq heures après son interpellation. Il est 11 h 30. Il appelle son journal, ses avocats et arrive à &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Libération&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;, pâle, choqué, fatigué, outré, avec la trace des menottes au poignet encore visible.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Quel est l'objet du délit ? Une affaire de diffamation. L'article 42 de la loi sur la presse du 29 juillet 1881 stipule que le directeur de publication d'un journal - M. de Filippis à l'époque - est &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;"l'auteur principal" &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;du délit de diffamation publique envers un particulier, le journaliste auteur du papier incriminé n'étant que &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;"complice"&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Ce n'est pas la première fois que le fondateur de Free, M. Niel, porte plainte contre &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Libération&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;. Il l'a fait pour des articles de Renaud Lecadre relatant les démêlés judiciaires de l'homme d'affaires. A chaque fois, le plaignant et ses sociétés ont été déboutés, pour &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;"procédures abusives"&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;, et condamnés à verser des dommages et intérêts, explique Emmanuel Soussen, l'un des avocats de&lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; Libération&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Début 2007, M. Niel a déposé une nouvelle plainte. Elle vise le commentaire d'un internaute publié sur le site de &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Libération&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;, sous un article titré&lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;"Deux ans avec sursis pour le patron de Free". Publié dans &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Libération&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; le 27 octobre 2006, cet article mentionnait la condamnation de M. Niel, par le tribunal correctionnel de Paris, pour &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;"recel d'abus de biens sociaux"&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; dans une affaire liée à des faits de proxénétisme entre 1992 et 2004.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;/i&gt;Des juristes avancent : "Il n'est pas acquis qu'un directeur de publication soit responsable des commentaires des internautes." &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;"C'est la stupeur"&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;, confiait vendredi Fabrice Rousselot, directeur adjoint de la rédaction. Lorsqu'il était responsable du site, il se souvient avoir vu débarquer les huissiers il y a un an et demi. &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;"Je ne&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;comprends pas un tel acharnement."&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Initialement confiée à la juge Emmanuelle Ducos, cette affaire a été transmise en mai à la juge Muriel Josié. Cette dernière a, selon M. de Filippis, fait procéder à des vérifications de son domicile, alors que son adresse, celle du journal et de ses avocats, sont dans l'annuaire et dans le dossier...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; "&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;"Je suis l'avocat de&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; Libération depuis 1975 et c'est la première fois que je vois un directeur de publication faire l'objet d'une interpellation et d'un mandat d'amener", a constaté M&lt;/span&gt;&lt;sup style="vertical-align: super; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;e&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; Jean-Paul Lévy. &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;"Il suffisait d'envoyer une convocation par courrier au siège de &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Libération ou de nous appeler pour convenir d'un rendez-vous : cela n'a pas été fait", ajoute-t-il. &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;"C'est invraisemblable et inacceptable, si on permet des perquisitions et des interpellations de cette nature, on contourne la loi"&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;, ajoute M&lt;/span&gt;&lt;sup style="vertical-align: super; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;e&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; Yves Baudelot, avocat du &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Monde. &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;D'autant plus qu'il s'agit d'un délit qui n'est pas passible de prison.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;La Société civile des personnels de &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Libération&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; (SCPL, actionnaire du journal) dénonce, dans un communiqué, &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;"des méthodes judiciaires intolérables"&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; et&lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;"inadmissibles"&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;. La SCPL demande &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;"qu'une enquête soit ouverte sans délais sur ces méthodes"&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; "&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;"C'est l'aboutissement d'un climat délétère, au moment où se tiennent les états généraux de la presse"&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;, regrette Jean-Michel Dumay, président du Forum des sociétés de journalistes. "&lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; On se demande dans quel pays on vit"&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;, dit M. de Filippis.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="lien" style="direction: ltr; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; overflow-x: visible; overflow-y: visible; font-family: arial, sans-serif, verdana, 'bitstream vera sans'; color: black; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; background-color: transparent; display: block; "&gt;&lt;div class="desc" style="direction: ltr; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; overflow-x: visible; overflow-y: visible; font-family: arial, sans-serif, verdana, 'bitstream vera sans'; color: black; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; background-color: transparent; display: block; "&gt;&lt;b style="font-weight: bolder; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Pascale Santi&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="dt" style="direction: ltr; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; overflow-x: visible; overflow-y: visible; font-family: arial, sans-serif, verdana, 'bitstream vera sans'; color: black; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; background-color: transparent; display: block; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Article paru dans l'édition du 30.11.08&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="dt" style="direction: ltr; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; overflow-x: visible; overflow-y: visible; font-family: arial, sans-serif, verdana, 'bitstream vera sans'; color: black; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; background-color: transparent; display: block; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="dt" style="direction: ltr; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; overflow-x: visible; overflow-y: visible; font-family: arial, sans-serif, verdana, 'bitstream vera sans'; color: black; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; background-color: transparent; display: block; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="dt" style="direction: ltr; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; overflow-x: visible; overflow-y: visible; font-family: arial, sans-serif, verdana, 'bitstream vera sans'; color: black; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; background-color: transparent; display: block; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="dt" style="direction: ltr; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; overflow-x: visible; overflow-y: visible; font-family: arial, sans-serif, verdana, 'bitstream vera sans'; font-size: 11px; color: black; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; background-color: transparent; display: block; "&gt;&lt;div class="ar-tit" style="direction: ltr; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; overflow-x: visible; overflow-y: visible; font-family: arial, sans-serif, verdana, 'bitstream vera sans'; color: black; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; background-color: transparent; display: block; "&gt;&lt;strong style="font-weight: bolder; "&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Le secret des sources est mal garanti en France&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="dt" style="direction: ltr; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; overflow-x: visible; overflow-y: visible; font-family: arial, sans-serif, verdana, 'bitstream vera sans'; color: black; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; background-color: transparent; display: block; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;LE MONDE | 29.11.08 | 13h09&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;La protection des sources d'information est de plus en plus remise en cause en France, si l'on en croit la multiplication des interventions judiciaires et policières au cours des derniers mois.&lt;/span&gt;&lt;div class="ar-txt" style="direction: ltr; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; overflow-x: visible; overflow-y: visible; font-family: arial, sans-serif, verdana, 'bitstream vera sans'; color: black; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; background-color: transparent; display: block; "&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; "&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Un journaliste de la rédaction de &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;La Nouvelle République du Centre-Ouest&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; (NRCO) à Poitiers a été mis en examen, le 17 novembre, pour violation du secret de l'instruction concernant une affaire de droit commun. Cette décision est &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;"une entrave au principe même de travail d'investigation"&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;, a jugé l'association Reporters sans frontières (RSF) dans un communiqué.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Des perquisitions ont été menées fin septembre dans les locaux de ce quotidien régional, la NRCO, et de &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Centre Presse&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;. Le syndicat national des journalistes CGT (SNJ-CGT) avait alors estimé qu'il s'agissait d'une &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;"provocation programmée pour faire pression sur les rédactions"&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; "&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; "&gt;&lt;b style="font-weight: bolder; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;UN PROJET DE LOI&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; "&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;En juillet, un journaliste d'&lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Auto Plus&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; avait été placé en garde à vue après la publication de photos d'un nouveau modèle de voiture. Un juge s'était aussi présenté au&lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Canard &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;enchaîné.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; Des journalistes de France 3 et du &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Midi libre&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; avaient été convoqués par la police judiciaire. Guillaume Dasquié, journaliste indépendant, a été placé en garde à vue.&lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; "Le secret des sources n'est pas suffisamment garanti en France"&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;, indiquait RSF dans un rapport publié au début de 2008.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Un projet de loi sur la protection du secret des sources des journalistes est en cours d'examen. Le groupe socialiste du Sénat a exprimé, début novembre, son opposition à ce projet de loi, jugeant ses &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;"formulations volontairement floues qui permettent, à chacun des articles de ce texte, de porter en réalité atteinte à un secret des sources qu'on déclare garantir"&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;, a estimé le groupe dans un communiqué.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="display: block; margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;RSF s'est inquiété du nombre de journalistes poursuivis dans le cadre de leur travail en France. &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;"La France détient depuis deux ans le record européen en nombre d'interventions policières ou judiciaires liées au secret des sources, avec cinq perquisitions, deux mises en examen et quatre convocations de journalistes"&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;, s'indignait, à la mi-octobre, RSF qui classe la France au 35&lt;/span&gt;&lt;sup style="vertical-align: super; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;e&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; rang des pays ayant une presse libre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="lien" style="direction: ltr; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; overflow-x: visible; overflow-y: visible; font-family: arial, sans-serif, verdana, 'bitstream vera sans'; color: black; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; background-color: transparent; display: block; "&gt;&lt;div class="desc" style="direction: ltr; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; overflow-x: visible; overflow-y: visible; font-family: arial, sans-serif, verdana, 'bitstream vera sans'; color: black; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; background-color: transparent; display: block; "&gt;&lt;b style="font-weight: bolder; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Pascale Santi&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="dt" style="direction: ltr; border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; overflow-x: visible; overflow-y: visible; font-family: arial, sans-serif, verdana, 'bitstream vera sans'; color: black; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; background-color: transparent; display: block; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Article paru dans l'édition du 30.11.08&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-5783469534110922896?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/5783469534110922896/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=5783469534110922896' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/5783469534110922896'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/5783469534110922896'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2008/12/journaliste-et-pire-que-la-racaille.html' title='Journaliste et &quot;pire que la racaille&quot;'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-2822682751688651426</id><published>2008-11-18T16:27:00.001+01:00</published><updated>2008-11-18T16:29:44.510+01:00</updated><title type='text'>Dilem : "Bouteflika, un vulgaire dictateur!</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:Verdana;font-size:12px;"&gt;&lt;div id="article_title"&gt;&lt;h1 style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 18px; font-weight: bold; font-variant: normal; color: rgb(255, 0, 51); padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 5px; padding-left: 5px; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; "&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h1&gt;&lt;div class="article_date" style="font-size: 10px; color: rgb(145, 145, 145); padding-bottom: 6px; "&gt; &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div id="content-holder" class="content_holder" style="margin-left: 172px; margin-right: 182px; "&gt;&lt;div class="fontSize" style="text-align: right; font-size: 10px; padding-top: 6px; color: rgb(145, 145, 145); "&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div id="article_body" style="line-height: 1.6em; width: 100%; overflow-x: hidden; overflow-y: hidden; margin-bottom: 12px; "&gt;&lt;div class="image" style="float: left; padding-top: 4px; padding-right: 4px; padding-bottom: 4px; padding-left: 4px; margin-right: 6px; border-top-width: 1px; border-right-width: 1px; border-bottom-width: 1px; border-left-width: 1px; border-top-style: solid; border-right-style: solid; border-bottom-style: solid; border-left-style: solid; border-top-color: rgb(204, 204, 204); border-right-color: rgb(204, 204, 204); border-bottom-color: rgb(204, 204, 204); border-left-color: rgb(204, 204, 204); "&gt;&lt;img src="http://www.lematindz.net/files.php?file=dilem_922101346.jpg" alt="image" align="left" border="0" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;C&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;aricaturiste pour le quotidien La Liberté, Dilem est une des figures de la contestation algérienne. Révolté par la façon dont le régime accapare le pouvoir, il le dit sans mâcher ses mots.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Bouteflika en route pour un troisième mandat: qu'est-ce que cela vous inspire?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Je me sens souillé, humilié. Jamais je n'ai eu un tel sentiment d'impuissance, et pourtant, cela fait vingt ans que je me bats en publiant des caricatures. Bouteflika, en foulant au pied la Constitution algérienne, en balayant tous nos principes du revers de la main, a tué la dernière lueur d'espoir que nous avions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'Algérie est-elle en train de devenir une dictature ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Mais elle n'a jamais cessé de l'être. Rien n'a changé depuis l'indépendance. C'est toujours la même clique, celle des généraux de 1962, qui dirige le pays. Ces mecs n'ont pas hésité à sacrifier trois générations d'Algériens pour garder le pouvoir!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Que bilan tirez-vous de deux mandats de Bouteflika?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Il n'a rien fait. Même notre économie reste ridicule, comparée à celle du Maroc ou de la Tunisie. Le pays vit sur une seule et unique ressource, le pétrole. Jamais le régime n'a cherché à tirer profit de notre travail ou à récompenser notre génie. Résultat : en dix ans de règne de Bouteflika, on n'a rien gagné, absolument rien. Lui croit qu'il restera dans les livres d'histoire comme l'un des héros de la révolution algérienne. La vérité, c'est qu'il n'est qu'un vulgaire dictateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Il a quand même ramené la paix dans le pays?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;La paix ? Aujourd'hui, en Algérie, des gamins qui n'ont pas 15 ans se font sauter dans des attentats. Même aux pires moments de la violence terroriste, cela n'existait pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Justement, faut-il craindre un retour de l'islamisme radical?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Mais il est déjà en marche, je le vois tous les jours dans mon quartier d'Alger. Pour moi, le mètre étalon, c'est la longueur des barbes et la couleur des foulards des femmes. Eh bien, je peux vous dire que la situation aujourd'hui est pire que celle du début des années 1990, pendant la montée du FIS.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Comment faire sauter la chape de plomb qui pèse sur le pays?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Je ne vois pas. La seule solution est de fuir, comme le font déjà des dizaines d'Algériens chaque jour, au risque d'y laisser leur peau. S'ils sont nombreux à tenter de rejoindre la France, ce n'est pas pour le plaisir, c'est pour respirer un peu de cet air de liberté qu'on peut y trouver. D'ailleurs, la France a une responsabilité: tant que vous soutiendrez Bouteflika, vous subirez cette immigration sauvage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La majorité des Algériens partagent-ils votre colère?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Oui, bien sûr. Mais cette colère est immédiatement réprimée par le régime. Alors, forcément, l'Algérien devient de plus en plus résigné. On en est venu à oublier le modèle algérien, bâti sur le courage, l'abnégation. On n'est plus rien, juste des sujets de Sa Majesté Bouteflika.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mais vous continuez à vous battre...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Pourtant je n'ai plus beaucoup d'espoir. La seule solution, c'est de dire à Bouteflika et à la clique qui est au pouvoir: "Merde, les gars, arrêtez! Prenez l'argent si vous voulez mais, par pitié, partez et arrêtez de nous humilier..." Sont-ils seulement conscients de ce désespoir ? Je ne le crois pas. Moi, en tout cas, je n'ai plus envie de donner encore plusieurs années de ma vie à ce putain de régime! Je n'en ai plus la force.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par Antoine MALO&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-2822682751688651426?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/2822682751688651426/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=2822682751688651426' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/2822682751688651426'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/2822682751688651426'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2008/11/dilem-bouteflika-un-vulgaire-dictateur.html' title='Dilem : &quot;Bouteflika, un vulgaire dictateur!'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-4659693177769866674</id><published>2008-11-05T12:04:00.000+01:00</published><updated>2008-11-05T12:21:08.067+01:00</updated><title type='text'>Oui, un Noir !</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial; font-size: 13px; "&gt;&lt;div class="obs-rub" style="width: 100%; font-size: 17px; font-weight: bold; color: rgb(156, 0, 0); text-transform: uppercase; padding-top: 0.2em; padding-right: 0px; padding-bottom: 0.2em; padding-left: 0px; margin-top: 0.2em; margin-right: 0px; margin-bottom: 0.2em; margin-left: 0px; "&gt;LA VICTOIRE DE BARACK OBAMA&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0); font-size: 13px; text-transform: none; "&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="obs-rub" style="width: 100%; font-size: 17px; font-weight: bold; color: rgb(156, 0, 0); text-transform: uppercase; padding-top: 0.2em; padding-right: 0px; padding-bottom: 0.2em; padding-left: 0px; margin-top: 0.2em; margin-right: 0px; margin-bottom: 0.2em; margin-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0); font-size: 13px; text-transform: none; "&gt;Depuis mardi, ils sont nombreux dans le monde à avoir perdu le droit de faire la leçon aux Américains&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="txt-article" style="font-size: 100%; width: 100%; padding-bottom: 2em; margin-top: 1em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1em; margin-left: 0px; border-bottom-width: 1px; border-bottom-style: solid; border-bottom-color: rgb(204, 204, 204); "&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;LES AMERICAINS&lt;/strong&gt; nous devaient bien ça : après huit années de George W. Bush, l’élection à la présidence des Etats-Unis d’un homme intelligent et généreux. Mais ce qu’ils ne devaient à personne, c’est la désignation d’un Noir, ou mieux peut-être, d’un métis pour le poste suprême. En termes symboliques, c’est l’événement le plus important dans l’histoire des relations inter-ethniques depuis l’élection en 1861 d’un anti-esclavagiste, Abraham Lincoln, à la Maison Blanche. Depuis mardi, ils sont nombreux à travers le monde à avoir perdu le droit de faire la leçon aux Américains. Imaginez, pour voir, la nomination au poste de Premier ministre d’un Noir ou d’un Asiatique en France, d’un Tibétain en Chine, d’un catholique au Royaume-Uni, d’un Arabe en Israël, d’un juif en Libye, d’un chrétien en Arabie saoudite… D’un seul coup, les Américains ont retrouvé leur place à la tête de la civilisation : voilà le fait majeur.&lt;br /&gt;Naturellement, dès le mois de janvier prochain, Barack Obama ne pourra que commencer à décevoir. Les espérances que soulève son élection sont si démesurées, si multiples et si contradictoires qu’il ne pourra les satisfaire toutes. C’est bien simple : le monde entier – et pas seulement les Etats-Unis – attend de lui la concorde, la paix et la prospérité. Rien que cela. Si je ne craignais pas de jouer les rabat-joie, je pourrais sans grand risque esquisser ici les articles désolés qui, succédant à l’Hosanna universel, vont s’écrire un peu partout dans le courant de l’année prochaine. C’est justement parce que je souhaite de tout cœur qu’il réussisse que je prêche ici le calme et la pondération. Je préfère être déçu en bien, comme disent nos amis suisses, qu’accablé en mal.&lt;br /&gt;A l’échelle internationale, la principale contradiction que va devoir affronter Barack Obama est la suivante. Ses compatriotes espèrent de lui qu’il rétablisse l’hégémonie américaine, comme le firent en leur temps F.D. Roosevelt, Truman, Kennedy et Reagan, tandis que le reste du monde attend qu’il la partage. Le nouveau président va devoir expliquer aux Américains qu’ils ne sont plus les maîtres du monde, même s’ils en demeurent la première puissance. Les années de Bush II ont détruit l’œuvre de Bush I qui était allé rétablir l’ordre au Koweït et en Irak avec l’aval de la communauté internationale. Barack Obama va devoir reprendre les problèmes internationaux là où Bush le père, puis Bill Clinton les avaient laissés. C’est-à-dire renoncer à une gendarmerie du monde devenue impossible dans le quotidien au profit d’un leadership devenu nécessaire. Tout le monde sait que la confrontation Etats-Unis–Chine va dominer les prochaines décennies. Il est vraisemblable qu’une diplomatie de mouvement succède à l’immobilisme.&lt;br /&gt;Dans ce contexte, l’Europe pourrait jouer un rôle essentiel, à la fois d’arbitre et d’intermédiaire. A condition qu’elle existe, ce qui est encore loin d’être le cas. Dans la crise que nous traversons, la solidité de l’euro, la sagesse de Jean-Claude Trichet et la hardiesse de Nicolas Sarkozy nous ont évité le pire. Mais les eurosceptiques veillent ; le déclin est leur royaume. &lt;br /&gt;Il ne faut pas compter sur Barack Obama pour nous dispenser de faire l’Europe. Au contraire. Les présidents de gauche, partisans d’un fort leadership américain, à l’image de F.D. Roosevelt et de J.F. Kennedy, n’ont jamais été pour les Européens, et notamment pour les Français, des partenaires faciles. Avec la crise économique mondiale et le nouveau cours américain, une nouvelle époque commence. Nous ne pouvons plus nous contenter d’une quasi-Europe menant une quasi-politique avec de quasi-institutions. L’élection de Barack Obama nous place devant un choix contraignant : sortir de nous-mêmes ou sortir de l’Histoire.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Jacques Julliard&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-4659693177769866674?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/4659693177769866674/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=4659693177769866674' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/4659693177769866674'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/4659693177769866674'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2008/11/oui-un-noir.html' title='Oui, un Noir !'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-152304479173707766</id><published>2008-11-04T12:51:00.000+01:00</published><updated>2008-11-04T12:52:16.707+01:00</updated><title type='text'>Quelque chose d'Obama</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="apple-style-span"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Arial;color:black"&gt;Il y avait &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="apple-style-span"&gt;&lt;b style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;color:black"&gt;quelque chose d’Obama&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="apple-style-span"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;color:black"&gt; qui flottait dans l’air du temps américain, dans les conversations, à &lt;st1:personname productid="la Une" st="on"&gt;la  Une&lt;/st1:personname&gt; des journaux, dans les émissions vedettes de la télé américaine. Non pas que l’élection soit déjà gagnée. Une élection n’est jamais gagnée d’avance. C’est dans le secret des urnes qu’elle va se décider. Mais, autre signe, les longues files d’attente qui, depuis plusieurs jours, se forment devant les bureaux de vote ouverts en anticipation, à l’occasion des "early votes", donnent la mesure de l’enthousiasme démocratique qui s’est emparé de ce pays. Un enthousiasme qui ne peut raisonnablement pas s’expliquer par le charisme de Mac Cain et de Sarah Palin. On pense même que plusieurs Etats-clés comme &lt;st1:personname productid="la Virginie" st="on"&gt;la  Virginie&lt;/st1:personname&gt;, mais aussi l'Ohio, &lt;st1:personname productid="la Floride" st="on"&gt;la Floride&lt;/st1:personname&gt;, le Colorado, &lt;st1:personname productid="la Pennsylvanie" st="on"&gt;la Pennsylvanie&lt;/st1:personname&gt;, devraient enregistrer cette année des taux de participation record, proches de 90% ! Il y a bien sur des incertitudes : le racisme qui pourrait fausser les résultats de sondages qui, jusqu’à hier, si l’on en croit le site spécialisé indépendant RealClearPolitics (RCP), qui réalise une moyenne des sondages publiés, accordait un avantage de plus de 6 points au candidat démocrate. Jamais dans l’histoire d’un pays, peuplé de plus de 85 % de blancs, un noir n’avait été en situation de remporter la présidentielle. Depuis l’Amérique a changé : Colin Powell et Condoleezza Rice ont occupé des charges de premier plan. De toute façon cette élection sera historique quelle qu'en soit l'issue. Dans un pays où les Noirs ne jouissent de leurs droits civiques que depuis un demi-siècle, le démocrate Barack Obama, né en août 1961, alors que les mariages interraciaux étaient interdits dans la majorité des Etats du "Vieux Sud", son score et peut-être sa victoire vont tourner une page de l’Amérique. C’est qu’avec son exceptionnel charisme Obama se présente comme le symbole vivant de l’unité d’un pays depuis toujours profondément divisé. Mais, il y a aussi son langage nouveau dans une Amérique qui n’a plus grand-chose à voir avec celle que prône le duo MacCain-Palin. Ceux là radotent sur le rêve américain alors que, comme le soulignait Sylvie Laurent, spécialiste de l’Amérique, "Barack Obama, lui, se présente comme quelqu'un qui a conquis son américanité à la force du poignet, incarnant la promesse d'ascension sociale offerte à tous. Mais il ose dire que le rêve américain est altéré, qu'il est devenu évanescent. Ce qui se délite, selon lui, c'est justement la possibilité d'ascension, les extraordinaires inégalités sociales la rendant impossible. Pour lui, le rêve est à construire, non à retrouver ". &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family:Arial;color:#9C0000;text-transform:uppercase"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Arial"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="apple-style-span"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color:black"&gt;Jean-Marcel Bouguereau&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-152304479173707766?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/152304479173707766/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=152304479173707766' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/152304479173707766'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/152304479173707766'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2008/11/quelque-chose-dobama_04.html' title='Quelque chose d&apos;Obama'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-395907089768582998</id><published>2008-10-29T10:59:00.003+01:00</published><updated>2008-11-04T15:49:38.798+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Damien Ranger'/><title type='text'>Des milliards pour les banques, des clopinettes pour l’emploi</title><content type='html'>&lt;div class="post" id="post-308"&gt;  &lt;h2 class="storytitle"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt;   &lt;div class="storycontent"&gt;   &lt;p&gt;&lt;strong style="font-style: italic;"&gt;Il était temps ! Après avoir accouru au chevet des banques et des entreprises aux premières heures de la crise financière, Nicolas Sarkozy a enfin daigné se pencher sur la situation de l’emploi et du pouvoir d’achat des Français. Mais encore une fois : beaucoup de bruit pour rien. Cette « mobilisation pour l’emploi » se résume à la création de 100 000 emplois aidés, après en avoir supprimé plus de 200 000, et à une nouvelle attaque du code du travail avec la mise en place du travail dominical. &lt;/strong&gt;&lt;span id="more-308"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;« Nicolas Sarkozy a réalisé une performance en présentant un plan pour l’emploi en France sans utiliser une seule fois les mots salaire et pouvoir d’achat ! », notait François Hollande quelques minutes après l’intervention du Président à Rethel (Ardennes), le 28 octobre dernier. Une intervention que le Premier secrétaire a comparé « à celle d’un candidat en campagne qui semble chaque fois redécouvrir les problèmes ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un décalage complet lorsque Nicolas Sarkozy évoque la nécessité de créer 100 000 emplois aidés de plus après en avoir supprimé 200 000 ces dernières années. « Le gouvernement doit faire machine arrière jusqu’au bout en révisant sa politique d’allègement fiscal des heures supplémentaires », note Alain Vidalies, secrétaire national du PS aux entreprises. « C’est quand même compliqué de vouloir faire baisser le chômage quand une heure supplémentaire coûte moins cher qu’une heure embauchée », ajoute-t-il.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avide de s’approprier des notions de gauche, Nicolas Sarkozy n’a pas hésité non plus à appeler à la création d’une « véritable sécurité sociale professionnelle » en évoquant les contrats de transition professionnelle qui assurent 80 % du revenu des salariés licenciés pour raison économique. « La belle affaire, commente Alain Vidalies. Ces contrats seront réservés aux bassins d’emploi en grave difficulté et ne s’appliqueront pas à l’immense majorité des salariés. Encore une fois, Nicolas Sarkozy fait de la chirurgie lourde pour sauvegarder l’économie et ne pratique que l’homéopathie dans sa lutte contre le chômage. »&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, clou du spectacle, puisque c’est ainsi qu’il souhaitait se mettre en scène, en convoquant ironie et anecdotes, Nicolas Sarkozy a réitéré sa volonté de libéraliser le travail dominical. « Le dimanche n’est pas plus qu’un lundi », a précisé le Président, relayant la confidence que lui avait faite une vendeuse d’un grand magasin. « Encore faudrait-il que les salariés aient déjà assez pour consommer la semaine », a commenté François Hollande.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;_________________________________________________________________&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Bitstream Vera Serif'; "&gt;&lt;strong class="spip" style="font-family: 'Bitstream Vera Serif', Georgia, Times, serif; font-weight: bold; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(204, 0, 0);"&gt;« Sœur Emmanuelle : &lt;/span&gt;&lt;i class="spip"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(204, 0, 0);"&gt;“Le doigt de Dieu nous suit partout”&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(204, 0, 0);"&gt; »&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;Le Canard enchaîné&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt; du 29 octobre&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt; Cela commence, en une, avec cette interview (presque) imaginaire de Sœur Emm&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic; font-weight: bold; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal; font-weight: normal; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;anuelle , qui reçoit son interlocuteur, Frédéric Pagès, à son nouveau lieu de résidence : le paradis. Le journaliste évoque le passage du livre posthume où elle affirme son penchant pour la masturbation, et s’étonne que 71% des lecteurs du &lt;/span&gt;&lt;i class="spip"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;Figaro&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt; se prononcent en faveur de sa canonisation. Réponse de l’intéressée : &lt;/span&gt;&lt;i class="spip"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;« Depuis que les Français savent que j’ai touché du doigt les vrais problèmes, il me veulent "santa subito"... sainte immédiatement ! »&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Times New Roman'; "&gt;&lt;div style="border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 3px; padding-right: 3px; padding-bottom: 3px; padding-left: 3px; width: auto; font: normal normal normal 100%/normal Georgia, serif; text-align: left; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'Trebuchet MS';"&gt;&lt;p class="spip" style="text-align: justify; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: georgia;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;La peut-être future sainte promet &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i class="spip"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: georgia;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;« plusieurs adaptations &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: georgia;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;(de sa vie)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i class="spip"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: georgia;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt; au cinéma : Sœur Emmanuelle II, Sœur Emmanuelle III. »&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: georgia;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt; Mais que va penser le pape de tout cela, s’interroge &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i class="spip"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: georgia;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;Le Canard&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: georgia;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt; ? &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i class="spip"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: georgia;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;« Ne me parlez pas de lui !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: georgia;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt; s’emporte Sœur Emmanuelle.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i class="spip"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: georgia;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt; Quand je pense que Ratzinger va béatifier Pie XII, un type qui n’a rien branlé contre Hitler pour tenter de sauver les Juifs ! (...) Eh bien moi je dis qu’il vaut mieux avoir la main sous la soutane que le bras tendu. »&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;     &lt;div class="meta"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-395907089768582998?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/395907089768582998/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=395907089768582998' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/395907089768582998'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/395907089768582998'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2008/10/le-28-octobre-2008-il-tait-temps-aprs.html' title='Des milliards pour les banques, des clopinettes pour l’emploi'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-6868763688665559289</id><published>2008-10-27T11:18:00.004+01:00</published><updated>2008-10-27T11:22:36.721+01:00</updated><title type='text'>Un sommet des ministres européens de l’Immigration... à Vichy</title><content type='html'>&lt;div style="float: left; width: 464px; text-align: right;"&gt;   &lt;div style="font-size: 1.5em; color: rgb(0, 64, 128);"&gt;      &lt;b&gt; Un sommet des ministres européens de l’Immigration... à Vichy &lt;/b&gt;    &lt;/div&gt;       &lt;/div&gt;     &lt;div style="float: right; width: 71px; margin-left: 20px; margin-bottom: 10px;"&gt;     &lt;img src="http://www.ldh-toulon.net/local/cache-vignettes/L71xH71/rubon146-15d19.jpg" alt="" class="spip_logos" style="height: 71px; width: 71px;" width="71" height="71" /&gt;    &lt;/div&gt;   &lt;br /&gt;&lt;div id="hierarchie"  style=" color: rgb(102, 102, 102); text-align: right;font-size:0.8em;"&gt;   &lt;br /&gt;article de la rubrique     &lt;span style="color:#cc3333;"&gt;              &lt;a href="http://www.ldh-toulon.net/spip.php?rubrique20"&gt;&lt;span style="color:#cc3333;"&gt;histoire et colonies&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;     &gt;        &lt;a href="http://www.ldh-toulon.net/spip.php?rubrique146"&gt;&lt;span style="color:#cc3333;"&gt;Sarkozy et l’histoire&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0); "&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div id="hierarchie"  style=" color: rgb(102, 102, 102); text-align: right;font-size:0.8em;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div id="hierarchie"  style="text-align: left;color: rgb(102, 102, 102); font-size:0.8em;"&gt;&lt;span style="color:#cc3333;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0); "&gt;Bien entendu les habitants de Vichy ne sont pas responsables de l’installation du gouvernement de Pétain, mais il est difficile de ne pas voir une nouvelle provocation de Brice Hortefeux dans le fait de réunir les ministres européens de l’Immigration sur le lieu même d’un régime qui s’est illustré par sa politique discriminatoire à l’égard des étrangers.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="chapo" style="text-align: justify;"&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Le choix de Vichy n’aurait sans doute pas été contesté si le thème retenu — “ l’intégration ” — n’avait pas évoqué un des aspects les plus condamnables de ce régime.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;On comprend le souhait des Vichyssois de dissocier l’image de leur ville du souvenir du régime de Pétain. Mais il y a deux manières bien différentes de “ réhabiliter la ville ” : montrer qu’il n’y avait pas que des notables pétainistes, mais également des résistants courageux dont il faut retracer et honorer le combat, ou bien demander que l’on cesse de parler des crimes du régime de l’Etat français. Les termes qu’il utilise pour dire son « &lt;i class="spip"&gt;ras-le-bol&lt;/i&gt; » laisse penser que Brice Hortefeux a choisi la seconde option et qu’il considère le régime de Vichy comme un “ détail ” dont on n’aurait que trop parlé.&lt;/p&gt;   &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;   &lt;div class="texte" style="text-align: justify;"&gt;&lt;p class="spip"&gt;&lt;span class="spip_document_3061 spip_documents spip_documents_center"&gt; &lt;img src="http://www.ldh-toulon.net/local/cache-vignettes/L110xH146/hortefeux_casqette-7a98d.jpg" alt="" style="height: 146px; width: 110px;" class="" width="110" height="146" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Brice Hortefeux, ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement durable, a prononcé un discours à Bruxelles le 10 septembre 2008 [&lt;a href="http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article2880#nb1" name="nh1" id="nh1" class="spip_note" title="[1] A l'occasion d'une réunion conjointe du Parlement européen (...)"&gt;1&lt;/a&gt;] consacré à  « la gestion des flux migratoires et la mise en place d’un Pacte européen sur l’immigration et l’asile ».&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;« &lt;i class="spip"&gt;Conscient de l’importance du sujet de l’intégration,&lt;/i&gt; il a déclaré qu’il organisera, &lt;i class="spip"&gt;les 3 et 4 novembre prochains à Vichy, la troisième conférence ministérielle sur ce sujet, après celles de Gröningue en 2004 et de Postdam en 2007.&lt;/i&gt; »&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;« &lt;i class="spip"&gt;On va mettre fin à l’opprobre sur cette ville&lt;/i&gt;, a-t-il déclaré au &lt;i class="spip"&gt;Figaro&lt;/i&gt;. &lt;i class="spip"&gt;Ce sera la première réunion internationale depuis soixante ans à Vichy, l’ancienne capitale de la France de Pétain.&lt;/i&gt; »&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Le 19 septembre 2008, à Vichy, en clôture du congrès des cadres de l’ANAEM [&lt;a href="http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article2880#nb2" name="nh2" id="nh2" class="spip_note" title="[2] ANAEM : Agence Nationale d'Accueil des Etrangers et des (...)"&gt;2&lt;/a&gt;], Brice Hortefeux est revenu sur le sujet, dénonçant « &lt;i class="spip"&gt;le crétinisme&lt;/i&gt; »  de certaines associations qui voient là une provocation au passé. « &lt;i class="spip"&gt;Il faut arrêter avec ces bêtises, arrêter de faire payer à Vichy tous les péchés du monde.&lt;/i&gt; » Et il  concluait : « &lt;i class="spip"&gt;Je ne ferai pas de politiquement correct. Je revendique à mort le choix de Vichy&lt;/i&gt; » [&lt;a href="http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article2880#nb3" name="nh3" id="nh3" class="spip_note" title="[3] La Montagne du 21 septembre 2008."&gt;3&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-6868763688665559289?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/6868763688665559289/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=6868763688665559289' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/6868763688665559289'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/6868763688665559289'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2008/10/un-sommet-des-ministres-europens-de.html' title='Un sommet des ministres européens de l’Immigration... à Vichy'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-7747760452261954007</id><published>2008-10-02T09:11:00.003+02:00</published><updated>2008-10-31T11:07:51.606+01:00</updated><title type='text'>La Cimade et le défense des droits des étrangers dans les centres de rétention</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;Gilbert Meynier&lt;span style=""&gt;                                                        &lt;/span&gt;Lyon, le 21 septembre 2008&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;Membre de &lt;st1:personname productid="la Cimade Lyon" st="on"&gt;&lt;st1:personname productid="la Cimade" st="on"&gt;la Cimade Lyon&lt;/st1:personname&gt;&lt;/st1:personname&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;st1:personname productid="la Cimade Lyon" st="on"&gt;Je me permets de vous alerter sur une grave mesure que vient de prendre le gouvernement par décret du 20 août 2008 concernant la défense du droit des étrangers en Centres de Rétention administrative (CRA) : ce décret vise, ni plus ni moins, à expulser de ces centres l’association œcuménique d’entre-aide à ancrages protestants qu’est &lt;st1:personname productid="la Cimade" st="on"&gt;la Cimade&lt;/st1:personname&gt; – elle assure depuis début 1985 un « accompagnement social », qui a rapidement évolué vers la défense juridique des retenus. La convention qui la charge de cette mission, renouvelée jusqu’alors régulièrement, arrive à échéance fin 2008.&lt;/st1:personname&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;Rappel : &lt;st1:personname productid="la Cimade" st="on"&gt;la Cimade&lt;/st1:personname&gt; a été créée en 1939 à l’initiative de mouvements de jeunesse protestants, au départ pour secourir les évacués d’Alsace-Lorraine pendant la drôle de guerre. Son champ d’activité s’est étendu à l’aide aux réfugiés – espagnols, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;allemands… – en France et aux Juifs pourchassés par le régime de Vichy. Elle a réussi à être présente dans ses camps, comme elle le sera plus tard dans les camps de la guerre de reconquête coloniale à&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;contretemps de 1954-1962, période pendant laquelle elle a plus largement assisté et soutenu les Algériens victimes de cette guerre et luttant pour leur libération. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;La signification du sigle Cimade est Comité inter mouvements d’aide aux évacués. Aujourd’hui &lt;st1:personname productid="la Cimade" st="on"&gt;la Cimade&lt;/st1:personname&gt; se dénomme « Service œcuménique d’entre-aide » ; elle a pour devise « Ici et là-bas solidaires ». Elle travaille en partenariat avec plusieurs associations, notamment en Afrique, qui œuvrent la solidarité sociale, à l’éducation et à la défense des droits de l’Homme. L’évolution historique des vagues migratoires a fait qu’elle s’est de plus en plus vouée en France à l’aide aux étrangers en situation irrégulière. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;Jusqu’à présent, eu égard à son expérience de près de 70 ans dans la défense des rejetés, de ceux qui ne sont défendus par personne, &lt;st1:personname productid="la Cimade" st="on"&gt;la Cimade&lt;/st1:personname&gt; avait été la seule association à répondre à la demande, faite au départ par le ministre Pierre Joxe : il s’agissait en clair, depuis la mise en place en 1984 des CRA, de faire contrepoids, au nom de la société civile, à l’administration par des fonctionnaires de police de ces centres fermés.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;Un nouvel appel d’offre public vient d’être lancé en vue du renouvellement de cette convention. Or, le ministère Hortefeux a rajouté dans l’appel d’offres des exigences qui visent clairement &lt;st1:personname productid="la Cimade. Ce" st="on"&gt;la Cimade. Ce&lt;/st1:personname&gt; sont en particulier :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;- la division sur le territoire français du marché de la rétention en 8 lots, fragmentant la capacité d’avoir une vision d’ensemble sur la rétention, et mettant fin de ce fait à toute possibilité d’élaborer le rapport annuel de &lt;st1:personname productid="la Cimade" st="on"&gt;la Cimade&lt;/st1:personname&gt; sur les CRA, qui fait autorité, tant en France que dans le reste de l’Europe et dans le monde.&lt;span style=""&gt;      &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;- l’engagement de « respecter une confidentialité », empêchant désormais, lui aussi, toute action de témoignage sur les CRA telle que la publication annuelle de ce rapport.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;span style=""&gt;                        &lt;/span&gt;- la réduction du rôle des intervenants dans les CRA à une fonction d’ « information sur les droits », droits – notamment en matière de recours juridiques – que les étrangers retenus ne pourront désormais exercer que par leurs propres moyens : il s’agit bien de faire disparaître l’aide juridique assurée jusqu’à présent par &lt;st1:personname productid="la Cimade." st="on"&gt;la Cimade.&lt;/st1:personname&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;- l’interdiction faite à deux associations de souscrire conjointement à l’offre publique : ainsi, le Secours catholique et &lt;st1:personname productid="la  Cimade" st="on"&gt;la&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Cimade&lt;/st1:personname&gt;, qui parlent d’une même voix et agissent de concert, ne pourront pas postuler ensemble.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;A travers &lt;st1:personname productid="la Cimade" st="on"&gt;la Cimade&lt;/st1:personname&gt;, ainsi éliminée, et perdant du même coup une grande partie de ses ressources budgétaires, le gouvernement attente à l’action de vigilance citoyenne de la société civile, indispensable à l’exercice de la démocratie : personne ne peut nier la disponibilité, la compétence et le dévouement sans limites de ses équipiers sur le terrain. Peu d’associations, sinon aucune, ne peuvent prétendre aujourd’hui à une telle qualité d’expertise, d’écoute et de réconfort en matière d’aide aux étrangers : ainsi, ce n’est pas pour rien que des membres du Secours catholique sont engagés sur ce terrain sous la bannière de &lt;st1:personname productid="la Cimade." st="on"&gt;la Cimade.&lt;/st1:personname&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;L’objectif clair du gouvernement est de faire évoluer les CRA en centres fermés destinés à accueillir tous les migrants dès leur arrivée sur le territoire français : il sera dès lors impossible de formuler toute demande de régularisation en dehors de ces centres. Et, en cas de refus, l’expulsion n’en sera que plus&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;facilement exécutée.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;Nous tenons à vous informer de ces mesures pour le moins inquiétantes : en signifiant à tous ces humains désorientés,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;qui ont cru trouver dans l’émigration&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;la solution à leur situation désespérée dans leurs pays d’origine, qu’ils seront désormais livrés à eux-mêmes pour leur défense, elles portent atteinte aux droits fondamentaux des migrants. Au surplus, elles portent en germe une aggravation supplémentaire des tensions sociales et intercommunautaires.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;span style=""&gt;                        &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Nous vous demandons d’intervenir avec tous les moyens dont vous disposez, et de la manière appropriée qui vous semblera la plus efficace, pour empêcher leur application. Et, pour aider &lt;st1:personname productid="la Cimade" st="on"&gt;la  Cimade&lt;/st1:personname&gt; en ces temps difficiles, toute aide financière serait la bienvenue. &lt;a style="" href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/jean-claude.arrouge/Bureau/Lettre%20CRA%2021%2009%2008.doc#_ftn1" name="_ftnref1" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;" &gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style=""&gt;&lt;div style="" id="ftn1"&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;" &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-7747760452261954007?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/7747760452261954007/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=7747760452261954007' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/7747760452261954007'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/7747760452261954007'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2008/10/la-cimade-et-le-dfense-des-droits-des.html' title='La Cimade et le défense des droits des étrangers dans les centres de rétention'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-3153972145646295758</id><published>2008-09-19T09:20:00.007+02:00</published><updated>2008-09-19T13:29:21.343+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='FAÏZA GHOZALI'/><title type='text'>Le Rossignol du Caire à Paris</title><content type='html'>&lt;style&gt;&lt;/style&gt;&lt;div&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:85%;"  &gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:Courier;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0cm 0cm 0pt;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;font-size:130%;" &gt;Plus de trente ans après  sa mort, Oum Kalsoum demeure toujours aussi présente dans les mémoires et les  discothèques. L’Institut du monde arabe à Paris lui rend hommage, avec pour la  première fois une exposition. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:Courier;"&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:130%;"&gt;As-Sett  (&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;st1:personname style="font-family: arial;" productid="la Dame" st="on"&gt;la Dame&lt;/st1:personname&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:130%;"&gt;), le  Rossignol du Caire, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;st1:personname style="font-family: arial;" productid="la Voix" st="on"&gt;la  Voix&lt;/st1:personname&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:130%;"&gt; de l’Égypte, l’Astre de l’Orient… Les surnoms qu’on lui a  donnés sont nombreux. Et sa vie fut un véritable roman. Comment une petite  paysanne inculte, fille de l’imam d’un village pauvre du delta du Nil, a-t-elle  pu devenir cette diva férue de poésie, dont l’art a franchi les pics des  pyramides jusqu’à faire se pâmer des millions de gens ? &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:130%;"&gt;Ouverte le 17 juin à  Paris, l’exposition Oum Kalsoum, la quatrième pyramide restera à l’affiche de  l’Institut du monde arabe (IMA) jusqu’au 2 novembre. Pour mieux rendre compte du  personnage, la galerie se décline en quatre espaces : L’Égyptienne, Le Talent,  L’Engagement et L’Héritage. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:130%;"&gt;Comme le disent si bien les Égyptiens, deux  choses ne changeront jamais dans leur pays : les pyramides et la voix d’Oum  Kalsoum. Née au seuil du XXe siècle - la date est incertaine : 1898 ? 1904 ? -,  la chanteuse a commencé à se produire aux côtés de son père et de son frère,  travestie en… jeune Bédouin (hors de question pour une jeune fille, même  prépubère, de s’exposer devant un public d’hommes). &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:130%;"&gt;Un grand maître ès  déclamations tombe sous le charme de sa voix. Il convainc la famille de venir  s’installer au Caire pour lui permettre d’exercer pleinement son talent. La  jeune femme arrive dans la capitale au début des années 1920, et sa carrière  décolle. Le premier jeudi de chaque mois, jour de son concert mensuel retransmis  à la radio nationale, les rues du Caire sont désertes. Dans son petit salon  cairote, reconstitué pour l’occasion à l’IMA, un téléviseur d’époque diffuse des  interviews qu’elle a données. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:130%;"&gt;Callas, Piaf, Ella Fitzgerald &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:130%;"&gt;Oum  Kalsoum, quasi immobile sur scène des heures durant, les bras ouverts, son  mouchoir dans la main droite, tout entière de force contenue et le visage  transfiguré, est l’image qui demeure en mémoire. Il suffit qu’elle entame ses  vocalises pour que son public en frissonne. Jusqu’à susciter l’extase - le tarab  en arabe - de l’assistance. Chantant aussi bien en dialecte égptien qu’en arabe  classique, elle porte la poésie aux sommets de l’art vocal. Sans doute sa longue  collaboration avec Ahmed Shawqi, dit le Prince des poètes, y est-elle pour  quelque chose. Ahmed Rami, le fidèle ami - et amoureux transi -, en fit sa muse,  pour laquelle il a écrit 135 des quelque 285 chansons de son répertoire. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:130%;"&gt;Oum  Kalsoum n’a pas ?seulement chanté des auteurs égyptiens. Omar Khayyam (Perse),  George Jurdaq (Liban), Nizar Kabbani (Syrie), Al-Hadi Adam (Soudan) sont ceux  dont elle a mis les vers en musique… Et, au-delà de la dimension proprement  égyptienne et arabe de la diva, il y a le talent, universel. Oum Kalsoum rejoint  le panthéon des ?Callas, Piaf ou Ella Fitzgerald. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:130%;"&gt;Tout le monde ne comprend  pas l’arabe, mais la puissance et la pureté de sa voix ont conquis les  mélomanes. L’exposition en donne un aperçu, entre concerts projetés sur grand  écran et « douches musicales », sous lesquelles il suffit de se placer pour que  se déverse sur soi l’un des airs de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;st1:personname style="font-family: arial;" productid="la Dame. On" st="on"&gt;la Dame. On&lt;/st1:personname&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:130%;"&gt; la voit interpréter « Al-Atlal » (« Les  Ruines »), farouche cri d’amour et son plus gros succès, et « Anta omri » (« Tu  es ma vie ») notamment. Ainsi que des extraits des six films qu’elle a tournés  entre 1935 et 1948. Pochettes de disques d’époque, robes de scène et des effets  personnels complètent le tout. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:130%;"&gt;« Dévoilez-vous mes sœurs ! » &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:130%;"&gt;En  1967, dans la foulée de la terrible défaite de l’Égypte face à Israël, Oum  Kalsoum se lance dans une vaste tournée militante dans les pays arabes. Les  recettes sont versées au profit de l’effort de guerre. Son périple l’amène  jusqu’à Paris, en France, seul pays non arabe dans lequel elle se soit produite.  Son concert à l’Olympia, en novembre 1967, fait salle comble et la une des  journaux, comme en témoignent les coupures de presse exposées au mur. Des  articles d’époque rendent compte de la médiatisation de ses apparitions et de  son engagement politique. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:130%;"&gt;Sur fond de chants patriotiques, de vieux clichés  la montrent aux côtés du président égyptien Nasser, dont elle fut très proche.  Un détail saute aux yeux : sur toutes les photos exposées, Oum Kalsoum est  entourée d’hommes, seule reine parmi eux. Au fait, féministe, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;st1:personname style="font-family: arial;" productid="la Dame" st="on"&gt;la Dame&lt;/st1:personname&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:130%;"&gt; ? Le mot est fort mais il  faut se souvenir d’elle, lors de son dernier concert en Libye. Face à la salle,  elle lance aux femmes de l’assistance, toutes voilées : « Dévoilez-vous mes  sœurs ! Nous sommes la force productrice de nos sociétés, nous pouvons garder la  tête haute et nue ! » Mona Khazindar, commissaire de l’exposition, raconte,  enthousiaste : « La salle a applaudi à tout rompre et les femmes ont retiré leur  voile ! » &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:130%;"&gt;Du Caire à Rabat, en passant par Beyrouth, Damas… Oum Kalsoum a  incarné le panarabisme de l’époque. Le 3 février 1975, jour de ses funérailles,  plusieurs millions d’Égyptiens se joignent au cortège - filmés par le grand  cinéaste égyptien Youssef Chahine. Et c’est tout le monde arabe qui est en  deuil. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:130%;"&gt;Sacralisée de son vivant, Oum Kalsoum s’est muée en icône, qui  continue d’inspirer nombre d’artistes contemporains. Vingt-cinq d’entre eux  exposent leurs œuvres à l’IMA, dont des peintres, plasticiens et des créateurs  de mode, tels les Libanais Khaled el-Masry et Sarah Beydoun. Au Caire,  &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;st1:personname style="font-family: arial;" productid="la Voix" st="on"&gt;la Voix&lt;/st1:personname&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:130%;"&gt; fuse  toujours des haut-parleurs des taxis et des cafés populaires. Plus de 300 000  cassettes de la chanteuse sont vendues chaque année dans son pays natal. Des  dizaines de milliers d’autres dans le reste du monde arabe. En écho à la  dimension panarabe d’Oum Kalsoum, les organisateurs de la rétrospective de l’IMA  ont un rêve : en faire une exposition itinérante qui sillonne les pays du  Maghreb, du Proche- et du Moyen-Orient. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:130%;"&gt;Oum Kalsoum, la quatrième  pyramide, jusqu’au 2 novembre à l’Institut du monde arabe à Paris.  &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:130%;"&gt;Renseignements sur :  www.imarabe.org&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-3153972145646295758?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/3153972145646295758/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=3153972145646295758' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/3153972145646295758'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/3153972145646295758'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2008/09/le-rossignol-du-caire-paris_19.html' title='Le Rossignol du Caire à Paris'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-7400863923268685306</id><published>2008-09-19T09:20:00.001+02:00</published><updated>2008-09-19T09:21:47.901+02:00</updated><title type='text'>Xavier Darcos et la maternelle : « La médaille d’or du mépris »</title><content type='html'>&lt;div style="font-style: italic;" class="Arrondis"&gt;&lt;h2&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Le ministre de l’Education Nationale multiplie les annonces provocatrices vis-à-vis de l’école maternelle. Ainsi il n’a pas hésité à affirmer devant les sénateurs le 03 juillet 2008 :&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;                                                   &lt;!-- debut_surligneconditionnel --&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;i class="spip"&gt;« Est-ce qu’il est vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits de l’Etat, que nous fassions passer des concours à bac + 5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches ? »&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Cette intervention témoigne d’une méconnaissance totale de l’école maternelle ! Quel mépris pour l’école maternelle et pour ses enseignants dont le rôle en matière d’apprentissage et de réussite scolaire est reconnu par tous !&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Mais ne faut-il pas voir derrière cette déclaration provocatrice la volonté de cacher le fait que des élèves ne sont pas accueillis en cette rentrée. En effet, en raison de l’insuffisance du nombre de postes, ce sont 40 000 élèves qui auraient pu être scolarisés si le taux de scolarisation de 2005-06 avait été maintenu. Ils restent aujourd’hui à la porte de l’école. Le ministre considère-t-il qu’aucun travail n’est effectué en maternelle ? Ce n’est pas l’avis des parents d’élèves, et pourtant c’est ce que peut laisser penser l’absence de distribution des programmes [&lt;a href="http://www.snuipp.fr/spip.php?article5762#nb1" name="nh1" id="nh1" class="spip_note" title="[1] Le guide distribué par le ministre n'a pas été distribué en (...)"&gt;1&lt;/a&gt;] aux parents de l’école maternelle.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;L’école maternelle française constitue une référence et un exemple en Europe : elle est source de réussite et de progrès pour les élèves. Par respect des enseignants et des écoles maternelles, le SNUipp demande au ministre de retirer ces paroles blessantes et irresponsables qui jettent le trouble sur l’intérêt de la scolarisation en maternelle.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;Il appelle les enseignants et les parents à participer massivement aux actions du 07 et du 19 octobre.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-7400863923268685306?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/7400863923268685306/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=7400863923268685306' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/7400863923268685306'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/7400863923268685306'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2008/09/xavier-darcos-et-la-maternelle-la.html' title='Xavier Darcos et la maternelle : « La médaille d’or du mépris »'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-5426422477906889812</id><published>2008-09-16T17:31:00.000+02:00</published><updated>2008-09-16T17:32:03.937+02:00</updated><title type='text'>Ma morte vivante</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;strong&gt;Ma morte vivante&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;em&gt;Dans mon chagrin, rien n’est en mouvement&lt;br /&gt;J’attends, personne ne viendra&lt;br /&gt;Ni de jour, ni de nuit&lt;br /&gt;Ni jamais plus de ce qui fut moi-même&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes yeux se sont séparés de tes yeux&lt;br /&gt;Ils perdent leur confiance, ils perdent leur lumière&lt;br /&gt;Ma bouche s’est séparée de ta bouche&lt;br /&gt;Ma bouche s’est séparée du plaisir&lt;br /&gt;Et du sens de l’amour, et du sens de la vie&lt;br /&gt;Mes mains se sont séparées de tes mains&lt;br /&gt;Mes mains laissent tout échapper&lt;br /&gt;Mes pieds se sont séparés de tes pieds&lt;br /&gt;Ils n’avanceront plus, il n’y a plus de route&lt;br /&gt;Ils ne connaîtront plus mon poids, ni le repos&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il m’est donné de voir ma vie finir&lt;br /&gt;Avec la tienne&lt;br /&gt;Ma vie en ton pouvoir&lt;br /&gt;Que j’ai crue infinie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et l’avenir mon seul espoir c’est mon tombeau&lt;br /&gt;Pareil au tien, cerné d’un monde indifférent&lt;br /&gt;J’étais si près de toi que j’ai froid près des autres.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;strong&gt;Paul Eluard&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-5426422477906889812?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/5426422477906889812/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=5426422477906889812' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/5426422477906889812'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/5426422477906889812'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2008/09/ma-morte-vivante.html' title='Ma morte vivante'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-5909454562367402701</id><published>2008-09-15T10:44:00.004+02:00</published><updated>2008-09-15T15:41:11.791+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le Monde du 14-15 septembre'/><title type='text'>Laïcité positive</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Vendredi 12 septembre 2008, la boîte aux lettres de la place de la Sorbonne, à Paris, était inaccessible : des bandes de papier collant, portant la marque de La Poste, empêchaient d'y introduire la moindre enveloppe. Un texte imprimé indiquait &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;" En raison de la visite de sa Sainteté le pape Benoit XVI, cette boîte aux lettres est condamnée jusqu'à nouvel ordre."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les gens de La Poste sont attachées aux usages et aux règles de bienséance du courrier. Ils ont écrit &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;"Sa Sainteté"&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; comme ils auraient écrit &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;"Son Excellence le président de la République"&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; ou &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;"Sa Majesté Nicolas Sarkozy"&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;. Mais pourquoi &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;"condamner"&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; cette pauvre boîte aux lettres, alors que Galilée lui-même a été réhabilité par l'Eglise catholique?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Soyons positifs. Il ne s'agit pas d'une peine à perpétuité : la boîte aux lettres est condamnée "&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;"jusqu'à nouvel ordre"&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;. Qui donnera l'ordre de la remettre en activité après lui avoir donné l'absolution? Nicolas Sarkozy, chanoine honoraire du Latran? ou le Père Besancenot, le postier-catéchiste le plus éloquent de Notre Sainte-Mère le République?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Robert Solé&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-5909454562367402701?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/5909454562367402701/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=5909454562367402701' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/5909454562367402701'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/5909454562367402701'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2008/09/lacit-positive.html' title='Laïcité positive'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-399082029349362643</id><published>2008-09-11T09:47:00.004+02:00</published><updated>2008-09-11T09:53:32.535+02:00</updated><title type='text'>Fichier Edvige : Sarkozy embarassé</title><content type='html'>&lt;style&gt;&lt;/style&gt;&lt;div  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;font-size:100%;" &gt;Confronté au mécontentement suscité par le  fichier Edvige, y compris dans sa majorité et jusqu'au gouvernement, Nicolas  Sarkozy tente de "désamorcer" une polémique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt; &lt;div  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Mercredi lors du Conseil des  ministres, le chef de l'Etat a appelé ses ministres "au sang froid" et "la  cohérence gouvernementale", tout en jugeant "nécessaire" l'existence de ce  fichier.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div  style="font-family:arial;"&gt; &lt;div class="g-unit hn-copy" id="hn-articlebody"&gt; &lt;div class="g-unit hn-copy" id="hn-articlebody"&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme, Rama  Yade, avait fait part de ses "doutes". Avant elle, le ministre de la Défense,  Hervé Morin (Nouveau Centre), avait dénoncé "un curieux mélange des  genres".&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;M. Morin s'était fait remettre en place par le  Premier ministre François Fillon tandis que sa collègue de l'Intérieur, Michèle  Alliot-Marie, ironisait sur le fait qu'il n'ait "pas trouvé" son numéro de  téléphone pour lui "demander ce qu'il en était".&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Une cacophonie gouvernementale aggravée par les  critiques d'élus de droite ou de la présidente du Medef, Laurence Parisot. Le  président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer (UMP), a ainsi estimé  mercredi qu'Edvige était "une affaire mal conduite" par le gouvernement, "qui  n'a pas bien communiqué".&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Sans attendre une décision - pas avant la fin de  l'année - du Conseil d'Etat, devant lequel plusieurs recours en annulation ont  été déposés, le chef de l'Etat a pris les choses en main. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Dès son retour de Russie et Géorgie, et une fois le  sommet Union européenne-Ukraine bouclé, il a convoqué une réunion à l'Elysée et  fait savoir que si sa "priorité" demeurait "la lutte contre la délinquance", il  n'en était pas moins "le garant" des libertés publiques.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il a demandé à Mme Alliot-Marie "d'ouvrir  rapidement une concertation" sur ce fichier, qui devra être "suivie de décisions  pour protéger les libertés". "Il faut désamorcer la crise" car "il ne faut pas  que le président perde le crédit accumulé cet été et qui s'est traduit par une  hausse dans les sondages", a assurée l'un de ses proches.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Les renseignements qui font le plus polémique,  l'orientation sexuelle et la santé des personnes, pourraient être "évacués" du  fichier, ainsi que le fichage des personnalités". Le Conseil de l'ordre national  des médecins a rappelé qu'il n'était "pas possible d'enregistrer, sans l'accord  formel de la personne concernée, des informations sur son état de  santé".&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La ministre de l'Intérieur, qui a admis avoir  "sous-estimé le fantasme qui pouvait tourner autour de ce fichier", s'est  déclarée mardi prête à inscrire, y compris "dans une loi", "toutes les  garanties" nécessaires aux libertés publiques pour la mise en oeuvre du fichier.  Elle a également proposé un "droit à l'oubli" pour les mineurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Malgré ces assurances, l'opposition ne désarme pas,  tandis que la pétition anti-Edvige ouverte le 10 juillet sur internet continue  de rassembler des signatures. Le collectif "Non à Edvige" à d'ailleurs réitéré  sa demande de retrait du décret créant le fichier.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Le président du MoDem, François Bayrou, tout comme  l'ancienne ministre socialiste du Travail, Martine Aubry, et les Verts,  continuent à demander "le retrait" pur et simple du fichier. Le Front national a  estimé que cette affaire illustrait "le désordre permanent au sommet du  pouvoir".&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Les syndicats se sont pour leur part félicités d'un  "premier recul du gouvernement".&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;"C'est une première victoire" mais "les mots ne  suffisent pas" et M. Sarkozy doit donner des "garanties", a affirmé le président  de la LDH Jean-Pierre Dubois. La FSU (syndicat enseignant) a averti qu'elle  resterait "vigilante".&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0); font-weight: bold;"&gt;Demande de retrait de Martine  Aubry&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;Venue soutenir dans l'entre-deux tours, le  candidat socialiste, David Lebon, à l'élection législative partielle dans cette  circonscription d'Eure-et-Loir, Mme Aubry a souligné avoir été "l'une des  premières personnes à signer les pétitions qui circulent contre ce  projet".&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;"Que ce projet soit adopté par décret ou par la  loi, je continue de penser qu'il est dangereux et indigne d'une démocratie comme  la nôtre", a-t-elle ajouté. "On voit déjà quelles pourront être les dérives  liées à son utilisation, mais pas son utilité", a insisté Mme Aubry, en réaction  aux derniers propos du ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Mme Alliot-Marie s'était dite prête mardi sur RTL à  inscrire, "dans une loi", "toutes les garanties" nécessaires aux libertés  publiques pour la mise en oeuvre du fichier Edvige.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Delphine Batho, secrétaire nationale du PS, a salué  mardi "une première victoire" après que la ministre de l'Intérieur Michèle  Alliot-Marie s'est dite prête à inscrire, "dans une loi", "toutes les garanties"  nécessaires aux libertés publiques pour la mise en oeuvre du fichier Edvige "La  mobilisation citoyenne contre le fichier Edvige a été utile et elle a payé", a  déclaré la députée des Deux-Sèvres dans un communiqué.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Selon elle, "le gouvernement a reculé et rejoint  désormais la proposition du Parti socialiste d'organiser un débat parlementaire  débouchant sur l'adoption d'une loi sur les fichiers de renseignements. C'est  une première victoire".&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La responsable socialiste estime aussi que "ce  revirement" est "un désaveu pour François Fillon qui pensait étouffer le débat  qui s'est ouvert jusqu'au sein du gouvernement par des rappels à  l'ordre".&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;"Bien sûr, dans son expression ce soir, le  gouvernement cherche à sauver les apparences et ne veut pas complètement perdre  la face. Il doit donc très rapidement préciser sa position car il ne peut pas y  avoir de loi sans retrait du décret sur le fichier Edvige. Le gouvernement devra  également détailler le calendrier du débat parlementaire à venir", poursuit Mme  Batho.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Au Parlement, le PS proposera "que la nouvelle loi  mette fin au fichage des citoyens engagés dans la vie syndicale, associative et  politique qui ne constituent en rien une menace pour la sécurité de notre pays",  conclut le communiqué. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-399082029349362643?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/399082029349362643/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=399082029349362643' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/399082029349362643'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/399082029349362643'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2008/09/fichier-edvige-sarkozy-embarass.html' title='Fichier Edvige : Sarkozy embarassé'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-5783551900999606538</id><published>2008-09-03T09:59:00.000+02:00</published><updated>2008-09-03T10:01:37.354+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='avec Libération'/><title type='text'>Edvige: «Il suffira de participer à une manif pour être fiché !»</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Hélène Franco, secrétaire générale du Syndicat de la magistrature, est très remontée contre cette nouvelle base de données regroupant une multitude d'informations personnelles.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;Propos recueillis par Marie Piquemal&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis le début de l'été, associations et syndicats se mobilisent contre le fichier Edvige (littéralement: Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pétition, «Non à Edvige!», circulant sur Internet, a déjà recueilli quelque 90.000 signatures. Et un recours a été déposé vendredi devant le Conseil d'Etat pour obtenir le retrait pur et simple de ce nouveau fichier considéré comme «liberticide» par Hélène Franco, secrétaire générale du Syndicat de la magistrature (gauche). Elle alerte sur les dangers de ce texte et les dérives possibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le principe du fichage n’est pas nouveau. En quoi ce nouveau fichier, baptisé Edvige, est-il liberticide? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas une simple réactualisation de l’ancien décret de 1991 relatif aux fichiers gérés par les services des renseignements généraux. Le nouveau texte va beaucoup plus loin. Prenons un exemple. Jusqu’ici étaient fichées «les personnes majeures qui, par leurs actions violentes, étaient susceptibles de porter atteinte à la sûreté de l’Etat». Désormais, seront visées toutes les personnes, «âgées de 13 ans et plus, susceptibles de troubler l’ordre public». La nouvelle formule est beaucoup plus large: il ne s’agit pas de ficher les délinquants mais toutes les personnes susceptibles de troubler l’ordre public. Donc, participer à une manifestation serait, selon le texte, une raison suffisante pour être fiché…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;En pratique, qui pourra être fiché?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Impossible à dire, c’est tentaculaire. Le texte vise toute personne de plus de 13 ans, «ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif.» Bref, toutes les personnes engagées dans la vie sociale... Et leur entourage! On voit bien là les risques de dérives. Par ricochet, tout le monde sera un jour ou l'autre fiché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Vous dénoncez aussi l’utilisation qui pourra être faite de ces fichiers…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, là encore, contrairement au décret de 1991, le nouveau fichier Edvige pourra être consulté dans le cadre des enquêtes administratives. Prenons un exemple:  vous participez à un mouvement lycéen (vous êtes donc fiché) et quelques années plus tard, vous vous présentez à un concours de la fonction publique. Et bien, le jury disposera d’une multitude de données collectées à votre sujet: déplacements, fréquentations, informations fiscales et patrimoniales voire vos tendances sexuelles et votre dossier de santé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Nos voisins européens disposent-ils de fichiers semblables?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, nous sommes la seule démocratie en Europe où il existe une police politique. Car il s’agit bien de cela. En France, nous avons toujours eu la manie du fichage. A une différence près:  au temps de Napoléon, la police politique ne disposait pas des mêmes moyens techniques, son action était donc limitée. Aujourd’hui, c’est autrement plus dangereux. Quoi qu’en dise le gouvernement, l’existence même d’un tel texte est inquiétante. Comment garantir que le fichier Edvige ne tombe pas un jour dans les mains d’un régime comme Vichy ou l’équivalent ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2127860982762798568-5783551900999606538?l=jeanclaudearrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/feeds/5783551900999606538/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2127860982762798568&amp;postID=5783551900999606538' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/5783551900999606538'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2127860982762798568/posts/default/5783551900999606538'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jeanclaudearrouge.blogspot.com/2008/09/edvige-il-suffira-de-participer-une.html' title='Edvige: «Il suffira de participer à une manif pour être fiché !»'/><author><name>Jean-Claude Arrougé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02517337008793739413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2127860982762798568.post-8329278157585622356</id><published>2008-08-18T12:21:00.021+02:00</published><updated>2008-08-21T13:31:49.273+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les Inrocks'/><title type='text'>Hommage à Oum Kalsoum, la quatrième pyramide</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_ySZ8Kg8Sm90/SKqImUvJ1II/AAAAAAAABa8/V3uKgqTtKT0/s1600-h/Oum+K+Tarab.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ySZ8Kg8Sm90/SKqImUvJ1II/AAAAAAAABa8/V3uKgqTtKT0/s400/Oum+K+Tarab.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5236147708754515074" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-style: italic;"&gt;L'Institut du Monde Arabe organise du 17 juin au 2 novembre une vaste exposition autour de la &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;pharaonne&lt;/span&gt; de la chanson arabe. Incomparable!&lt;/strong&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="display: none;"&gt;Musiques - &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="display: none;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;"Incomparable !" &lt;/i&gt;c’est ce que Maria &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;Callas&lt;/span&gt; aurait dit de la voix d’&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;Oum&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;Kalsoum&lt;/span&gt; qui, poussée à sa plus haute incandescence, diffusait 14 000 vibrations / seconde. En conclusion d’un époustouflant portrait de la même &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;Callas&lt;/span&gt;, paru dans l’Avant Scène en Octobre 1982, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;Hector&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;Bianciotti&lt;/span&gt;, de son côté, s’interrogeait sur ce que le chant monstrueux de la cantatrice a d’exigeant pour son auditeur. &lt;i&gt;"En fait que &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;veut-elle&lt;/span&gt; cette voix en moi ? Remplir l’absence de l’autre."&lt;/i&gt; Remplir l’absence de l’autre n’est-ce pas le seul véritable enjeu des quelques 3000 chansons que la &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;pharaonne&lt;/span&gt; de la chanson arabe a interprétée au cours de 5 décennies ? Son répertoire n’est pas vertigineux uniquement en raison de sa taille ou de son intensité, il l’est aussi par la perpétuelle mise en abîme du manque dans toute son impalpable cruauté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_ySZ8Kg8Sm90/SKlgdugEPoI/AAAAAAAABaU/zwPL88J7k_4/s1600-h/oum+k+2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ySZ8Kg8Sm90/SKlgdugEPoI/AAAAAAAABaU/zwPL88J7k_4/s400/oum+k+2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5235822105609911938" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Chanson d’amour impossible, chanson de séparation, de langueur, de jalousie, de désir emmuré, de fidèle souffrance, le monde arabe dans son ensemble a trouvé dans cette voix, y trouve encore, la consolation à une douleur dont elle ne connaît pas toujours l’origine, parce que logée dans la crypte d’une mémoire impersonnelle. Or l’absence est devenu entre temps la protéine du mythe.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_ySZ8Kg8Sm90/SKlNKXFrvzI/AAAAAAAABaE/osHp9NUBEBI/s1600-h/accueil_expo_im-oumkalsoum2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_ySZ8Kg8Sm90/SKlNKXFrvzI/AAAAAAAABaE/osHp9NUBEBI/s400/accueil_expo_im-oumkalsoum2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5235800882186796850" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Preuve de la voracité de celui d’&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_9"&gt;Oum&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10"&gt;Kalsoum&lt;/span&gt;, l’exposition que l’Institut du Monde Arabe consacre à la chanteuse égyptienne s’ouvre sans véritable justification commémorative ( elle est née il y a 104 ans, morte depuis 33 ). &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_ySZ8Kg8Sm90/SKlgON3NRHI/AAAAAAAABaM/WTjXzcZW8t8/s1600-h/oum+k.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ySZ8Kg8Sm90/SKlgON3NRHI/AAAAAAAABaM/WTjXzcZW8t8/s400/oum+k.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5235821839150564466" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Cette exposition, construite comme un laboratoire, raffine objets du culte, distille documents qui s’y rapportent, organise tout un trafic de signes, d’images, de sons, passant du &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_11"&gt;kitch&lt;/span&gt; au pop art, du reliquaire au &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_12"&gt;collector&lt;/span&gt;, comme si le but secret était de pallier à un manque protéiforme. Car au fond &lt;i&gt;"&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_13"&gt;Oum&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_14"&gt;Kalsoum&lt;/span&gt; opium du peuple"&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;"&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_15"&gt;Oum&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_16"&gt;Kalsoum&lt;/span&gt;, 4ème pyramide d’&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_17"&gt;Egypte&lt;/span&gt;"&lt;/i&gt; ? &lt;i&gt;"Projet idéologique et social"&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;"astre de l’orient"&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;"mère de tous les arabes"&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;"Dame"&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;"Sphinx"&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;En somme, il n’est d’autre remède au vide laissé par cette Incomparable que la pure fascination.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_ySZ8Kg8Sm90/SKwPHSp5S1I/AAAAAAAABbs/DWtRzW8wbWU/s1600-h/expo-oumkalsoum-img.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ySZ8Kg8Sm90/SKwPHSp5S1I/AAAAAAAABbs/DWtRzW8wbWU/s400/expo-oumkalsoum-img.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5236577084666104658" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_ySZ8Kg8Sm90/SKwOVhpahzI/AAAAAAAABbU/1jiZZaCFkZs/s1600-h/Oum+portrait+2007.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 343px; height: 421px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ySZ8Kg8Sm90/SKwOVhpahzI/AAAAAAAABbU/1jiZZaCFkZs/s400/Oum+portrait+2007.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5236576229697161010" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;h2 class="article-title-h2" id="a0"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;" class="article-title-main"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;&lt;h2 class="article-title-h2" id="a0"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;strong&gt;« Les Arabes ne s'entendent en rien, sauf à aimer &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_18"&gt;Oum&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_19"&gt;Kalsoum&lt;/span&gt; »&lt;/strong&gt; affirme sans ambages l'écrivain égyptien &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_20"&gt;Naguib&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_21"&gt;Mahfouz&lt;/span&gt; (1). &lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;« &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_22"&gt;Oum&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_23"&gt;Kalsoum&lt;/span&gt;, c'est le fond de l'air arabe »&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; renchérit le journaliste libanais &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_24"&gt;Sélim&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_25"&gt;Nassib&lt;/span&gt; qui a écrit sur elle, un superbe roman d'amour (2).&lt;br /&gt;Tous les premiers jeudis du mois, &lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;« la mère des peuples »&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;« l'astre de l'orient »&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;« la quatrième pyramide »&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; ou tout simplement &lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;« &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_26"&gt;el&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_27"&gt;sett&lt;/span&gt; » &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;(la dame) avait rendez-vous avec le peuple arabe. Du &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_28"&gt;Caire&lt;/span&gt; à &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_29"&gt;Bagdad&lt;/span&gt;, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_30"&gt;Alger&lt;/span&gt; ou &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_31"&gt;Casablanca&lt;/span&gt;, les rues se vidaient, la vie s'arrêtait : petits et grands se précipitaient au café ou à la maison pour s'agglutiner autour du poste de radio. Tous les premiers jeudis du mois, c'était un rituel, la diva égyptienne créait une nouvelle chanson, comme une offrande à ses millions d'admirateurs... Ces &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_32"&gt;jours-là&lt;/span&gt;, aucun dirigeant politique ne se serait risqué à faire une déclaration : il n'aurait eu aucune chance d'être écouté, toutes les oreilles étaient religieusement tendues vers &lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;« la voix des transistors »&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant un &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_33"&gt;demi-siècle&lt;/span&gt;, jusqu'à sa mort en 1975, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_34"&gt;Oum&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_35"&gt;Kalsoum&lt;/span&gt; a incarné les promesses d'un modernisme oriental à la fois ancré dans les traditions et ouvert aux idées nouvelles : ni passéiste, ni soumis à &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_36"&gt;l'Occident&lt;/span&gt;. Elle avait son timbre, sa médaille, sa statue, un café et une station de radio à son nom.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_37"&gt;Mohamed&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_38"&gt;Abdelwahab&lt;/span&gt;, l'autre grand rénovateur de la variété égyptienne, elle a magnifiquement su utiliser les &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_39"&gt;medias&lt;/span&gt;, l'industrie du disque et le cinéma pour offrir au grand public une musique à mi-chemin entre répertoire savant et chanson légère, parfois en langue littéraire, mais le plus souvent en arabe populaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu'au &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_40"&gt;Maghreb&lt;/span&gt; et dans tout le Moyen-Orient, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_41"&gt;Oum&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_42"&gt;Kalsoum&lt;/span&gt; a exporté l'accent et le style égyptiens devenus des emblèmes du vent de liberté nationaliste qui soufflait alors. &lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;«Elle était une sorte de rêve réformiste, le summum du&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_43"&gt;pollitically&lt;/span&gt; correct&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt; pour les intellectuels arabes du début du siècle. Elle était la preuve que le peuple paysan pouvait accéder à la modernité »,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; commente Frédéric &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_44"&gt;Lagrange&lt;/span&gt;, auteur d'une thèse sur les musiques égyptiennes du début du siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur scène, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_45"&gt;Oum&lt;/span&gt; (la mère) s'amusait à marier sensualité et sévérité. Le mouchoir de soie tendu au bout de la main et les rivières de diamant aux oreilles étaient ses seules marques de coquetterie. Pour le reste, une austérité monacale, un port &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_46"&gt;pharaonique&lt;/span&gt; : chignon laqué, menton rentré, corps immobile, sombres robes aux longues manches.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Après une lente introduction &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_47"&gt;instrumentale&lt;/span&gt; qui faisait monter le suspense, la voix jaillissait comme une caresse incendiaire qui s'étire indéfiniment. Puis arrivait les cascades de variations hypnotiques &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_48"&gt;mawwal&lt;/span&gt;, nourries de silences, chargées d'électricité.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;« &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_49"&gt;Douk&lt;/span&gt; al &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_50"&gt;houb&lt;/span&gt; », « goûte l'amour »&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; clamait &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_51"&gt;Oum&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_52"&gt;Kalsoum&lt;/span&gt; qui s'enivrait volontiers de mots et de sentiments. Son chant au bord de la pâmoison ou du sanglot s'arrêtait en un soupir suggestif avant de reprendre, plus conquérant que jamais :&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;« goûte l'amour avec moi »&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;... &lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;« &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_53"&gt;Douk&lt;/span&gt; »&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; reprenait le public en chœur... &lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;« Goûte »&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; répétait la star sur tous les tons... &lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;« &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_54"&gt;Aahh&lt;/span&gt; »&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_55"&gt;s'extasiait&lt;/span&gt; la foule !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_ySZ8Kg8Sm90/SK1RCMtoZqI/AAAAAAAABcM/vE9IkIRcLOg/s1600-h/oum-kalsoum-quatrieme-pyramide-L-5.jpeg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_ySZ8Kg8Sm90/SK1RCMtoZqI/AAAAAAAABcM/vE9IkIRcLOg/s400/oum-kalsoum-quatrieme-pyramide-L-5.jpeg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5236931039915959970" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_56"&gt;Oum&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_57"&gt;Kalsoum&lt;/span&gt; pouvait improviser jusqu'à deux heures sur un couplet de vingt minutes. A cette allure, ses concerts ne comptaient guère plus de trois chansons. Il lui est arrivé de faire cinquante variations sur un même thème, voire sur un mot, œil, nuit ou tout simplement ah!&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;« Je n'ai jamais vu ça, même avec les stars du rock&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; », racontait &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_58"&gt;Bruno&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_59"&gt;Coquatrix&lt;/span&gt;, après son concert à &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_60"&gt;l'Olympia&lt;/span&gt;, en 1967, le seul qu'elle ait donné en Occident&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;(voir photo)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;« Ses admirateurs étaient venus en charters spéciaux de toute &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_61"&gt;l'Europe&lt;/span&gt;, elle les domptait, elle les tenait en haleine, ils étaient à quatre pattes, implorant Dieu sait quoi! (1) »&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_62"&gt;Oum&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_63"&gt;Kalsoum&lt;/span&gt;, la petite paysanne du delta du &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_64"&gt;Nil&lt;/span&gt;, en est-elle arrivée là? Les circonstances de sa naissance sans doute qui, tout au long de sa vie, lui on permis de persévérer contre vents et marées, persuadée d'être investie d'une mission divine. Son père était &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_65"&gt;shaykh&lt;/span&gt;, c'est-à-dire instruit religieusement. Il refusait obstinément d'envoyer sa fille à l'école, car dans les campagnes égyptiennes de l'époque, seuls les garçons y avaient droit. Sa mère finit par le convaincre en lui rappelant que leur fille était bénie des dieux : née la Nuit du destin, celle où le Coran a été révélé par &lt;span class="blsp-spell
